Sommaire de la revue de presse du mercredi 22 juin 2005
Réactions autour de la polémique du bac
Corée du Sud : débat autour du clonage
De nouvelles méthodes pour obtenir des cellules souches embryonnaires
La 5ème journée sur le don d'organes

 

Revue de presse du mercredi 22/06/05
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Réactions autour de la polémique du bac

La direction diocésaine de l'enseignement catholique de Paris a manifesté "sa désapprobation" à propos du sujet du bac sur l'avortement (cf revue de presse du 20/06/05).
La semaine dernière, des associations dont la Fondation Jérôme Lejeune avaient écrit au ministre de l'Éducation nationale, Gilles de Robien, pour lui demander de ne pas noter 2 des 4 questions de l'épreuve.

Dans l'entourage du ministre, on a fait savoir que cette épreuve "n'interroge pas les élèves sur leurs opinions personnelles"."Nous n'estimons pas que la formulation de la question soit antidéontologique" explique un conseiller du ministre. "On demandait aux élèves de restituer le cours sur l'IVG en se souvenant qu'elle est légale. Ils pouvaient expliquer, par exemple, qu'elle pouvait être une solution à certains problèmes médicaux. il n'y a rien de choquant à en parler . Ce débat a été tranché par les représentants de la nation il y a trente ans" a-t-il ajouté.

Pour Jean-François Canteneur, adjoint au directeur diocésain de l'enseignement catholique de Paris "demander aux candidats de restituer une argumentation à partir d'éléments approximatifs et polémiques sur cette question les plaçait inconsidérément et inutilement devant un cas de conscience. En ce sens, ce sujet ne respecte ni les candidats ni les exigences d'une formation intellectuelle authentique". "Les inciter ainsi à entrer dans des logiques réductrices et polémiques sans possibilité de critique n'a pas de sens pédagogique" a t-il ajouté.

Il dénonce le fait que l'on ait demandé aux candidats d'argumenter dans le sens d'une prise de position très orientée sans permettre de critiquer. L'élève doit donc "faire l'exercice artificiel de défendre une opinion qui peut objectivement être contraire à sa conscience" s'insurge t-il. 

 
Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

  Le Figaro (Marie-Estelle Pech)22/06/05 

 

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Corée du Sud : débat autour du clonage

Une rencontre vient d'avoir lieu en Corée du Sud entre Mgr Nicholas Cheong, archevêque de Séoul et le professeur Woo Suk Hwang, spécialiste du clonage. Cette rencontre, à l'initiative du professeur Hang, a permis d'aborder des questions d'éthique, de philosophie, comme le respect de la vie et les orientations de la recherche scientifique, ainsi que des questions scientifiques comme la recherche sur les cellules souches.

A l'issue de la rencontre le professeur Hwang a déclaré : "je craignais un jugement, j'ai vécu un débat. De toute façon, cela a été un enseignement".

L'archevêque de Séoul s'est engagé profondément dans cette bataille bioéthique. Il a écrit récemment aux prêtres de son diocèse pour leur demander de susciter chez les fidèles "l'attention et la conscience concernant les problèmes de la bioéthique" en déclarant que "la recherche sur les cellules souches embryonnaires allait contre la vie humaine, et qu’on pouvait la substituer en revanche avec celle sur les cellules souches adultes ».

Il a rappelé que l'Église n'était pas insensible à la souffrance des malades et qu'elle soutenait la recherche sur les cellules souches adultes, qui ne soulève aucune question éthique. L'Université catholique de Corée a d'ailleurs annoncé de nouveaux succès cliniques dans l’utilisation de cellules souches adultes, chez des patients atteints de maladies vasculaires.

 
Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

 Zenit 21/06/05 

 

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De nouvelles méthodes pour obtenir des cellules souches embryonnaires

Lors de la 21ème conférence de la Société européenne de reproduction humaine et d'embryologie à Copenhague, trois études portant sur de nouvelles méthodes d'obtention de cellules souches embryonnaires ont été présentées.

L'une de ces études a permis de découvrir qu'en cultivant des embryons présentant des défauts chromosomiques, il est possible d'obtenir des cellules souches embryonnaires normales. C'est comme si, au cours de l'étape de culture in vitro des embryons, un mécanisme d'autoréparation supprimait les défauts chromosomiques portés au départ sur les embryons. Les lignées de cellules souches embryonnaires pourraient alors être obtenues à partir d'embryons conçus par fécondation in vitro mais rejetés à cause des anormalités décelées au cours du diagnostic préimplantatoire.

Une autre équipe a montré qu'il était possible d'obtenir des lignées de cellules souches embryonnaires totalement pures en partant de blastomères prélevés sur des embryons de 6 ou 8 cellules. 

Enfin, une équipe belge aurait mis au point une technique permettant de fabriquer des embryons sans utiliser d'ovocytes matures ni de spermatozoïdes (cf revue de presse du 21/06/05). 

 
Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Le Quotidien du Médecin 22/06/05 

 

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La 5ème journée sur le don d'organes
C'est aujourd'hui  que l'Agence de biomédecine organise la 5ème "Journée nationale de réflexion sur le don d'organes et la greffe". Si la plupart des personnes se déclarent favorables au don de leurs organes (74% selon un sondage réalisé en juillet 2004), elles ne sont que 39% à avoir fait connaître leur position à leur proche. 

En 2004, plus de 11 500 personnes ont eu besoin d'une greffe d'organes (coeur, foie, reins...) pour continuer à vivre ou à mieux vivre. Seules 3948 ont pu être greffées et 260 sont décédées faute de greffon disponible.

En France la loi prévoit que la volonté du défunt prime en matière de don d’organes. Toute personne est présumée consentante mais en cas de décès la famille est consultée. Les personnes qui y sont opposées peuvent s’inscrire sur un registre national du refus. L’équivalent n’existe pas pour les personnes qui y sont favorables.

Pour faciliter le dialogue sur ce sujet, l’Agence de Biomédecine a édité un Guide du donneur intitulé "Donneur ou pas, pourquoi et comment je le dis à mes proches". Il est disponible dans plus de 23 000 pharmacies depuis la mi-juin et contient une carte de donneur.

Le don d'organes ne peut s'effectuer qu'en cas de mort cérébrale. Il y a eu 2 515  cas de morts encéphaliques en France en 2004 et seulement 1 291 prélèvements d'organes, pour des raisons médicales ou à cause du refus des familles. Pour augmenter les possibilités de dons d’organes  les prélèvements pourraient être étendus aux donneurs ‘’à cœur arrêté’’. Une modification de la loi sur ce point est actuellement à l’étude.

 
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 La Croix (Pierre Bienvault) 22/06/05 - Le Monde (Cécile Prieur) 22/06/05 - Le Figaro 22/06/05 - Le Nouvel Observateur (Cécile Dumas) 21/06/05 - L'Humanité 22/06/05

 

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