Revue de presse du lundi 02/05/05
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Le lexique sur la famille, la vie et les questions éthiques

La version française du "Lexique sur la famille, la vie et les questions éthiques" sera présentée le 1er juin à Paris par le cardinal Alfonso Lopez Trujillo, président du Conseil pontifical de la famille. Ce lexique, enrichi d'une douzaine d'articles par rapport à la version italienne de 2003 aborde les thèmes de la famille (sexualité, homosexualité, procréation, santé reproductive, couple...), la vie (avortement, euthanasie, statut de l'embryon, génomique...) et les questions de bioéthique en général (biotechnologies, comités de bioéthiques...).
Pour rédiger cet ouvrage le Conseil pontifical de la famille a fait appel à des experts reconnus dont Mgr Vingt-Trois, Mgr Ricard, Jean-Marie Le Méné, Mgr Anatrella, Xavier Lacroix, M-T Hermange, Jean-Marie Meyer, Mgr Schooyans....

 La Croix 02/05/05  -

 

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A propos du bébé-médicament

Au Royaume-Uni, la plus haute juridiction vient d'autoriser le recours au "bébé médicament" conçu pour soigner un frère ou une soeur malade (cf revue de presse du 29/04/05)

Rappelons qu'historiquement, le premier "bébé-médicament" est né en 2000 aux Etats-Unis. Adam Nash avait été conçu pour sauver sa soeur Molly, 6 ans, atteinte d'une anomalie de la moelle osseuse. Pour cela, il avait fallu créer 15 embryons pour n'en conserver qu'un seul. A l'époque, le professeur Eliane Gluckman  (Hôpital Saint Louis) déclarait  "les chances de succès ne dépassent pas 10%. Dans la plupart des car, il serait préférable de tenter une solution alternative avec une greffe de sang de cordon émanant d'un donneur qui ne soit pas totalement compatible".

En France, le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) avait émis en juillet 2002 un avis dans lequel il ne s'opposait pas à cette pratique du double diagnostic préimplantatoire à la condition que le désir d'enfant prime sur l'espoir thérapeutique. La loi de bioéthique du 6 août 2004 autorise à présent à titre expérimental une telle procédure  lorsque "le couple a donné naissance à un enfant atteint d'une maladie génétique entraînant la mort dès les premières années de la vie ou reconnue comme incurable au moment du diagnostic". Il faut aussi que "le pronostic vital de cet enfant puisse être amélioré de façon décisive" par des mesures thérapeutiques "ne portant pas atteinte à l'intégrité du corps de l'enfant" à naître.

Cette technique du dépistage pré-implatatoire pose de graves questions éthiques. En effet, l'embryon est doublement sélectionné car il ne doit pas  être porteur de la même maladie que son frère ou sa soeur  mais il doit en plus "être compatible" avec lui. Cette sélection entraîne l'éliminations des embryons malades mais aussi des embryons sains main non compatibles. Par ailleurs, les experts s'interrogent sur les répercussion psychologiques pour un enfant appelé à naître pour porter secours à un autre.

Il faut enfin s'interroger sur les dérives possibles d'une telle décision. Rappelons qu'en Grande-Bretagne, une proposition réclamait déjà la possibilité de sélectionner le sexe de l'enfant en ayant recours à cette méthode.  

Consultez en ligne, le dossier "Diagnostic pré implantatoire"

La Croix (Dominique Quinio - Denis Sergent) 02/05/05 - Le Figaro (Catherine Petitnicolas) 03/05/05  

 

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Euthanasie : la réaction du Vatican

Mgr Elio Sgreccia, président de l'Académie pontificale pour la Vie s'est félicité du refus par le Conseil de l'Europe d'une résolution promouvant l'euthanasie (cf revue de presse du 28/04/05)

"C'est un signe positif. Cela signifie qu'il y a encore en Europe des forces qui respectent et veulent le respect de la vie de la personne gravement malade, de la vie d'une personne mourante" a t-il déclaré. Il s'attend cependant à ce que les défenseurs de l'euthanasie reviennent à l'attaque avec "d'autres propositions".

"Je crois qu’en ce moment, le devoir des catholiques, des croyants et de tous ceux qui veulent le respect de la vie humaine au sens le plus large, est d’expliquer sur le plan doctrinal que personne n’est maître de sa propre vie, que personne n’est autorisé à supprimer sa propre vie ou celle des autres » a-t-il expliqué.

"Sur le plan pratique en revanche" a-t-il ajouté, il faut apporter "tout l’amour et tout le secours du soulagement de la douleur, des thérapies palliatives, du développement du système médical qui respecte le patient, le mourant, avec des thérapies appropriées et les soins dus à tout être vivant".

Zenit 29/04/05  

 

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Réactions à la loi sur l'accompagnement des personnes en fin de vie

Dans le Quotidien Le Monde, Régis Aubry, médecin et président de la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs, Claude Evin, député PS de Loire-Atlantique et ancien ministre, Paulette Guinchard-Kunstler, députée PS du Doubs et ancienne secrétaire d'État et Louis Puybasset, médecin et membre du groupe de réflexion éthique de la Société française d'anesthésie et de réanimation reviennent sur la loi sur la fin de vie adoptée le 12 avril et publiée le 22 avril (cf revue de presse du 13/04/05).

Ils se félicitent que ce texte affirme un droit de refus de traitement par le malade conscient. Ainsi, estiment-ils, "il s'agit là d'une garantie essentielle pour le patient, qui se voit prémuni contre toute forme d'activisme médical qui irait contre son intérêt, mais aussi pour le médecin, pour qui ces pratiques étaient souvent motivée par la peur d'une mise en cause judiciaire".

Ils estiment que ce texte permettra de répondre aux situations les plus complexes. Ainsi des patients nécessitant des soins importants pour être maintenus en vie pourront s'ils sont conscients, demander l'arrêt des soins, entraînant ainsi la mort. Ces experts estiment cependant que si l'on en vient à arrêter l'alimentation, la personne "ne meurt en aucun cas de faim, comme on l'a trop entendu, mais des conséquences de sa maladie initiale".

Ils se félicitent des mesures qui ont été prises lorsque le malade est inconscient, c'est à dire du choix de ne pas faire porter exclusivement la décision sur la famille mais en concertation avec l'équipe médicale. La transparence de la procédure garantie par son inscription au dossier médical est pour eux essentielle.

Ce texte de loi permet à tous de pouvoir vivre avec un sentiment de dignité jusqu'à la fin, expliquent-ils."Il est maintenant nécessaire de faire en sorte que cette loi puisse être appliquée, car nous pensons qu'elle contribuera à une vraie évolution sur notre rapport à la fin de vie" ajoutent-ils.

Pour eux la légalisation de l'euthanasie n'aurait pas été une meilleure solution car ils estiment que l'obligation de la solidarité doit primer face à ceux qui revendiquent la liberté de pouvoir disposer de sa propre vie.

"La fin de la vie appelle une attention plus grande de notre société et des choix plus affirmés dans nos politiques publiques pour garantir la mise en oeuvre d'une véritable égalité d'accès en tout point du territoire à des soins adaptés et à un accompagnement personnalisé pour chacun" concluent-ils.

Consulter en ligne le dossier "Fin de vie"

Le Monde 29/04/05  

 

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