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Revue de presse du mardi 22/02/05
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Sur l'évaluation des médicaments

Le dossier Sciences & Ethique du quotidien La Croix revient sur l'évaluation des médicaments avant et après leur arrivée sur le marché et sur les liens entre experts et industrie pharmaceutique.

Le débat du dossier porte sur le bénéfice thérapeutique des nouveaux médicaments.
Christophe Weber, PDG du laboratoire GlaxoSmithKline (GSK) - France, montre que l'industrie pharmaceutique "témoigne d'un haut degré d'innovation" pas forcément en terme de bénéfice thérapeutique mais de confort du patient. Il explique que l'innovation a un coût de plus en plus important pour les laboratoires. Par exemple, GlaxoSmithKline investit quatre milliards d'euros par an dans la recherche et le développement. En moyenne, le coût estimé pour l'industrie pharmaceutique du développement d'un nouveau médicament est d'environ 800 millions d'euros, 20 fois plus qu'il y a 20 ans.
Bruno Toussaint, directeur de la rédaction de la revue médicale Prescrire, constate que chaque année, 80 % des médicaments, présentés comme innovants, n'apportent en réalité aucun progrès sur le plan thérapeutique. "Ils font simplement double emploi avec des médicaments similaires déjà sur le marché".

Mercredi 16 février, l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques a rendu un rapport sur le renforcement de la veille sanitaire et du contrôle de la sécurité sanitaire des produits destinés à l'homme. Le rapporteur, Claude Saunier, sénateur des Côtes-d'Armor, y souligne les problèmes de l'indépendance de l'expertise et ceux du financement ou de la transparence des essais cliniques.

La Croix (Pierre Bienvault) 22/02/05

 

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Quelle santé pour notre humanité ?

Dans une lettre au président de l'Académie pontificale pour la vie, qui tient son assemblé générale sur le thème "Qualité de la vie et éthique de la santé", le pape Jean-Paul II  a rappelé que "l’homme doit être respecté à chaque moment de sa vie et en quelque état de santé qu’il se trouve, quelle que soit son efficacité".

L’expression "qualité de la vie", est souvent interprétée dans le sens "d’efficacité économique, consommation désordonnée, beauté, capacité de jouir de la vie physique, en négligeant les dimensions les plus profondes, relationnelles, spirituelles et religieuses de l’existence". "En conséquence, on nie toute qualité de la vie aux êtres humains qui ne sont plus en mesure de jouir de la vie comme sensation et relation". Le pape explique que "le niveau de dignité et de qualité constitutif de l’être humain, demeure à chaque moment de la vie, depuis le premier instant de la conception jusqu’à la fin naturelle, et se réalise pleinement dans la dimension de la vie éternelle. L’homme doit donc être reconnu et respecté en toute condition de santé, d’infirmité et de handicap".

Le pape rappelle qu'il existe "un deuxième niveau de qualité de la vie", que la société doit promouvoir pour tous et qui concerne "toutes les dimensions de la personne – la dimension corporelle, psychologique, spirituelle, et morale".

Jean-Paul II constate que les hommes "sont souvent responsables pour soi et pour les autres" de nombreuses maladies : l’alcoolisme, la toxico-dépendance, le sida... Beaucoup de vies pourraient être épargnées "si la responsabilité morale de chacun savait promouvoir davantage la prévention et la conservation de ce bien précieux qu’est la santé". Pour le pape, "l’humanité d’aujourd’hui se présente, dans de vastes régions du monde, victime du bien-être qu’elle a elle-même créé, et, dans d’autres régions, beaucoup plus vastes, victimes de maladies répandues et dévastatrices, dont la virulence découle de la misère et de la dégradation de l’environnement".

Jean-Paul II conclut : soigner et prévenir les maladies est "un devoir de solidarité qui n’exclut personne" et ceci "en hommage à la dignité de la personne et à l’importance du bien de la santé".

Zenit 21/02/05

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