www.genethique.org

Revue de presse du mardi 19/04/05
Revue précédente

Page d'accueil

Article suivant

OMS : donner sa chance à chaque mère et chaque enfant

L'Organisation Mondiale de la Santé a publié le 7 avril dernier le Rapport sur la santé dans le monde, 2005 - Donnons sa chance à chaque mère et à chaque enfant. Il indique que près de 11 millions d'enfants de moins de cinq ans meurent chaque année de causes qui sont en grande partie évitables, dont 4 millions de nouveaux-nés. Par ailleurs, plus d'un demi-million de femmes meurent durant leur grossesse, lors de l'accouchement ou dans les jours qui suivent.
Ce rapport indique que pour réduire ce lourd tribut, conformément aux objectifs du Millénaire pour le développement, chaque mère et chaque enfant doivent pouvoir bénéficier de soins de santé pendant la grossesse, l'accouchement, la période néonatale et l'enfance.

Le rapport présente 7 chapitres intitulés :
- Mères et enfants sont importants et il en va de même de leur santé,
- Les obstacles aux progrès : relèvent-ils du contexte ou de la politique générale ?,
- De grandes attentes pour une grossesse à moindre risque,
- Accompagner 136 millions de naissances chaque année,
- Les nouveau-nés : on s’intéresse enfin à eux,
- Repenser les soins aux enfants : l’optique de la survie, de la croissance et du développement,
- Concilier la santé maternelle, néonatale et infantile et le développement des systèmes de santé

Le chapitre 3 définit les trois principaux volets des soins pendant la grossesse : dispenser des soins prénatals de qualité, éviter les grossesses non désirées et les prendre en charge, construire une société prête à venir en aide aux femmes enceintes.

Selon l'OMS, devant l’ampleur du phénomène des grossesses non désirées et les taux excessivement élevés d’avortements non médicalisés dans le monde, il devient essentiel d'intervenir pour assurer des services, une éducation et une information en matière de planification familiale, ainsi que des services d’avortement médicalisé, dans la mesure où ils sont autorisés par la loi.

Selon le rapport, sur les 46 millions d’interruptions de grossesse pratiquées chaque année dans le monde, environ 60 % le sont dans de "bonnes conditions de sécurité". Plus de 18 millions d’avortements non médicalisés sont donc pratiqués chaque année, en majorité en Amérique du Sud (34 avortements pour 1 000 femmes), puis l’Afrique de l’Est (31 pour 1 000 femmes), l’Afrique de l’Ouest (25 pour 1 000 femmes), l’Afrique centrale (22 pour 1 000 femmes) et l’Asie du Sud (22 pour 1 000 femmes).

Deux tiers des avortements non médicalisés concernent des femmes de 15 à 30 ans. Environ 2,5 millions d’avortements non médicalisés (soit près de 14 % du total) dans les pays en développement concernent des femmes de moins de 20 ans.

A peu près 350 femmes sur 100 000 risquent de mourir des suites d’un avortement non médicalisé, et 68 000 femmes perdent chaque année la vie dans ces conditions. Pour prévenir ces décès ainsi que les incapacités et les souffrances physiques et psychologiques qu’entraînent les avortements non médicalisés, le rapport juge qu'"il faut aussi garantir aux femmes l’accès, dans toute la mesure où la loi l’autorise, à des soins humains et de qualité, au moment de l’avortement et pendant la période qui lui fait suite".

Pour en savoir plus, consulter en ligne le rapport de l'OMS.

 

Revue de presse du mardi 19/04/05
Article précédent

Page d'accueil

Article suivant

Quelle pratique pour l'échographie foetale ?

Dans un rapport du Comité national technique de l'échographie de dépistage prénatal, remis prochainement au ministre de la Santé, l'Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) s'oppose à la réalisation d'échographies "souvenirs" réalisées sous forme de DVD. L'Afssaps explique que "les dispositifs médicaux d'échographies foetales sont strictement réservés à l'usage médical"et qu'une pratique des échographies "artistiques" entraîne "une exposition inutile", voire à risque, du foetus aux ultrasons.
En octobre dernier, l'Académie de médecine avait déjà fait part de ses "plus extrêmes réserves" face à cette pratique (cf. revue de presse du 06/10/04).

Le rapport du Comité national technique de l'échographie de dépistage prénatal aborde également les questions tarifaires de l'échographie de dépistage prénatal. Avant la remise de ce rapport, une trentaine de Centres pluridisciplinaire de diagnostic prénatal (Cpdpn) et trois sociétés scientifiques* viennent de publier un communiqué dénonçant les tarifs appliqués dans la nouvelle classification commune des actes médicaux (Ccam). Selon eux, le dépistage prénatal est "en péril".

* le Collège français d'échographie foetale (Cfef), le Collège national des gynécologues obstétriciens français (Cngof) et la Société francophone pour l'application des ultrasons à la médecine et à la biologie (Sfaumb).

  La Croix (Pierre Bienvault) 19/04/05 - Le Quotidien du Médecin 19/04/05 - Le Monde (Paul Benkimoun) 26/04/05

 

Revue de presse du mardi 19/04/05
Article précédent

Page d'accueil

Article suivant

Importation de maïs transgénique : l'Europe face aux Etats-Unis

En mars dernier, le groupe suisse Syngenta, leader mondial de l'agrochimie, reconnaissait avoir vendu par erreur aux Etats membres de l'Union européenne un maïs génétiquement modifié non autorisé, le BT 10.
Vendredi 15 avril, Bruxelles a décidé d'imposer aux exportateurs américains de gluten de maïs un rapport d'analyse certifiant que le gluten ne contient pas de BT10. La firme doit communiquer dans les prochains jours sa méthode de détection qui sera vérifiée par le Centre commun de recherche. Cette mesure a été jugée "exagérée" par les Etats-Unis qui assure que le BT10 ne présente pas de danger pour la santé, la sécurité et l'environnent.
Pour le moment, les exportations américaines de gluten de maïs sont bloquées. Ce sont 3,5 millions de tonnes de gluten de maïs qui sont exportées des Etats-Unis vers l'Europe chaque année, ce qui représente près de 350 millions d'euros.

Un an après l'entrée en vigueur de la réglementation sur l'étiquetage obligatoire des produits OGM dans l'Union européenne, Greenpeace France se félicite que sur les 80 000 produits alimentaires vendus en France, seule une trentaine contient des organismes génétiquement modifiés.

  Libération (Julie Majerczak) 19/04/05

 

Revue de presse du mardi 19/04/05
Article précédent

Page d'accueil

Revue suivante

Congrès francophone sur la contraception

Le week-end dernier, s'est tenu à Bâle le quatrième congrès de la société francophone de contraception, présidée par le Dr David Serfaty et sous la présidence de Lucien Neuwirth.

Le Pr Etienne-Emile Baulieu a exposé ses travaux récents sur le RU 486. D'autres ont présenté leurs études sur l'influence de la contraception sur le poids (Pr Ulysse Gaspard, Belgique), sur la qualité de vie, ou les maladies dermatologiques (Dr Michel Faure, Lyon).

Rappelant que 11 000 IVG ont été pratiquées en France sur des mineures en 2002, le Dr Serfaty est intervenu sur le recours au stérilet. Il a expliqué qu'il n'a aucune conséquence sur la fertilité future des femmes n'ayant pas eu d'enfant "à condition de prendre toutes les précautions nécessaires" mais qu'il n'est pas recommandé aux femmes présentant un haut risque de maladies sexuellement transmissibles.

Le Figaro (Sophie Huet) 19/04/05

 

Abonnez-vous à la revue de presse quotidienne et/ou au bulletin mensuel, c'est gratuit !

 

 

 

© genethique.org

 
Les articles présentés sont une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir.
Les informations transmises dans la revue de presse quotidienne représentent toutes les opinions exprimées sur l’actualité bioéthique. Celles-ci ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.