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Sommaire de la revue de presse bioéthique du jeudi 8 décembre 2005
Débat autour de la greffe de visage 
Suisse : vers une autorisation du DPI ?
Israël adopte l’euthanasie
Le génome du chien séquencé

 

 

Revue de presse bioéthique du jeudi 08/12/05

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Débat autour de la greffe de visage 

Débat autour de la greffe de visage La greffe de la face continue à susciter de nombreuses polémiques. Dans le journal La Croix, Emmanuel Hirsch, professeur d'éthique médicale à la faculté de médecine Paris Sud et membre du conseil d'orientation de l'Agence de biomédecine réclame la mise en place d'une commission d'enquête sur les conditions de réalisation de cette greffe. Pour lui, au niveau médiatique, on assiste "surtout à un show" : "Valenciennes, Amiens, Lyon, conférences de presse, photographes désignés : nous évoluons dans un univers qui n'a plus rien à voir avec la médecine mais qui suscite une espérance extrêmement forte chez des gens atteints de maladies dramatiques" explique-t-il. Il s'interroge sur l'impact de cette affaire sur la famille de la personne décédée. Carine Camby, directrice de l'Agence de biomédecine lui répond qu'un soin "extrême" a été apporté au recueil du consentement de la famille de la personne décédée.

Le professeur Hirsch s'interroge aussi sur les conditions dans lesquelles a été recueilli le consentement de la receveuse avant l'opération et si elle était consciente des réactions qu'allaient provoquer cette première. Pour les chirurgiens qui ont réalisé la greffe, la patiente aurait donné "un consentement libre et éclairé".

Dans Libération Henri Kreis, président de la Société française de transplantation et Christian Hervé, directeur du Laboratoire d'éthique médicale de Paris V et président du Comité de protection des personnes qui se prêtent à la recherche biomédicale, reviennent également sur cette affaire. Ils estiment que la polémique doit cesser car elle fait oublier le principal : le patient. 

Dans le Monde, le journaliste estime que cette polémique a pour origine des jalousies confraternelles et des frustrations de médecins privés de leur objet d'étude et ainsi de prestige. 

Enfin dans le Quotidien du Médecin, le Dr François Petit, spécialiste de chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique affirme que "cette greffe est un coup d'éclat que l'histoire transformera peut être en progrès médical". A ses yeux, cette opération ne pose pas plus de problème éthique qu'une autre et représente un "nouvel étage au bâtiment de la chirurgie réparatrice".

© genethique.org

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

La Croix (Pierre Bienvault) 08/12/05 - Libération 08/12/05 - Le Quotidien du médecin (Dr Isabelle Catala) 08/12/05 - Le Monde 06&08/12/05 

 

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Suisse : vers une autorisation du DPI ?

Suisse : vers une autorisation du DPI ?En juin dernier, la Commission nationale d'éthique suisse (CNE) avait fait savoir à la Commission de la science, de l'éducation et de la culture qu'il existait à son avis «des motifs d'ordre éthique suffisamment importants pour lever l'interdiction du diagnostic préimplantatoire (DPI)».

Alors que le Conseil des États doit débattre de cette question la semaine prochaine, la CNE vient de rendre ses recommandations sur la réglementation du diagnostic préimplantatoire (DPI). Actuellement, il est interdit en Suisse et punissable d'une peine de trois ans de prison au maximum, en vertu de la loi fédérale sur la procréation médicalement assistée (LPMA) en vigueur depuis 2001.

La majorité de la Commission suggère de lever l'interdiction totale du DPI au profit d'une autorisation limitée. La CNE a voulu mettre fin « à des injustices et à des incohérences ». La Commission explique qu’un couple présentant un risque génétique ne peut pas recourir à la fécondation in vitro et au diagnostic de l’embryon avant son implantation dans l’utérus mais peut interrompre une grossesse à la suite d'un diagnostic prénatal (DPN). Elle estime «que le fait de laisser mourir un embryon dans les premiers jours qui suivent la fécondation [...] revient à le traiter avec bien plus d'égards que d'attendre le troisième ou le quatrième mois de la grossesse, alors qu'il est déjà un fœtus bien développé, pour mettre un terme à son existence».

La Commission préconise donc d’autoriser le DPI aux couples qui présentent des risques génétiques connus et à ceux qui recourent à une fécondation in vitro. Dans ce dernier cas, la CNE constate que de nombreuses candidates à la FIV ont atteint un âge où le risque élevé de malformations chromosomiques justifie le recours à un diagnostic prénatal. De ce fait, la CNE préconise un diagnostic préalable de l'embryon avant son implantation.

La pratique du « bébé médicament », par extension du DPI, sera interdite. Rappelons, qu’il s’agit par fécondation in vitro de sélectionner un embryon, dont le système immunitaire est compatible avec celui d’un frère ou d’une sœur malade, afin de prélever sur lui à la naissance les tissus ou cellules nécessaires pour guérir l’aîné.

Carola Meier-Seethale, philosophe, psychothérapeute et membre de la commission, ne souhaite pas lever l’interdiction du DPI par « crainte de favoriser le fantasme d'une humanité parfaite et, partant, la discrimination des porteurs de handicaps plus ou moins graves ».

Lire l'avis du CNE sur le diagnostic préimplantatoire.

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Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Le Temps (Sylvie Arsever) 07/12/05

 

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Israël adopte l’euthanasie

Israël adopte l’euthanasieLa Knesset, parlement israélien, a adopté mardi 6 décembre à 22 voix contre 3 une loi sur l’euthanasie. La loi autorise les médecins à arrêter la respiration artificielle de malades incurables. Elle s’adresse aux malades ayant explicitement demandé à cesser leurs traitements, ou bien à ceux dont la maladie cause de grandes souffrances.

Le ministre de la Santé, Dany Naveh, s'est félicité de l'adoption de cette loi, qu'il considère comme ''l'une des lois les plus complexes et importantes au plan humain, de l'histoire de la Knesset''.

En préparation depuis plus de 6 ans,  cette loi entrera en vigueur dans un an, le temps pour le ministère de la Santé et les hôpitaux de s’organiser pour s’y adapter. Des commissions seront mises en place dans chaque hôpital afin d’évaluer chaque demande et statuer en fonction des critères fixés par la nouvelle loi. De même, une commission nationale, composée de médecins, de juristes et de spécialistes d’éthique, sera chargée d’examiner les recours déposés par les différentes commissions locales.

© genethique.org

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

 Guysen.com  07/12/05 - topchretien.com 07/12/05

 

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Le génome du chien séquencé

Le génome du chien séquencéAprès l'homme, la souris et le rat, le chien est le quatrième mammifère dont le génome est entièrement séquencé. Des chercheurs américains ont en effet décodé les 39 paires de chromosomes d'un boxer femelle, Tasha, issue d'une longue lignée de boxers, et dont l'ADN était par conséquent très homogène.

"Tous les chiens ont le même génome" précise Francis Galibert, l'un des signataires de l'article publié dans la revue Nature. "Ce sont les variations dans l'assortiment des allèles qui différencient les races et qui donnent la diversité que l'on connaît" ajoute-t-il. Les chercheurs vont donc tenter à présent d'analyser ces variations.

Ce génome est un outil précieux pour comprendre l'origine génétique de nombreuses maladies communes à l'homme et au chien.

© genethique.org

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

  Le Nouvel Observateur (Cécile Dumas) 08/12/05 - Le Quotidien du Médecin (Elodie Biet) 08/12/05 - Le Monde (Hervé Morin) 09/12/05 - La Croix 13/12/05

 

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