Revue de presse du mercredi 11/05/05
Revue précédente

Page d'accueil

Article suivant

Qu'est-ce que le coma ?

Le quotidien Le Monde consacre une page spéciale sur le coma. En France chaque année, 8 500 personnes sont hospitalisées pour un traumatisme crânio-cérébral qui est, avec les accidents vasculaires, l'une des grandes causes de coma ou d'état végétatif. 

Que ce soit Vincent Humbert, Terri Schiavo ou plus récemment le pompier Donald Herbert qui vient de retrouver l'usage de la parole en sortant de l'état semi végétatif dans lequel il vivait de puis 9 ans, tout a commencé par un accident qui les a plongés dans le coma. Le coma est une abolition plus ou moins complète des fonctions de la vie de relation (conscience, motilité, sensibilité) alors que les fonctions de la vie végétative sont relativement conservées.

Il existe différents stades de coma décrits avec l'aide d'une échelle clinique, le score de Glasgow. Cet outil évalue l'ouverture des yeux, la qualité des réponses motrice et verbale. Les fonctions végétatives que sont la respiration spontanée et la circulation sanguine peuvent être conservées. On parle de 4 stades de coma :

l'obnubilation : la communication est réduite, le malade réagit aux stimuli douloureux ; 

la disparition de la capacité d'éveil : pas de communication avec le malade, réactions inappropriés aux stimuli douloureux ;

 le coma profond : pas de communication, pas de réaction aux stimuli douloureux, disparition des réflexes des nerfs crâniens, troubles végétatifs ;

 le coma dépassé ou mort cérébrale : perte irréversible de toutes les fonctions de l'ensemble du cerveau, du tronc cérébral et des hémisphères, électro-encéphalogramme plat.

Si la cause du coma est curable, celui-ci est potentiellement réversible, mais si elle permet le maintien des fonctions vitales, "la réanimation ne peut réparer ce qui a été détruit" souligne le professeur Lemaire du service d'anesthésie réanimation du CHU de Créteil. Le coma peut déboucher sur une récupération plus ou moins satisfaisante ou sur un état qualifié de végétatif chronique. 
Les sujets dans cet état peuvent survivre pendant de nombreuses années avec des fonctions végétatives normales (respiratoires, circulation, sécrétions...) dès lors que leur sont apportés les soins nécessaires.

Cet état de coma pose de graves questions médicales et éthiques : comment savoir s'il existe des chances de réveil pour un malade dans le coma ? Faut-il limiter les traitements y compris l'alimentation par sonde gastrique chez la personne en état végétatif ? 

Depuis peu, les nouvelles techniques d'imagerie et notamment l'imagerie par résonance magnétique (IRM) sont en train de modifier la donne. Ces techniques permettraient de prédire de manière fiable l'avenir neurologique de patients dans le coma. Steven Laureys, chercheur à l'Université de Liège et spécialiste des "consciences emmurées" est l'un des pionniers de l'étude par imagerie fonctionnelle de l'activité cérébrale des patients en état de conscience minimale (ECM). Ces patients souffrent de dommages cérébraux sévères et montrent des signes intermittents d'appréhension de leur environnement. Ils peuvent même grimacer, pleurer ou suivre du regard des objets ou des visages. Il est en revanche impossible de rentrer en contact avec eux. Après différentes études, les chercheurs estiment que l'échelle comportementale peut être inadéquate "pour discerner le niveau de conscience". L'imagerie fonctionnelle pourrait être un outil pour fournir une évaluation plus précise. "Ces résultats soulèvent des questions importantes sur les capacités de patients ECM à ressentir des états subjectifs, mais aussi à bénéficier d'interventions thérapeutiques" soulignent les chercheurs américains, qui invoquent un "impératif humanitaire" : étudier plus avant les états de conscience de patients ayant souffert de lourds traumatismes cérébraux.

 

Les articles présentés sont une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir.
Les opinions transmises ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Le Monde (Paul Benkimoun - Hervé Morin) 06/05/05 - La Croix 06/05/05

 

Revue de presse du mercredi 11/05/05
Article précédent

Page d'accueil

Article suivant

A propos du "kit" d'euthanasie...

Alors que des "kits" d'euthanasie sont actuellement disponibles dans les pharmacies belges  (cf revue de presse du 18/04/05), cette question continue de soulever de grandes interrogations sur la genèse du projet.

En septembre 2004, un rapport publié par la Commission belge d'évaluation de la loi dépénalisant l'euthanasie estimait à 259 le nombre de cas d'euthanasies déclarées au cours des 15 premiers mois d'application de la loi dont 40% à domicile. Les partisans de l'euthanasie auraient fait part de leur "déception" par rapport à ce chiffre. Ils l'ont justifié par le manque de formation des médecins et le peu d'information de la population, qui si elle était mieux informée serait selon eux plus "demandeuse".

L'Association du Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD) en accord avec la Commission d'évaluation estimait alors qu'il était urgent et nécessaire "d'informer" plus largement le public et de former les médecins à la pratique de l'euthanasie. C'est pourquoi, le 15 novembre 2004 cette association prenait l'initiative de créer un "Forum" médical d'aide et de soutien aux médecins confrontés à des problèmes difficiles de fin de vie et à une demande d'euthanasie. Son but était de pallier d'une part la difficulté éventuelle d'obtenir la consultation d'un confrère comme la loi l'impose et d'autre part, de former des médecins qui puissent apporter leur conseil. Fin 2004, ce Forum regroupait 69 médecins.

Un tel Forum de médecins néerlandophones existait déjà dans la région Flamande.

De plus, l'ADMD a diffusé auprès du corps médical une brochure baptisée "l'euthanasie". Celle ci a été publiée à près de 1000 exemplaires.

Le gouvernement a soutenu financièrement les initiatives de ces forums.

Quant au grossiste Multipharma, il se serait "dévoué" à approvisionner les officines et  à aider ainsi les médecins pour leur permettre de pratiquer plus facilement l'euthanasie "avec garantie de résultat" et pour "une solution optimale".  

Les articles présentés sont une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir.
Les opinions transmises ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

 

Revue de presse du mercredi 11/05/05
Article précédent

Page d'accueil

Article suivant

Le clonage des animaux est-il utile ?

Ces dernières années plus de 1200 animaux ont été clonés. Pour quelles raisons ? D’abord pour la recherche génétique et biologique, puis dans l’espoir de préserver des espèces menacées, et enfin pour des raisons commerciales.

Dans cette dernière catégorie, on place non seulement le clonage des animaux de compétition, comme les chevaux champions, mais aussi le clonage des animaux de compagnie.

Ces expériences ont mis en évidence que tout n'était pas déterminé par le code génétique contenu dans les noyaux des cellules et que des caractéristiques physiques étaient dictées par des "ordres" reposant ailleurs.Les animaux clonés ne sont donc pas des"photocopies" des animaux dont ils sont issus comme l'ont déjà prouvé les expériences sur les chevaux et les chats qui ont la fâcheuse tendance de ne pas ressembler à l’original.

Alors, pourquoi continuer à cloner des animaux ? Surtout pour les leçons que cela apporte aux scientifiques. Un échec est pour eux plus profitable qu’un succès. Et nous ne sommes aujourd’hui qu’à un taux de succès très faible. Par exemple, pour la jument Prométhée il a fallu 513 noyaux de cellules, et sur les 17 embryons implantés, 1 seul a donné un poulain. De plus, parmi toutes ces naissances beaucoup de clones ne sont pas sains mais sont malformés.  
 

Les articles présentés sont une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir.
Les opinions transmises ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Le Figaro (Jean-Luc Nothias) 11/05/05 

 

Revue de presse du mercredi 11/05/05
Article précédent

Page d'accueil

Revue suivante

Choisir le sexe de son enfant

D'après une étude du Dr Tarun Jain de l'Université de l'Illinois de Chicago parue dans le journal Fertility and Sterility de mars 2005, un nombre significatif de femmes traitées pour infertilité choisiraient le sexe de leur enfant si cela n'entraînait aucun frais.

Deux techniques sont actuellement disponibles en théorie : la séparation des spermatozoïdes ou le diagnostic préimplantatoire. Le recours à ces pratiques est réservé pour l'instant aux familles qui présentent des risques de maladies génétiques liées au sexe.

Le Collège américain des gynécologues obstétriciens et la Fédération internationale des gynécologues sont opposés à la sélection des sexes pour des raisons non médicales. En revanche, la société américaine de la reproduction estime que cette technique est acceptable pour une famille qui souhaite avoir un enfant du sexe différent de celui qu'elles ont déjà.
 

Les articles présentés sont une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir.
Les opinions transmises ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Medicms.be 10/05/05

 

Abonnez-vous à la revue de presse quotidienne et/ou au bulletin mensuel, c'est gratuit !

 

 

 

© genethique.org