Sommaire de la revue de presse du lundi 13 juin 2005

L'avortement au bac
Forte abstention pour le référendum italien
Une pétition pour soutenir le référendum
Paris : 1ère Life Parade

"Mieux vivre avec une PMA"

Le "premier chantier" de l'Agence de biomédecine

 

Revue de presse du lundi 13/06/05
Revue précédente

Page d'accueil

Article suivant

L'avortement au bac

La semaine dernière, les élèves qui passaient l'épreuve scientifique du bac littéraire avaient 2 sujets au choix, dont l'un était  : "Procréation, maîtrise de la reproduction".

Les candidats devaient répondre à 4 questions : 

- Indiquer les effets de la pilule sur l'ovaire, la muqueuse utérine et la glaire cervicale 
- Expliquer le mécanisme par lequel agit cette pilule 
- Citer 2 autres moyens contraceptifs. Donner le principe de leur action contraceptive
- Dégager des arguments en faveur de l'autorisation légale de l'IVG en France et argumenter l'idée selon laquelle l'avortement n'est pas considéré comme un moyen de contraception.

Pour répondre à ces questions, les élèves pouvaient s'appuyer sur des documents extraits du journal Le Monde en date du jeudi 9 décembre 2004. Or ces documents étaient idéologiquement orientés et scientifiquement très discutables. Ainsi pouvait-on lire : "contrairement à ce qu'affirmaient les opposants à l'avortement lors de l'adoption de la loi, la légalisation de l'IVG n'a pas eu d'impact démographique. Une IVG ne constitue pas une naissance en moins mais une naissance reportée à plus tard dans un contexte plus favorable". L’exercice a donc consisté à donner aux élèves un postulat erroné à défendre avec des arguments idéologiques. 

Dans le corrigé, en ligne sur Internet, on explique que la pilule est un contraceptif  car elle empêche entre autre le développement de l'endomètre et qu'elle a donc une action anti-nidation... Or dans ce cas, il faudrait dire qu'il s'agit d'un abortif.

Parmi les 2 autres moyens de contraception, les élèves devaient proposer le stérilet. Or le stérilet empêche le plus souvent "la nidation". Il s'agit donc une nouvelle fois d'un abortif et non d'un moyen contraceptif.

Enfin, les arguments que les élèves devaient donner en faveur de l'autorisation légale de l'IVG étaient les suivants : la maternité n'est pas contrainte mais choisie, la parentalité est conjointe, il n'y a pas d'incidence sur la fécondité...

Les candidats pour répondre à cette dernière question devaient donner les arguments en faveur de la légalisation de l'avortement. Ils ne pouvaient s'en sortir que par le mensonge, sauf à rater l'épreuve...

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

 

Revue de presse du lundi 13/06/05
Article précédent

Page d'accueil

Article suivant

 Forte abstention pour le référendum italien
La participation des Italiens au référendum sur la fécondation assistée était très faible hier soir avec 13.3% de votants à 19h. Les Italiens peuvent encore voter aujourd'hui jusqu'à 15h00 mais les référendums d'initiative populaire ne sont validés que si la participation dépasse 50%. Les experts considèrent généralement que les référendums de ce type ont une chance d'aboutir si environ 35% des électeurs vont voter dès le premier jour.

Les italiens doivent répondre à quatre questions : Faut-il retirer du texte les références à l'embryon en tant qu'être humain à part entière ? Doit-on supprimer la limitation à trois du nombre d'embryons créés et aussitôt implantés sans possibilité de diagnostic préalable ?  Faut-il annuler les limitations à la recherche sur les embryons? Enfin, faut-il revenir sur l'interdiction de recourir à un donneur extérieur ?

Les partisans de l'abstention se sont largement mobilisés : "Sur, la vie on ne vote pas" pouvait-on lire sur les affiches. Le cardinal Camillo Ruini, président de la Conférence épiscopale italienne a appelé à plusieurs reprises les électeurs à l'abstention :"nous ne voulons pas forcer les consciences mais seulement les éclairer ; nous ne sommes contre personne, nous travaillons au contraire pour quelqu’un, pour la vie humaine naissante, pour les enfants qui ont le droit de connaître leurs parents, pour les femmes et les hommes d’aujourd’hui et de demain, qui doivent toujours être considérés comme des personnes et non comme des produits de laboratoire ou des objets d’expériences, et qui même dans leur juste désir d’être des parents, doivent être aidés à ne pas oublier que l’enfant est, avant d’être une satisfaction personnelle, une personne à accueillir comme un don ». Quant au pape Benoit XVI, il a apporté son soutien aux évêques italiens dans leur engagement pour la défense du "caractère sacré de la vie à la conception".

Parmi les médecins quelques voix s'élèvent. Pour Bruno Della Piccola, professeur de génétique à l'université catholique la Sapienza de Rome : "il est illusoire de faire croire que l'unique moyen de traiter ces maladies soit d'utiliser des embryons. En des années de recherche, ces cellules n'ont donné aucun résultat. En revanche, grâce aux cellules souches adultes, nous sommes en mesure de reconstruire la peau, la cornée, l'os et depuis peu, les dégâts provoqués par les maladies dégénératives des neurones".Cette argumentation rejoint celle de l'écrivain Oriana Fallaci qui dénonce "les Frankenstein et leurs mercenaires" qui ont "procédé à un nouveau massacre des innocents". Enfin, le cardinal Angelo Scola justifie son abstention en affirmant" si je suis patriarche de Venise, c'est que moi aussi, j'ai été un embryon".

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Le Figaro (Richard Heuzé) 11&13/06/05 - Le Monde (Jean-Jacques Bozonnet) 13/06/05 - Libération (Eric Jozsef) 11&13/06/05 - le Nouvel Observateur 13/06/05 - Zenit 10/06/05 - Osservatore Romano 07/06/05

 

Revue de presse du lundi 13/06/05
Article précédent

Page d'accueil

Article suivant

Une pétition pour soutenir le référendum

Philippe Busquin, ancien commissaire à la recherche a accordé une interview au Monde. Il explique les raisons pour lesquelles il a signé la pétition de soutien aux chercheurs italiens lancée par un groupe international de biologistes qui souhaitent la remise en cause de la loi de bioéthique.

Il estime que ces chercheurs sont "victimes d'une pression obscurantisme qui nuit à l'équilibre de la science européenne". Il estime que l'on peut être à la fois catholique et mener des recherches condamnés par l'Église. Il cite, pour illustrer, l'exemple de l'Université catholique de Louvain. Il rappelle qu'il a signé cette pétition de la même manière que lorsqu'il était commissaire à la recherche et qu'il avait publiquement soutenu le mouvement de révolte des chercheurs français contre la loi de bioéthique.

Il estime que les couples italiens stériles sont victimes d'une injustice sociale, qui "n'est pas sans rappeler cette autre injustice conséquence des législations différentes sur la dépénalisation de l'interruption volontaire de grossesse".

Interrogé sur la relation entre la libéralisation des pratiques d'assistance médicale à la procréation et ses préoccupations de chercheur, il confirme que "cette libéralisation permet de fournir aux chercheurs les outils biologiques indispensables à leurs travaux".

Il compare les législations d'autres pays de l'Union européenne dans ce domaine et notamment l'Allemagne. Il rappelle que dans ce pays, "le poids du passé nazi a conduit à inscrire dans la Constitution l'impossibilité de faire de l'expérimentation à partir de l'humain".

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Le Monde (Jean-Yves Nau) 13/06/05 

 

Revue de presse du lundi 13/06/05
Article précédent

Page d'accueil

Article suivant

Paris : 1ère Life Parade

Le collectif  de jeunes « Life Parade » a organisé samedi 11 juin, de la place Denfert-Rochereau à la place Vauban, sa première fête de la vie dans les rues de Paris. Entre 4.000 et 10.000 personnes se sont retrouvées pour célébrer la vie, de la conception à sa fin naturelle. Non confessionnelle, cette manifestation rassemblait de nombreuses associations familiales et d'aide aux blessés de la vie et de la maternité. 

 

"Evénement culturel, il se veut laïc et apolitique, à l'attention des jeunes. Le but est de lutter contre l'individualisme de la société", précise Gaétane Belliard, une des jeunes organisatrices.

 

La foule, joyeuse et pleine de vie, était surtout composée de jeunes entre 16 et 20 ans. Le thème choisi pour cette première était l’accueil des blessés de la vie, avec le partenariat de la Fondation Jérôme Lejeune. La forme choisie était celle du carnaval : défilé musical de chars sur les thèmes du mariage, du handicap, de l'accueil de la vie, de la famille, et de la fin de la vie.

 

La parade a été suivie, place Vauban, de concerts de rock chrétien, entrecoupés de témoignages sur l’accueil des personnes handicapées, de femmes enceintes en difficulté, ou des personnes en fin de vie. Dominique Morin a parlé des méfaits de la drogue, et de la maladie du Sida, Tim Guénard a témoigné de sa lutte contre la violence et de son action auprès des jeunes, et Jean-Baptiste Hibon, polyhandicapé et psychologue en entreprise, nous parle de ses difficultés de personne handicapée, mais aussi des joies qu'il a pu découvrir dans sa vie.

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

 Figaro (Sophie de Ravinel) 11/06/05 – La Croix 13/06/05 – Libération 13/06/05 -

 

Revue de presse du lundi 13/06/05
Article précédent

Page d'accueil

Article suivant

"Mieux vivre avec une PMA"

Cendrine Barruyer, journaliste, s'est intéressée aux parcours des familles ayant recours à l'assistance médicale à la procréation (PMA) à travers son ouvrage : "Mieux vivre avec une PMA"*.

Elle relate le parcours semé d'embûches de ces couples qui passent par des stimulations, des ponctions, des examens plus ou moins invasifs et douloureux mais aussi par des pics d'espoirs et de déceptions successives.

Elle explique que ces grossesses "se transforment parfois en épreuve de vérité pour le couple". Un couple sur six est effectivement confronté à l'infertilité et 10 000 bébés naissent chaque année par PMA après en moyenne 4 tentatives. L'échec, explique t-elle  fait presque toujours partie du parcours de ces procréations.

Enfin, Cendrine Barruyer se dit convaincue de la nécessité d'un meilleur soutien psychologique des parents.

* "Mieux vivre avec une PMA" Cendrine Barruyer, Arnaud Franel Éditions

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Le Quotidien du Médecin (Véronique Hunsinger) 13/06/05

 

Revue de presse du lundi 13/06/05
Article précédent

Page d'accueil

Revue suivante

Le "premier chantier" de l'Agence de biomédecine

La directrice de la nouvelle Agence de biomédecine, Carine Camby a déclaré vouloir "mettre en oeuvre la loi de bioéthique en autorisant les scientifiques, au cas par cas, à faire des recherches sur les embryons dits surnuméraires, ceux qui ne font plus l'objet d'un projet parental". Elle a déclaré que le décret d'application devrait paraître à la rentrée.

Elle a précisé qu'il faudrait dorénavant demander l'autorisation des parents afin de savoir s'ils veulent ou non faire don de leur embryon à la recherche. "Jusqu'ici" a t-elle précisé, "on leur proposait soit de les conserver, soit de les détruire".

Enfin, elle souhaite dresser une sorte de palmarès des cliniques pratiquant des fécondations in vitro.

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

tsr.ch 11/06/05

Pour vous désabonner, écrivez à contact@genethique.org en précisant "désabonnement revue" dans l'objet

Abonnez-vous à la revue de presse quotidienne et/ou au bulletin mensuel, c'est gratuit !

 

 

© genethique.org

 Les images sont supposées être libres de droits, ou récupérées sur des sites n'affichant pas de copyright. En cas de contestation, un courriel suffira pour les supprimer de nos pages.