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Le
journal La Croix accorde une interview à Brice Hortefeux,
Ministre délégué aux collectivités territoriales, sur le devenir des
cendres funéraires.
Ce dernier souligne qu'en raison d'un vide
juridique, les cendres sont considérées comme des biens ordinaires et
non comme des restes humains. Il précise que la liberté des familles est
totale et qu'il souhaite arrêter une position claire sur le statut de
ces cendres.
Pour cela, il propose que les cendres
bénéficient d'un statut juridique. Dans ce sens, il va prochainement
mener une consultation auprès d'autorités morales, religieuses et
juridiques ainsi que de sociologues et d'historiens.
Il estime que la volonté du défunt est
primordiale mais qu'en son absence les cendres "doivent faire l'objet
d'une protection conforme avec l'idée qu'une société évoluée se fait du
respect dû à ses défunts".
Aujourd'hui, 71% des cendres sont remises aux
familles sans indication précise de leur destination. Cette liberté
laissée aux familles donne parfois lieu à des abus graves portés à la
mémoire des défunts estime le Ministre. C'est pourquoi, il souhaite que
cette liberté soit encadrée.
En 1980, la crémation concernait 1% des décès.
En 1994, 10,5% et en 2004, 23,5% soit 120 000 crémations : "il est
urgent de donner aux cendres un cadre juridique" conclut-il.
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