®

www.genethique.org

Si vous avez des difficultés à lire la revue de presse, cliquez ici 

Sommaire de la revue de presse du mercredi 20 juillet 2005
Autisme : premier test génétique de dépistage
USA : un "conservateur modéré" pour la cour suprême
Des cellules souches humaines dans le cerveau des singes

 

Revue de presse du mercredi 20/07/05
Revue précédente

Page d'accueil

Article suivant

Autisme : premier test génétique de dépistage

IntegraGen société française de biotechnologie, basée au Génopole d'Evry, vient d'annoncer à horizon 2006, le lancement du premier test génétique de diagnostic de l'autisme. Ce test pourrait être effectué dès l'âge de 18 mois. Mais déjà des voix s'élèvent, comme celles du professeur Thomas Bourgeron de l'Institut Pasteur à Paris, spécialiste en génétique de l'autisme : "On ne pourra pas faire l'économie des graves questions, à la fois éthiques et techniques, que soulève une telle annonce", dit-il et d'évoquer les difficultés techniques non encore résolues, et le spectre de l'exploitation commerciale de l'angoisse des parents, voire des futurs parents.

Le gène anormal découvert par l'équipe du docteur Jörg Hager, est situé sur le chromosome 16, il dirige la synthèse d'une protéine, qui joue un rôle central dans le processus de neuro-transmission. "C'est la première fois que l'on fait la relation entre cette protéine, les fonctions du cerveau qu'elle dirige, et l'autisme", se réjouit le docteur Hager, estimant que son équipe a fait un pas significatif dans la lutte contre l'autisme.

Le professeur Sir Michael Rutter, expert en autisme à l'Institut de Psychiatrie de Londres, croit plus à l'intérêt de cette découverte pour des applications sur des médicaments, qu'à l'utilisation du test pour le dépistage, les porteurs de l'anomalie génétique ne développant pas forcément un autisme sévère.

La Société nationale des autistes en Grande-Bretagne va dans le même sens. La détection des gènes responsables de l'autisme devrait permettre, selon elle, d'accroître les chances de prévention et de traitement de la maladie. Elle ne croit pas en l'efficacité d'un test de diagnostic, qui signalerait seulement une prédisposition à la maladie. Celle-ci étant dépendante de trop de facteurs génétiques et environnementaux.

 

© genethique.org

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Le Monde 20/07/2005 - BBC News 20/07/2005 -

 

Revue de presse du mercredi 20/07/05
Article précédent

Page d'accueil

Article suivant

USA : un "conservateur modéré" pour la Cour suprême

Contrairement aux pronostics, George W. Bush a nommé le juge John Roberts en remplacement de la juge Sandra O'Connor, démissionnaire de la Cour suprême . "Un juge nommé à cette Cour doit être une personne possédant une formation impeccable et la plus haute intégrité qui appliquera fidèlement la Constitution et respectera notre engagement fondamental d'égalité devant la loi. J'ai trouvé une telle personne avec John Roberts", a déclaré George W. Bush lors d'une allocution télévisée.

Agé de 50 ans, catholique, marié, deux enfants, le juge Roberts est actuellement juge à la Cour d'appel fédérale de Washington. Bien que républicain, il ne fait pas partie des plus conservateurs de ce parti. Il pourrait donc être approuvé rapidement par le Sénat.

Toutefois le lobby pro-choice, favorable à l'avortement, rappelle qu'il s'est opposé à la loi Roe/Wade de 1973, libéralisant l'avortement. Il aurait déclaré en 1990 que cet arrêt "avait été rendu à tort, et devrait être cassé".

"Le Sénat doit maintenant examiner les décisions prises par le juge Roberts pour voir s'il a démontré son engagement en faveur des valeurs essentielles américaines qui sont celles de la liberté, de l'égalité et de l'équité", a souligné le chef de la minorité démocrate au Sénat Harry Reid.

 

© genethique.org

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Le Nouvel Observateur 20/07/2005 - CNN.com 20/07/2005

 

Revue de presse du mercredi 20/07/05
Article précédent

Page d'accueil

Revue suivante

Des cellules souches humaines dans le cerveau des singes

Des chercheurs ont injecté en août 2001 des cellules souches obtenues sur un fœtus humain résultant d’un avortement dans le cerveau de bébés singes in utero. Les injections ont été réalisées à 12-13 semaines de grossesse et à 16-17 semaines, les singes ont été accouchés par césarienne. Les cerveaux des petits ont été examinés au microscope. Les cellules souches humaines se sont disséminées dans le cerveau des primates et certaines ont donné des neurones. L’étude a été publiée  dans la revue “Science” .
(Cf. revue de presse du 01/08/2001).

Un groupe de 22 experts, parmi lesquels des primatologistes, des chercheurs sur les cellules souches, des juristes et des philosophes, ont publié un rapport éthique à ce sujet le 15 juillet dernier, toujours dans la revue Science. Ils signalent le risque éthique très important de ce type de recherches, pouvant donner au cerveau simien des caractères humains. "Nous pensions pouvoir déterminer pourquoi les cellules humaines ne provoquent pas de modifications significatives dans des cerveaux non-humains", souligne le rapporteur Mark Green, "mais les neurologistes sont incapables de nous dire les limites à ce que les cellules humaines peuvent faire, notre ignorance à ce sujet est trop importante, pour pouvoir détecter les changements."

© genethique.org

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

BioEdge 20/07/05 - MSNBC.com 14/07/05 - rdl.com.lb 2001

Pour vous désabonner, écrivez à contact@genethique.org en précisant "désabonnement revue" dans l'objet

Abonnez-vous à la revue de presse quotidienne et/ou au bulletin mensuel, c'est gratuit !

 

 

© genethique.org

 Les images sont supposées être libres de droits, ou récupérées sur des sites n'affichant pas de copyright. En cas de contestation, un courriel suffira pour les supprimer de nos pages.