Revue de presse du mercredi 19/01/05
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IVG : la proposition de loi de C. Boutin

Dans le Monde, Christine Boutin députée UMP des Yvelines et présidente du Forum des républicains sociaux fait le bilan de 30 ans de loi Veil. Si le nombre de grossesses non prévues a diminué, on constate, en revanche, une hausse de la propension à recourir à l'avortement.

Cette évolution pose "la problématique de l'orientation eugéniste de notre société" souligne-t-elle. "La procréation est pensée dans le cadre général d'une société  qui s'estime capable de programmer et maîtriser tous les évènements de la vie, dont celui d'avoir des enfants" ajoute-t-elle.

Elle dénonce la pression psychologique subie par les femmes découvrant une grossesse imprévue ainsi que le prétendu "devoir de planification" très culpabilisant. Plus largement, cette approche négative de la maternité "requiert de s'interroger sur la véritable place de la femme et de son enfant dans notre société et de sa dite libération" ajoute t-elle.

C'est pourquoi Christine Boutin a déposé une proposition de loi "tendant à favoriser l'aide aux femmes enceintes en difficulté". Cette proposition veut créer une alternative à l'avortement et érige le principe qu'aucune femme ne doit avorter pour des raisons économiques.

Elle préconise une meilleure information sur l'IVG et ses conséquences ainsi que sur les solutions apportées : structures d'accueil et d'hébergement d'urgence, soutien psychologique, service de consultation pour le suivi post-abortif, aides éducatives à l'accueil de l'enfant.

Enfin, elle souhaite la mise en place d'un observatoire consacré à la "prévention de l'IVG et l'accueil de la vie". 

Le Monde 19/01/05 

 

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Le danger des grossesses tardives

La naissance le week end dernier d'Eliza Maria, dont la mère âgée de 67 ans, a eu recours à une procréation médicalement assistée (PMA) a suscité de nombreuses réactions. "Dans cette affaire, nous sommes dans le délire absolu" affirme le professeur Michel Tournaire de l'hôpital Saint Vincent de Paul. Le docteur Jacqueline Mandelbaum, membre du Comité consultatif national d'éthique (CCNE) rappelle que l'aide à la procréation est réservée en France aux femmes en âge de procréer. "On a vraiment l'impression que de temps en temps les médecins de la reproduction suivent un désir fantasmatique qui ne correspond plus à quelque chose de raisonnable et de sensé" ajoute t-elle.

Depuis 20 ans, il est scientifiquement possible pour une femme ménopausée d'avoir recours à un don d'ovocyte, de le faire féconder en éprouvette avec le sperme de son conjoint pour obtenir un embryon que l'on réimplante dans l'utérus de la future mère. 

En France le recours aux PMA est réservé aux femmes âgées au maximum de 42 à 43 ans. Les françaises de plus de 45 ans doivent partir à l'étranger, notamment en Belgique ou en Espagne où les médecins sont moins regardant sur la législation. Au total il y aurait "une vingtaine de naissances entre 50 et 55 ans chaque année dans notre pays" précise le professeur Michel Tournaire.
Rappelons toutefois que le risque de décès maternel augmente avec l'âge.

 Le Figaro (Martine Perez) 19/01/05

 

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