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Sommaire de la revue de presse du mercredi 8 juin 2005

Bioéthique : Benoît XVI réaffirme les positions de l'Église
Débat autour du clonage thérapeutique
Des perspectives révolutionnaires dans l'insuffisance cardiaque ?
La traçabilité des OGM

 

Revue de presse du mercredi 08/06/05
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Bioéthique : Benoît XVI réaffirme les positions de l'Église

Lundi soir, le pape a une nouvelle fois réaffirmé les positions intangibles de l'Église catholique en matière de moeurs, de droit à la vie et de bioéthique.

Il a rappelé "l'intégrité de la vie humaine de sa conception à son terme naturel", réitéré sa condamnation "des manipulations sur "la vie qui naît", stigmatisé le relativisme qui conduit à une "liberté anarchique", au "libertinage"  et à la "banalisation du corps" dont les avatars sont en autres l'avortement.

Il a aussi condamné comme "contraire à l'amour humain, à la vocation profonde de l'homme et de la femme" le fait de "fermer systématiquement une union au don de la vie" par le biais de la contraception.

A quelques jours du referendum italien sur la procréation médicalement assistée, ces paroles du pape sont donc apparues comme une nouvelle prise de position dans le débat.

Cette intervention était la quatrième prise de parole en 8 jours sur le thème de la vie, de la famille et de la "menace du relativisme". L'objectif primordial du Pape est de motiver "les familles chrétiennes" à un "engagement public" contre le relativisme qui "laisse comme seule et ultime possibilité son propre JE et ses volontés" et se présente "sous l'apparence de la liberté et devient une prison".

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Le Figaro (Hervé Yannou) 08/06/05 - La Croix 08/06/05

 

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Débat autour du clonage thérapeutique

Quatre scientifiques français viennent d'apporter leur soutien à la proposition de loi déposée par Roger-Gérard Schwartzenberg visant à autoriser le clonage thérapeutique. 

Etienne-Emile Baulieu (Inserm) ancien président de l'Académie des sciences, Alain Fischer (Necker-Enfants-Malades) pionnier en thérapie génique, René Frydman (Antoine Béclère) le "père" d'Amandine, premier bébé éprouvette français et Marc Peschanski (Henri Mondor) l'un des rares à mener des recherches sur les cellules souches embryonnaires estiment que la France ne peut "plus se permettre de rester à l'écart de cette révolution scientifique"."Ce qui a été obtenu par les équipes coréennes et britannique aurait très bien pu être effectué par Jean-Paul Renard (Inra, Jouy-en-Josas) si ce type de recherche était permis en France" déplore Marc Peschanski.

En France, l'interdiction du législateur repose sur 3 arguments. La première objection est philophico-religieuse : "Pour certains, l'embryon de 6 jours est déjà un être humain. Pour d'autres, il s'agit à ce stade, d'un assemblage de 125 cellules encore indifférenciées "souligne Roger-Gérard Schwartzenberg. "Devant l'impératif de laïcité, on ne peut admettre que le législateur transforme un article de foi en article de loi. Pourquoi alors avoir autorisé l'IVG jusqu'à la 14ème semaine ?" ajoute t-il.

Le deuxième argument du législateur est d'affirmer que le clonage thérapeutique mènerait tout droit au clonage reproductif.  Or le Pr Fischer affirme qu'il "est techniquement faux, selon les travaux menés en épigénétique de prétendre que le clonage thérapeutique favorise le clonage reproductif"

Enfin, le dernier argument est le risque d'un commerce des ovocytes nécessaire au clonage thérapeutique. Or selon Roger-Gérard Schwartzenberg "ce risque n'existe pas en France où la loi impose la gratuité du don".
Ces 4 scientifiques seraient prêts à signer une pétition au cas où la proposition de loi ne serait pas rapidement inscrite à l'ordre de l'Assemblée nationale.

Par ailleurs, le Pr Claude Sureau, professeur honoraire de gynécologie-obstétrique a l'université Paris-V affirme que les recherches sur l'embryon sont "non seulement légitimes mais aussi nécessaires". Il estime que les dernières découvertes dans ce domaine permettent d'envisager l'utilisation des cellules souches embryonnaires pour traiter la maladie de Parkinson ou d'Alzheimer. Par ailleurs, il estime que "le respect que mérite l'embryon peut être transgressé pour des raisons que l'on considère comme valables". Selon lui, le fond du problème réside dans le fait que l'éthique et le droit vont de pair en France : "si le droit édicte ce qui est permis ou interdit, il n'intervient pas sur ce qui est bien ou mal, qui est du ressort de l'éthique : c'est une erreur colossale de fond".

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Le Quotidien du Médecin (Stéphanie Hasendahl - Véronique Hunsinger) 08/06/05 

 

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Des perspectives révolutionnaires dans l'insuffisance cardiaque ?

Une équipe américaine vient de réussir un pas supplémentaire pour traiter l'insuffisance cardiaque grâce aux cellules souches adultes.

Depuis 2 ans, les publications relatant la découverte de cellules souches adultes cardiaques ne cessent de se multiplier. Ces découvertes laissaient malgré tout de nombreux chercheurs sceptiques car rien n'indiquait que les cellules souches cardiaques des gros mammifères possédaient des propriétés comparables à celles du rat et de la souris. Par ailleurs, les protocoles mis en place dans ces modèles n'étaient pas facilement applicables à l'homme.

C'est pourquoi, l'équipe de Linke et coll a adopté une nouvelle méthode. Ils ont cherché à mobiliser les cellules souches sans avoir besoin de les extraire du coeur du malade. Pour cela, ils ont injecté chez des chiens souffrant d'un syndrome coronarien, un facteur de croissance. Celui-ci aurait agit localement en mobilisant des cellules souches cardiaques présentes dans le coeur des animaux.

Cette régénération cellulaire s'est accompagnée d'une amélioration fonctionnelle avec une amélioration des performances contractiles du coeur. Ces résultats permettent d'affirmer qu'il existe des cellules souches cardiaques capables de régénérer le coeur des gros mammifères et que ces cellules peuvent être mobilisées par la simple injection de facteurs de croissance.

Si ces découvertes  étaient confirmées, cette stratégie thérapeutique pourrait révolutionner la prise en charge de l'insuffisance cardiaque.

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Le Quotidien du Médecin (Elodie Biet) 08/06/05 

 

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La traçabilité des OGM

La Commission européenne vient de lancer un vaste programme de recherche sur la traçabilité des OGM. Le programme Co-Extra d'un budget global de 22 millions d'euros va réunir 52 partenaires de 19 pays d'Europe, plus la Russie, le Brésil et l'Argentine.

La mission des 250 chercheurs engagés sur ce dossier est de développer un "corpus de connaissances" mais aussi "des outils et des méthodes" permettant d'une part d'assurer la coexistence entre les cultures et les filières OGM et non OGM et d'autre part de garantir la traçabilté des OGM et de leurs dérivés. En suivant les OGM du champ de l'agriculteur jusqu'au consommateur final, les chercheurs veulent offrir à tous les acteurs "une information et un étiquetage fiables au plus faible coût" .

Selon Christian Patermann, responsable des biotechnologies, de l'agriculture et de l'alimentation au sein de la direction Recherche du projet, "la recherche sur les OGM est très en retard en Europe" comparée aux Etats-Unis, à la Chine ou à l'Inde qui investissent "massivement" dans ce domaine.

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Le Figaro (Marc Mennessier) 08/06/05 

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