Revue de presse du lundi 21/02/05
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L'ONU rejette toute forme de clonage

La commission juridique de l'Assemblée générale de l'ONU a adopté vendredi 18 février une résolution non contraignante contre toute forme de clonage et l'interdiction de la recherche sur les cellules souches embryonnaires.
L
e texte présenté par le Honduras a été approuvé par 71 voix.
35 pays ont voté contre et 43 se sont abstenus. Deux amendements visant à retirer du texte toute référence à la protection de la vie humaine dans les techniques de clonage ont été rejetés.

Les pays membres sont appelés "à adopter toutes les mesures voulues pour protéger comme il convient la vie humaine dans l’application des sciences de la vie et à interdire toutes les formes de clonage humain dans la mesure où elles seraient incompatibles avec la dignité humaine et la protection de la vie humaine", indique la déclaration.

Dans son intervention à l'issue du vote, le représentant chinois Su Wei a affirmé que la déclaration n'aurait pas force de loi dans son pays et que la Chine continuerait le clonage thérapeutique. Singapour et la Grande-Bretagne se sont fait l'écho de cette réaction.

Mgr Celestino Migliore, observateur permanent du Saint Siège à l'ONU, s'est déclaré satisfait qu’une grande majorité de pays "ait réaffirmé sa claire détermination à protéger la vie humaine". Il espère que la communauté internationale va poursuivre sur cette base pour promouvoir le progrès des sciences médicales dans le ferme et total respect de la vie humaine. Mais il regrette qu’un consensus n’ait pas pu être atteint sur un texte contenant la mention de la protection de la vie humaine. Il rappelle que "le Saint-Siège est pour l’interdiction totale du clonage parce que, conforté par les promesses de la médecine, qui entrevoit déjà la possibilité d’utiliser le succès des cellules souches adultes, il ne peut pas tolérer l’utilisation et la destruction d’embryons humains".
 
Lire en ligne le communiqué de presse de la Commission juridique (Sixième Commission)

Zenit 20/02/05 - Radio Chine International 18/02/05 - Le Nouvel Observateur 23/02/05 - Famille Chrétienne 26/02/05

 

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Gynécologue condamnée pour une anomalie non détectée

La cour d'appel d'Angers a condamné une gynécologue du Mans à verser 40 000 euros à chacun des parents d'une fillette née en 1997 sans fémur droit pour n'avoir pas détecté l'anomalie lors de la grossesse.

Dans son arrêt du 19 janvier, la cour d'appel a estimé que que la gynécologue est "responsable vis-à-vis des parents des conséquences dommageables de l'absence de diagnostic anténatal de la malformation dont est atteinte leur enfant Carla" et que la malformation était détectable même si elle est d'une extrême rareté.

Les parents avaient demandé 153 000 euros au titre de la perte de chance, arguant que s'ils avaient eu connaissance de cette malformation, ils auraient pris la décision d'interrompre la grossesse, et 161 000 euros au titre du préjudice moral.

En décembre 2003, ils avaient été débouté en première instance par le tribunal de Grande instance du Mans, qui avait estimé qu'il n'y avait pas de faute caractérisée car la malformation était d'une extrême rareté et qu'il n'y avait pas au moment des faits de consensus sur un protocole d'examens pré-établis.

Nouvelobs.com 18/02/05

 

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"Infanticide" par peur du handicap

Une instruction judiciaire s'est ouverte dans une clinique de Namur (Belgique) suite à la mort d'un bébé, né grand prématuré quelques heures auparavant, pour absence de soins.

L'enfant est né à près de 7 mois et demi de grossesse avec un poids de naissance de 1,250 kg. Selon les médecins, le nouveau-né était parfaitement viable à condition d'être mis en couveuse. Mais l'enfant est resté sans soin, par décision volontaire des parents, qui craignait que l'enfant soit handicapé.

Sur dénonciation de la clinique, une enquête a été ouverte et 3 mandats d'arrêt ont été délivrés concernant l'infirmière accoucheuse, l'assistante stagiaire en gynécologie et le gynécologue. Le pédiatre n'a pas été prévenu de la naissance, à la demande de la mère. C'est ce «barrage» qui aurait poussé la clinique à alerter la justice, vendredi matin, l'enfant étant toujours vivant. Sur ordonnance de placement, une patrouille de police a été dépêchée pour mettre le bébé à disposition d'une équipe soignante mais à son arrivée l'enfant était mort.

Pour la juge d'instruction belge chargée de l'affaire, Anne-Catherine Dubé, il ne s'agit pas d'euthanasie mais d'infanticide.

La Libre Belgique (Roland Planchar) 21/02/05

 

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Les variations génétiques de l'homme cartographiées

Du 17 au 21 février 2005, s'est tenue, à Washington, la conférence annuelle de l'Association américaine pour la promotion de la science (AAAS). David R. Cox et ses collègues de la firme californienne Perlegen Sciences Inc. y ont présenté leurs travaux sur la variabilité génétique de l'homme. Les résultats ont été publiés dans la revue scientifique Science du 18 février 2005.

Les chercheurs ont expliqué que le génome est identique à 99,9% dans la population humaine. Les variations génétiques dans le 0,1% restant détermineraient, entre autres, les caractéristiques individuelles de chacun mais aussi les risques de maladies.

Les chercheurs ont comparé l'ADN de 71 américains, 24 d'origine européenne, 23 d'origine africaine et 24 d'origine chinoise afin d'établir la première carte de variations génétiques les plus courantes dans ces trois groupes de population humaine. Ils ont décrit 1,58 million de ces simples variations génétiques ou SNP (séquence polymorphisme nucléotidique) les plus communes.

Pour les chercheurs, ce type de ‘’cartographie’’ devrait permettre de relier certaines maladies à des variations génétiques particulières et d'envisager une médecine adaptée au profil génétique de chacun.

Nouvelobs.com (Cécile Dumas) 18/02/05

 

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