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La
greffe de la face continue à susciter de nombreuses polémiques. Dans le
journal La Croix, Emmanuel Hirsch, professeur d'éthique médicale
à la faculté de médecine Paris Sud et membre du conseil d'orientation de
l'Agence de biomédecine réclame la mise en place d'une commission
d'enquête sur les conditions de réalisation de cette greffe. Pour lui,
au niveau médiatique, on assiste "surtout à un show" : "Valenciennes,
Amiens, Lyon, conférences de presse, photographes désignés : nous
évoluons dans un univers qui n'a plus rien à voir avec la médecine mais
qui suscite une espérance extrêmement forte chez des gens atteints de
maladies dramatiques" explique-t-il. Il s'interroge sur l'impact de
cette affaire sur la famille de la personne décédée. Carine Camby,
directrice de l'Agence de biomédecine lui répond qu'un soin "extrême"
a été apporté au recueil du consentement de la famille de la personne
décédée.
Le professeur Hirsch s'interroge aussi sur les
conditions dans lesquelles a été recueilli le consentement de la
receveuse avant l'opération et si elle était consciente des réactions
qu'allaient provoquer cette première. Pour les chirurgiens qui ont
réalisé la greffe, la patiente aurait donné "un consentement libre et
éclairé".
Dans Libération Henri Kreis, président de
la Société française de transplantation et Christian Hervé, directeur du
Laboratoire d'éthique médicale de Paris V et président du Comité de
protection des personnes qui se prêtent à la recherche biomédicale,
reviennent également sur cette affaire. Ils estiment que la polémique
doit cesser car elle fait oublier le principal : le patient.
Dans le Monde, le journaliste estime que
cette polémique a pour origine des jalousies confraternelles et des
frustrations de médecins privés de leur objet d'étude et ainsi de
prestige.
Enfin dans le Quotidien du Médecin, le Dr
François Petit, spécialiste de chirurgie plastique, reconstructrice et
esthétique affirme que "cette greffe est un coup d'éclat que
l'histoire transformera peut être en progrès médical". A ses yeux,
cette opération ne pose pas plus de problème éthique qu'une autre et
représente un "nouvel étage au bâtiment de la chirurgie réparatrice". |
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Chaque article présenté
dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique parus dans
la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les
opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction. |
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La
Croix (Pierre Bienvault)
08/12/05 - Libération 08/12/05 - Le Quotidien du médecin
(Dr Isabelle Catala) 08/12/05 - Le Monde 06&08/12/05
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En
juin dernier, la Commission nationale d'éthique suisse (CNE) avait fait
savoir à la Commission de la science, de l'éducation et de la culture
qu'il existait à son avis «des motifs d'ordre éthique suffisamment
importants pour lever l'interdiction du diagnostic préimplantatoire (DPI)».
Alors que le Conseil des États doit débattre de
cette question la semaine prochaine, la CNE vient de rendre ses
recommandations sur la réglementation du diagnostic préimplantatoire (DPI).
Actuellement, il est interdit en Suisse et punissable d'une peine de
trois ans de prison au maximum, en vertu de la loi fédérale sur la
procréation médicalement assistée (LPMA) en vigueur depuis 2001.
La majorité de la Commission suggère de lever
l'interdiction totale du DPI au profit d'une autorisation limitée. La
CNE a voulu mettre fin « à des injustices et à des incohérences ».
La Commission explique qu’un couple présentant un risque génétique ne
peut pas recourir à la fécondation in vitro et au diagnostic de
l’embryon avant son implantation dans l’utérus mais peut interrompre une
grossesse à la suite d'un diagnostic prénatal (DPN). Elle estime «que
le fait de laisser mourir un embryon dans les premiers jours qui suivent
la fécondation [...] revient à le traiter avec bien plus d'égards que
d'attendre le troisième ou le quatrième mois de la grossesse, alors
qu'il est déjà un fœtus bien développé, pour mettre un terme à son
existence».
La Commission préconise donc d’autoriser le DPI
aux couples qui présentent des risques génétiques connus et à ceux qui
recourent à une fécondation in vitro. Dans ce dernier cas, la CNE
constate que de nombreuses candidates à la FIV ont atteint un âge où le
risque élevé de malformations chromosomiques justifie le recours à un
diagnostic prénatal. De ce fait, la CNE préconise un diagnostic
préalable de l'embryon avant son implantation.
La pratique du « bébé médicament », par
extension du DPI, sera interdite. Rappelons, qu’il s’agit par
fécondation in vitro de sélectionner un embryon, dont le système
immunitaire est compatible avec celui d’un frère ou d’une sœur malade,
afin de prélever sur lui à la naissance les tissus ou cellules
nécessaires pour guérir l’aîné.
Carola Meier-Seethale, philosophe,
psychothérapeute et membre de la commission, ne souhaite pas lever
l’interdiction du DPI par « crainte de favoriser le fantasme d'une
humanité parfaite et, partant, la discrimination des porteurs de
handicaps plus ou moins graves ».
Lire l'avis du CNE sur le diagnostic préimplantatoire. |
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de bioéthique parus dans la presse et dont les sources sont indiquées
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Le
Temps (Sylvie Arsever)
07/12/05 |
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La
Knesset, parlement israélien, a adopté mardi 6 décembre à 22 voix contre
3 une loi sur l’euthanasie. La loi autorise les médecins à arrêter la
respiration artificielle de malades incurables. Elle s’adresse aux
malades ayant explicitement demandé à cesser leurs traitements, ou bien
à ceux dont la maladie cause de grandes souffrances.
Le ministre de la Santé, Dany Naveh, s'est
félicité de l'adoption de cette loi, qu'il considère comme ''l'une
des lois les plus complexes et importantes au plan humain, de l'histoire
de la Knesset''.
En préparation depuis plus de 6 ans, cette
loi entrera en vigueur dans un an, le temps pour le ministère de la
Santé et les hôpitaux de s’organiser pour s’y adapter. Des commissions
seront mises en place dans chaque hôpital afin d’évaluer chaque demande
et statuer en fonction des critères fixés par la nouvelle loi. De même,
une commission nationale, composée de médecins, de juristes et de
spécialistes d’éthique, sera chargée d’examiner les recours déposés par
les différentes commissions locales. |
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de bioéthique parus dans la presse et dont les sources sont indiquées
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Guysen.com
07/12/05 - topchretien.com 07/12/05 |
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Après
l'homme, la souris et le rat, le chien est le quatrième mammifère dont
le génome est entièrement séquencé. Des chercheurs américains ont en
effet décodé les 39 paires de chromosomes d'un boxer femelle, Tasha,
issue d'une longue lignée de boxers, et dont l'ADN était par conséquent
très homogène.
"Tous les chiens ont le même génome"
précise Francis Galibert, l'un des signataires de l'article publié dans
la revue Nature. "Ce sont les variations dans l'assortiment
des allèles qui différencient les races et qui donnent la diversité que
l'on connaît" ajoute-t-il. Les chercheurs vont donc tenter à présent
d'analyser ces variations.
Ce génome est un outil précieux pour comprendre
l'origine génétique de nombreuses maladies communes à l'homme et au
chien. |
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Chaque article présenté
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la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les
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Le Nouvel Observateur
(Cécile Dumas) 08/12/05 - Le Quotidien du Médecin
(Elodie Biet) 08/12/05 - Le Monde
(Hervé Morin)
09/12/05 - La Croix 13/12/05 |
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