Revue de presse du jeudi 21/04/05
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USA : vers un réseau national des banques de sang de cordon

L'Institut américain IMNA (Institute of Medicine of the National Academies) préconise dans un rapport la création d'un réseau national de banques de sang de cordon ombilical. Aujourd'hui, aux Etats-Unis, 22 banques publiques - la plupart en relation avec des hôpitaux - collectent, stockent et redistribuent leurs échantillons sanguins, mais sans réelle coordination. Sur les 180 000 unités de sang de cordon ombilical inventoriées, seules 50 000 seraient utilisables, les autres contenant trop peu de cellules souches pour servir de transplants.

A la demande du Congrès américain, l'IMNA a établi un plan de restructuration de cette activité autour de deux axes majeurs : le National Cord Blood Policy Board, qui éditerait des règles communes pour la collecte et l'utilisation du sang de cordon ombilical, le Cord Blood Coordinating Center, plus spécifiquement chargé de la gestion des stocks. L'objectif est de parvenir à traiter 90% des 11 700 patients concernés chaque année en accroissant le stock utilisable.

En savoir plus sur les cellules souches de sang de cordon : consultez la Lettre n°60

S&T Presse 20/04/05

 

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 Échographie et dépistage : l'étude de deux sociologues

A l'occasion des journées de médecine foetale de Morzine, deux sociologues, Danielle Moyse et Nicole Diederich (Ecole des hautes études en sciences sociales) ont mené une enquête sur la pratique du diagnostic anténatal en France, publiée dans la revue Etudes. Des questionnaires ont été adressés à 147 praticiens et plus de 60 entretiens ont été menés avec des échographistes et obstétriciens.

Cette étude est publiée alors que la pratique de l'échographie obstétricale est en crise. Face à la judiciarisation de cette technique, le nombre de praticiens a nettement diminué ces trois dernières années ce qui a conduit à une inégalité d'accès aux échographies selon les régions. Selon les compagnies d'assurance médicale françaises, la France serait le pays où les plaintes pour non-dépistage de malformation au cours de la grossesse seraient les plus élevées. Rappelons que l'échographie permet de détecter 60 % des malformations. Un rapport des professionnels de l'échographie, dénonçant "cette médecine à deux vitesses", devrait être prochainement remis au ministre de la santé

Selon les sociologues D. Moyse et N. Diederich, cette situation n'est pas uniquement due à l'arrêt Perruche, même s'il a été un facteur déclenchant. L'affaire Perruche est intervenue dans un contexte où le diagnostic prénatal soulevait des difficultés matérielles et éthiques. Le Dr Thierry Farman, coordinateur au Sou Médical, explique que c'est le motif des plaintes qui a changé. Il y a moins de plainte pour absence de dépistage mais plus de plaintes qui mettent en cause l'absence de pronostic face au dépistage d'une anomalie.

Les sociologues s'inquiètent d'une autre évolution de l'échographie foetale qu'elles qualifient d'"eugénisme de précaution", c'est à dire la banalisation de l'interruption médicale de grossesse dès qu'il y a un doute sur "la qualité" du foetus.

Pour elles, il faudrait redéfinir les objectifs du diagnostic prénatal, et évaluer de nouveau ses avantages et inconvénients.

Sur ces sujets, consultez les dossiers Affaire Perruche, Dépistage prénatal et Eugénisme

Le Figaro (Martine Perez) 21/04/05

 

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Maternité : l’influence de l’âge du père

Une équipe de chercheurs français de l’Inserm vient de mettre en évidence l’importance de l’âge du père dans les fausses couches des futures mères. Ces fausses couches surviennent généralement avant la 20ème semaine de grossesse et près de la moitié sont dues à des anomalies chromosomiques de l’embryon. Les auteurs de cette étude parue dans l’American Journal of Epidemiology daté du 1er mai se sont appuyés sur une base de données réalisée dans les années 90 auprès de 5 000 femmes californiennes. D’après cette étude, il ressort que lorsque l’homme a plus de 35 ans, le risque de fausse-couche spontanée augmente de 30% quel que soit l’âge de la femme. Ce risque augmente progressivement avec les tranches d’âge.

Comme les ovules, les spermatozoïdes de l’homme « mûr » sont davantage porteurs de mutations. Si ces anomalies sont portées par le spermatozoïde qui féconde l’ovule, elles peuvent se retrouver chez l’embryon et provoquer une fausse couche spontanée.

Libération (Julie Lasterade) 21/04/05 – Le Nouvel Observateur (Cécile Dumas) 20/04/05 - Le Figaro (Catherine Petitnicolas) 22/04/05 - Le Quotidien du Médecin (Dr Guy Benzadon) 22/04/05

 

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