| Sommaire de la revue de presse du jeudi 23 juin 2005 | |
|
|
"Il peut y avoir de l'honneur à rater son bac" |
|
|
A propos de l'adoption des embryons |
|
|
Le problème de l'infertilité |
| Revue de presse du jeudi 23/06/05 | ||||
|
|
Revue précédente |
|
||
| "Il peut y avoir de l'honneur à rater son bac" | ||||
|
Annette Cordin, chargée du secteur éducation au sein des AFC estime que le sujet "a pu poser un cas de conscience aux élèves. Ne se sert-on pas du baccalauréat pour faire passer une opinion?" s'interroge t-elle. La Confédération dénonce un sujet qui "obligeait à une prise de position idéologique particulière". L'Unapel et les AFC souhaitent que les examinateurs fassent preuve de la plus grande prudence. "Certains jeunes, mal à l'aise ont dû se rabattre sur l'autre sujet au choix. Dans ce cas, il y a eu rupture du principe d'égalité dans l'épreuve. D'autres ont pu s'emporter au risque d'être pénalisé. Nous demandons au ministre de reconnaître que la liberté de conscience n'a pas été respectée" affirme Annette Cordin. Dans Famille Chrétienne, des jeunes ayant passé leur bac, témoignent : "j'ai été très choquée du sujet de SVT que l'on nous a proposé (maîtrise de la reproduction, uniquement à travers l'avortement et la pilule). Je pense que c'est une véritable honte. Il ne s'agissait pas à mon avis d'un sujet de SVT, mais d'éthique" explique une jeune fille. Thierry Boutet, dans l'édito de Famille Chrétienne explique que de nombreux témoignages sont arrivés au journal. Parmi les étudiants, certains n'ont pas hésité à rendre une copie où ils écrivaient que "l'avortement est un meurtre" contrairement à ce qu'affirmait l'article du Monde. "A toi, Pierre-Thomas - son fils, qui a passé son bac -, à vous tous qui n'avez pas hésité à suivre ce que vous dictait votre conscience, je voudrais dire mon admiration. Vous avez posé un acte de résistance, héroïque, au totalitarisme intellectuel [...] Soyez remerciés pour cet exemple" affirme-t-il. Comme l'écrit Jean-Marie Le Mené, président de la Fondation Jérôme Lejeune : "Le père de famille que je suis considère désormais qu'il peut y avoir de l'honneur à rater son bac". Le ministre, Gilles de Robien a tenté de mettre fin à la polémique : "c'est une épreuve scientifique et contrairement à ce qu'on a dit, ce n'est pas une épreuve philosophique où on demandait un avis sur l'IVG, si on est d'accord ou pas d'accord" a-t-il expliqué; Le cabinet du ministre estime de son côté qu'il n'y a pas eu erreur et souhaite maintenant clore le débat. |
|
|
| Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction. |
|
La Croix (Bernard Gorce) 23/06/05 - Famille Chrétienne 25/06/05 - TF1.fr 22/06/05 - Le Quotidien du Médecin 24/06/05 |
| Revue de presse du jeudi 23/06/05 | ||||
|
|
Article précédent |
|
||
| A propos de l'adoption des embryons | ||||
|
Il rappelle d'abord que : "la situation de laquelle nous partons n’est pas une situation naturelle. Elle n’aurait jamais dû exister. La production et la conservation cryogène d’embryons humains – plus de 400.000 déjà – est une aberration morale, une chose que les personnes possédant une sensibilité morale rejettent spontanément". Interrogé sur le fait que l'adoption des embryons serait une façon implicite d'approuver la fécondation in vitro, il répond : "Absolument pas. Lorsqu’un couple adopte un enfant conçu lors d’un viol, ce couple approuve-t-il tacitement cette violence ? Bien sûr que non. L’enfant qui a été conçu à cause de cet acte terrible, sans la moindre culpabilité de sa part, est encore digne que l’on s’occupe de lui et qu’on l’aime". A la question du journaliste : "Ne craignez-vous pas que l’adoption des embryons encourage la production et la conservation de plus en plus d’embryons ?", le père T. Williams estime qu'il faut s'interroger d'abord sur "ce qui est juste pour ces petites personnes"."Il arrive que faire ce qui est juste entraîne des conséquences fâcheuses ou des résultats mitigés. Mais si nous conditionnons notre manière de traiter des personnes par les effets éventuels que celle-ci aura sur d’autres, nous réduisons ces personnes à un moyen, et notre sens de la morale se transforme en un calcul utilitariste" ajoute t-il. Le père Williams estime que l'adoption des embryons met en évidence que tout être humain est digne d'attention de la part de la communauté et ce, quelle que soit sa taille. La condamnation de
l'adoption des embryons n'est pas en cohérence avec le caractère sacré de la
vie humaine, explique t-il. Enfin, le père Williams rappelle qu'il n'existe aucun enseignement clair du magistère sur cette question. |
|
|
| Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction. |
|
Zenit 22/06/05 |
| Revue de presse du jeudi 23/06/05 | ||||
|
|
Article précédent |
|
||
| Le problème de l'infertilité | ||||
Au
cours du 21ème congrès de la Société européenne pour la reproduction humaine
et l'embryologie (ESHRE), les spécialistes ont fait le point sur la question
de l'infertilité.
La tendance générale est à une augmentation du taux d'hypofertilité. Le phénomène est tel qu'on ne peut plus appréhender la chose sous un angle uniquement médical : "nous sommes face à un débat de société, et cette prise de conscience est l'évènement dominant du congrès" a commenté le directeur du centre de procréation médicalement assistée à Lausanne. La cause majeure de cette infertilité chez les femmes est l'âge de plus en plus tardif auquel elles envisagent la procréation. "Multiplier les réponses médicales à ce problème n'a aucun sens, c'est en amont qu'il faut agir et c'est aux politiques de le faire" indique pourtant le pionnier de la procréation assistée en Suisse". A 35 ans, un ovocyte est vieux. Et si la médecine peut aider le corps à rester jeune plus longtemps, elle ne peut rien faire pour rajeunir les ovocytes" indique l'un des spécialistes. La seule réponse de la médecine à cette question est le don d'ovocyte. Mais pour les spécialistes eux mêmes, cette solution relève du "délire" "choisir délibérément cette solution, c'est donner plus d'importance au fait de retarder la maternité, qu'à la transmission de son patrimoine génétique". Le nombre croissant de couples infertiles suscite un tourisme procréatif largement évoqué au cours de ce congrès. Les autres raisons de l'infertilité sont liés aux problèmes de société : l'augmentation des maladies sexuellement transmissibles, l'obésité.... Enfin, la stérilité masculine augmente elle aussi."Aujourd'hui on découvre que le partenaire masculin est souvent impliqué non seulement dans l'hypofertilité, mais aussi dans les fausses couches et la trisomie" indiquent les chercheurs. Pour conclure, les chercheurs estiment à propos de la procréation assistée que "le remboursement systématique est une aberration sociale. On ne peut pas continuer à courir après un train qui est déjà parti. Il faut essayer de ralentir le train, en donnant aux femmes l'envie de faire des enfants plus tôt, sans les brimer". |
|
|
| Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction. |
|
Le Temps (Anna Lietti) 23/06/05 |
Pour vous désabonner, écrivez à contact@genethique.org en précisant "désabonnement revue" dans l'objet
|
|
Abonnez-vous à la revue de presse quotidienne et/ou au bulletin mensuel, c'est gratuit ! |
|
© genethique.org |
||
|
Les images sont supposées être libres de droits, ou récupérées sur des sites n'affichant pas de copyright. En cas de contestation, un courriel suffira pour les supprimer de nos pages. |
||