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Sommaire de la revue de presse du lundi 4 juillet 2005
Grossesses tardives et maîtrise de la procréation
Des dons d'ADN pour lutter contre l'autisme

 

Revue de presse du lundi 04/07/05
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Grossesses tardives et maîtrise de la procréation

Le journal Le Monde consacre une interview à Michèle Ferrand, sociologue au CNRS et à l'INED  sur la question des "mères tardives". Interrogée sur le rôle de la maîtrise de la procréation dans l'augmentation du nombre de "mères tardives", Michèle Ferrand explique que "la contraception, associée à la possibilité de recourir à un avortement, a permis aux femmes de mettre en place un calendrier des naissances". Elle souligne que l'on parle aujourd'hui de "norme contraceptive : pas de sexualité sans contraception, pas d'enfant sans programmation". 

Elle estime que la contraception  a "conforté l'idée que l'enfant, parce qu'il arrivait au bon moment, était un facteur incontournable d'épanouissement".De ce fait l'âge moyen du premier enfant est passé de 24 ans en 1974 à 29.6 ans aujourd'hui.

"Parce que l'enfant désiré doit être accueilli dans les meilleurs conditions, il faut parfois retarder sa venue pour mieux la préparer"' explique t-elle.

L'allongement des études et l'investissement professionnel des femmes ont aussi contribué à retarder l'arrivée des premiers enfants. Ainsi "le choix de l'avortement dépend de  2 facteurs : l'existence d'un couple et le moment de la trajectoire scolaire ou professionnelle. Les adolescentes "choisissent" d'autant plus l'avortement qu'elles sont impliqués dans leurs études et qu'elles ont un projet professionnel".

Pour illustrer ces propos, Le Monde donne le témoignage d'une femme de 46 ans maman d'une petite fille de 19 mois. Celle ci a avorté 2 fois à 28 et à 32 ans "parce que ce n'était pas le moment" explique t-elle. A 38 - 39 ans, elle estime avoir acquis une maturité affective et souhaite un enfant. Elle doit alors avoir recours à une procréation médicalement assistée. Après 2 inséminations artificielles elle donnera naissance à sa fille. Aujourd'hui elle s'interroge sur la question de l'âge  et affirme "qu'honnêtement , il faut quand même dire aux femmes de ne pas s'y prendre si tard" . 

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

  Le Monde  04/07/05

 

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Des dons d'ADN pour lutter contre l'autisme
Créée l'année dernière par un groupe de parents d'enfants autistes, la Fondation Autisme, Agir et Vaincre vient de lancer un appel à toutes les familles concernées par cette maladie pour qu'elles fassent un don d'ADN. Des échantillons sanguins et des données cliniques sont recueillis auprès des familles ayant un enfant autiste afin de constituer la première banque génétique. Celle-ci sera mise ensuite à la disposition des chercheurs du monde entier.

Environ 280 échantillons ont déjà été recueillis. Rappelons que l'autisme touche environ 1 enfant sur 166 et que les causes de la maladie ne sont pas clairement établies. 

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

 La Croix (Pierre Bienvault) 30/06/05 -  Le Quotidien du Médecin 04/07/05 - sciences.nouvelobs.com (Joël IGNASSE) 04/07/05

 

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