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Sommaire de la revue de presse du mardi 12 juillet 2005
Alternatives aux cellules souches embryonnaires ?
Les complications de la fécondation in vitro
Italie : banques de cellules de sang de cordon
Espagne : vers le clonage "thérapeutique" ?
Revue de presse du mardi 12/07/05
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Alternatives aux cellules souches embryonnaires ?

Aux Etats-Unis, l'Église catholique et les Républicains recherchent une alternative aux cellules souches embryonnaires, afin de pouvoir faire de la recherche sur les cellules souches, sans détruire d'embryons. George Bush, opposé au fait de débloquer un budget pour la recherche sur les cellules souches embryonnaires, s'est dit intéressé par les propositions du Dr William Hulburt.

La première idée du Dr. Hulburt est d'utiliser des embryons déjà morts, issus de cliniques de fertilité. La seconde est d'extraire les cellules souches d'embryons âgés de seulement deux jours, en utilisant des techniques non létales. La troisième est d'utiliser des cellules souches adultes, et de les traiter afin qu'elles deviennent pluripotentes.

La dernière idée, plus novatrice, est d'injecter le matériel génétique dans l'ovocyte de façon à produire une cellule pluripotente, mais en modifiant celui-ci préventivement, de façon à empêcher l'ovocyte de devenir un embryon.

Plusieurs personnalités pro life ont signé une déclaration dans laquelle elles estiment que si une technique permet d'utiliser des ovocytes convertis en cellules pluripotentes, sans création d'embryons, elles pourront alors soutenir la recherche sur ces cellules souches.

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

BioEdge 12/07/05 - SFGate.com 05/07/05

 

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Les complications de la fécondation in vitro
 

Après avoir accouché, en 1995, de jumeaux suite à une fécondation in vitro (FIV), une américaine vient de donner naissance,  13 ans après, au troisième enfant conçu le même jour. Ceci est l'aboutissement d'un long parcours. En effet, Debbie et Kent Beasley ont eu le malheur de constater qu'ils avaient fait confiance à un médecin escroc, Ricardo Asch, qui n'hésitait pas à utiliser les ovules ou les embryons d'une femme pour une autre, sans le consentement de la première, ou les envoyer à des laboratoires pour la recherche. C'est ainsi que le couple n'a retrouvé que 8 de ses 12 embryons congelés, les autres ayant été donnés à la recherche. Les parents ont été particulièrement choqués, car ils reconnaissent chaque embryon comme un être humain, et n'approuvent pas la recherche médicale utilisant des embryons.

En 1996, Debbie a fait une autre tentative d'implantation, mais elle a fait une allergie au Lupron, un médicament de contrôle de l'ovulation, et a failli en mourir. Il lui fallut 7 ans pour s'en remettre. Jouant de malheur, le couple, changeant de médecin, tombe sur le Dr Steven Latz, qui a fait l'objet d'un scandale lors d'une implantation d'embryons, en se trompant de mère, et n'a prévenu les parents respectifs qu'un an après. Mais le couple a continué à lui faire confiance, malgré tout.

Ce n'est qu'en 2004 que Debbie s'est sentie suffisamment forte pour tenter l'aventure de la grossesse une nouvelle fois, malgré l'opposition de son mari, déjà grand-père 6 fois, d'un premier mariage. Sur les 6 embryons restant, 4 ont résisté à la décongélation. Ils ont tous été implantés dans l'utérus de Debbie : "Bienvenue à la maison !" leur aurait-elle dit. Le 4 février dernier une petite fille est née, appelée Laina.

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

BioEdge 11/07/05 - LifeNews 27/07/05

 

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Italie : banques de cellules de sang de cordon

Zenit consacre une interview aux professeurs Leone et Mancuso qui dirigent la banque de cellules souches de cordon ombilical à la Polyclinique « Gemelli » de Rome. Les banques de sang de cordon actuellement en service en Italie sont au nombre de 15 et oeuvrent selon des critères scientifiques nationaux et internationaux. En 1995, un réseau international permettant de trouver le donateur grâce à des archives informatiques a été créé.

Le professeur Leone rappelle qu’il a commencé ses premières recherches sur le sang de cordon il y a 6 - 7 ans. Il s’est ensuite tourné vers la pratique clinique et a mis sur pied cette banque de cordon afin que le sang puisse être utile.

Interrogé sur la recherche sur les cellules souches embryonnaires, le Pr Leone rappelle que ces cellules « n’ont jamais été utilisées et certainement n’ont jamais fait la preuve d’une quelconque activité thérapeutique ». En revanche « les cellules souches de l’adulte comme celles du cordon, ont fait la preuve de leur validité dans la greffe de moelle osseuse, par exemple en thalassémique, chez les enfants atteints de leucémie »  souligne t-il.

 Le professeur Mancuso explique que les femmes italiennes sont de plus en plus informées de la possibilité de faire don du cordon ombilical.

 Actuellement la recherche touche essentiellement l’hématologie,  la cardiologie et la neurologie car les cellules du cordon « ont un extraordinaire champ d’application et sont en réalité des cellules réparatrices ».

Pour le Pr. Mancuso, ces cellules pourraient être conservées à l’infini mais la communauté scientifique «s’attache actuellement à trouver le moyen de les maintenir in vitro le plus longtemps possible et à les multiplier in vitro parce que la quantité de souches que l’on peut recueillir dans un cordon n’est pas très élevée ».

Aujourd’hui les patients atteints de leucémie aiguë, notamment les patients atteints de thalassémie, de lymphomes et les patients atteints d’immunodéficience congénitale sont les premiers à bénéficier d’applications cliniques concrètes.

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Zenit 12/07/05

 

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Espagne : vers le clonage "thérapeutique" ?
Elena Salgado, ministre de la Santé espagnol, a déclaré le 11 juillet au journal El Mundo, que leur gouvernement prépare un projet de loi pour autoriser le clonage "thérapeutique". La loi pourrait être présentée au Parlement avant fin  2005.

Le ministre espagnol a déclaré que le clonage à des fins reproductives resterait interdit en Espagne.

Rappelons que les embryons utilisés pour le clonage "thérapeutique", à des fins de recherche sur les cellules souches, sont détruits au bout de quelques jours.

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Le Figaro 12/07/05 - La Croix 13/07/05

 

 

 

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