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Revue de presse du lundi 25/04/05
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La thérapie génique au secours de la maladie d'Alzheimer

Le Pr Mark Tuszynski, professeur de neurosciences et neurologue à l'université San Diego, en Californie vient de diriger le 1er essai de thérapie génique chez des patients souffrant d'une maladie d'Alzheimer débutante. Les résultats prometteurs de cet essai visant à évaluer la sécurité et la toxicité de cette approche ont été publiés dans la revue Nature Medicine.

Rappelons que, dans la maladie d'Alzheimer, la perte des neurones et des synapses entraîne un déclin cognitif. Les chercheurs ont mené leur étude sur 8 patients. Ils leur ont prélevé des cellules cutanées, les ont modifiées génétiquement in vitro - afin de secréter le facteur de croissance nerveux (NGF) - puis injectées dans une région précise du cerveau. 2 patients sont décédés au cours de cette étude. En revanche, après un suivi moyen de près de 2 ans chez les 6 autres patients, aucun effet néfaste n'a été observé et les tests suggèrent un ralentissement du déclin cognitif.

Si ces résultats étaient confirmés au cours des prochaines études, ce traitement représenterait une "importante avancée par rapport aux traitements actuels de la maladie d'Alzheimer" estiment les chercheurs. Sur la base de ces résultats, d'autres essais de thérapie génique viennent d'être entrepris à l'université médicale Rush de Chicago.

Le Quotidien du médecin (Dr Véronique Nguyen) 25/04/05 - Le Nouvel Observateur (Cécile Dumas) 25/04/05 - Le Figaro (Jean-Michel Bader) 27/04/05

 

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Les soins palliatifs en Europe

L'Association européenne de soins palliatifs a réuni son 9ème congrès à Aix la Chapelle. D'après ses conclusions,  les systèmes de santé sont intimement liés aux histoires politiques et aux représentations socioculturelles de chaque pays. 

On retrouve dans les différents pays européens des problématiques communes notamment par rapport au manque de moyens financiers, à la méconnaissance des soins palliatifs par les professionnels et le grand public, au manque de formation, à la prise en charge insuffisante de la douleur etc...

Malgré un développement important des soins palliatifs dans tous les pays d'Europe, les solutions retenues varient selon les différences culturelles et socio-économiques. Cependant quel que soit le modèle retenu "si cette société veut la possibilité de mourir dans la dignité, cela coûtera de l'argent" affirme le Pr Radbruch, président du congrès.

Les différences culturelles ont aussi été au coeur des débats sur la question de la mort. Monica Müller formatrice et psychologue allemande a rappelé que "la spiritualité est l'une des quatre dimensions du soin palliatif " (avec les dimensions physique, mentale et sociale). "Tout programme de formation doit donc l'inclure" a t-elle précisé.  Pam Firth, responsable du soutien aux familles dans un établissement britannique, évoque le travail thérapeutique à faire auprès des proches pour comprendre ce qui se joue dans le décès de leur proche. Le Dr Anna Ouranska estime de son côté que "les patients en général acceptent mieux l'idée de mourir que les familles ou les médecins". Enfin, Daniela Mosoiu, roumaine, s'est intéressée aux limites du modèle occidental des soins palliatifs quant il s'adresse à des personnes d'une autre culture. Elle a rappelé qu'aux Etats-Unis la mort est considérée comme "un problème biologique qui doit être résolu", que la culture orthodoxe enseigne "Rappelle-toi que tu vas mourir" et que d'autres cultures (Japon, Indiens d'Amérique) sont réticentes à en parler.

Le Quotidien du Médecin (Flavie Baudrier) 25/04/05

 

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Genographic : l'histoire de l'homme par la génétique

Le 13 avril dernier , la National Geographic Society lançait un programme de recherche baptisé Genographic visant à rechercher les origines de l'homme moderne.  Pour cela il prévoit de collecter l'ADN de 100 000 personnes appartenant aux "populations indigènes" afin d'établir la généalogie des populations humaines et la carte de leurs migrations depuis les origines. Le programme sera doté de "plus de 40 millions de dollars".

"Aujourd'hui encore, on a une idée très approximative des origines de l'homme moderne" estime Luigi Cavalli-Sforza, professeur émérite à l'université de Stanford. Ce généticien des populations a publié en 1994, la première carte des migrations de l'espèce intégrant des données génétiques. En 1993, il avait lancé un programme international d'étude des variations qui affectent le texte du génome humain. "Ces variations fondent la diversité génétique de l'humanité. Leur étude systématique permettra de mieux connaître l'histoire de l'homme" explique-t-il.

Plus d'infos : http://www.nationalgeographic.com/genographic/

Libération (Corinne Bensimon) 15 - 23/04/05 - Le Quotidien du Médecin (Sylvie Colin) 10/05/05

 

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