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Revue de presse du vendredi 07/01/05
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Industrie pharmaceutique : essais cliniques rendus publics

Face à la crise qui frappe actuellement l'industrie pharmaceutique, avec plusieurs laboratoires accusés d'avoir caché des effets secondaires de leurs médicaments, les quatre organismes professionnels* de ce secteur ont annoncé rendre désormais publique l'intégralité des études cliniques réalisées sur les médicaments qu'elles commercialisent. L'enregistrement et la publication sur Internet de toutes les études cliniques devraient être faits pour tous les essais en cours ou commencés après le 1er juillet 2005.

Les 4 organismes reconnaissent "qu'il y a d'importants bénéfices en termes de santé publique à rendre plus largement disponibles les essais cliniques, pour les médecins, les malades et les autres. De telles divulgations cependant doivent respecter l'anonymat des personnes incluses dans les essais, la propriété intellectuelle et le droit des contrats".

Les essais cliniques sont au coeur des procédures d'évaluation et d'autorisation de mise sur le marché des médicaments. Jusqu'à maintenant, les laboratoires étaient tenus d'informer les agences gouvernementales spécialisées des résultats de ces essais mais pas les médecins, ni les revues, ni les patients. Selon les spécialistes, la transparence des essais cliniques ne pourra être garantie que lorsque l'industrie pharmaceutique ne sera plus juge et partie de l'évaluation des médicaments. Pour cela il faut que les experts soient indépendants, c'est à dire qu'ils ne soient pas rémunérés par les firmes pharmaceutiques elles-mêmes.

* La fédération internationale des firmes pharmaceutiques, la fédération européenne, l'Association japonaise et les Manufactures américaines représentent 99 % des firmes pharmaceutiques dans le monde.

Libération (Florent Latrive) 07/01/05 - Le Figaro (Martine Perez) 07/01/05 - Le Quotidien du Médecin (Henri de Saint Roman) 03/02/05

 

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La population mondiale en 2300

En novembre dernier, l'ONU proposait un rapport sur la population mondiale en 2300*. Dans ses projections, l'ONU prévoit une croissance de la population mondiale jusqu'en 2075. Ensuite, ou la population se stabilise ou elle explose (prévision de 36,4 milliards d'hab. en 2300) ou elle implose (avec 2,3 milliards d'habitants).
François Héran, directeur de l'Institut national d'études démographiques (Ined) commente ce travail de "démographie-fiction" de l'ONU dans un article publié dans la revue Population et Sociétés. Pour lui, l'intérêt de ces fictions démographiques est de prévenir les scénarios catastrophes et de tenter de trouver l'équilibre.

Il montre que le principe de geler les niveaux actuels de fécondité pour conserver un équilibre démographique aboutirait à des résultats "extravagants". Par exemple, si la France conserve sa fécondité de 1,9 enfant par femme et les DOM-TOM de 2,2, la métropole ne comptera plus que 21 millions d'habitants en 2300 et les DOM-TOM 234 millions... De même, si l'écart de fécondité entre immigrés et français d'origine est maintenu, cela se traduira par un déséquilibre "exponentiel" en terme de population.

Un taux de fécondité inférieur à 1,8 enfant par femme mènera à l'effondrement de la population, au scénario "implosion".

* La population mondiale en 2300 par le département des affaires économiques et sociales, Division de la population, ONU, New York, 2004

 Libération (Alexandra Schwartzbrod) 07/01/05

 

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