Revue de presse du lundi 18/04/05
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Belgique : des kits "d'euthanasie" en vente dans les pharmacies

Les médecins généralistes belges pourront désormais se procurer en pharmacie, un "kit" contenant les produits et les matériels d'injection nécessaires pour pratiquer des euthanasies à domicile. Le coût du coffret est d'environ 60 euros et le médecin est tenu de rapporter à la pharmacie les produits non utilisés en raison de leur dangerosité, explique le quotidien Le Soir. 

Rappelons qu'en septembre 2002, la Belgique est devenue le 2ème pays après les Pays-Bas à dépénaliser l'euthanasie. La loi précise que l'euthanasie ne peut avoir lieu que si le patient est affligé d'une "souffrance physique ou psychique constante et insupportable" des suites d'une "affection accidentelle ou pathologique incurable" et "se trouve dans une situation médicale sans issue". La chaîne de télévision RT1-TVi rappelle que 40% des euthanasies en Belgique se pratiquent à domicile.

Le Nouvel Observateur 18/04/05 - Libération 19/04/05

 

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A propos de l'éthique médicale

Le Quotidien du Médecin a accordé une interview à Bruno Cadoré, provincial des dominicains de France, médecin, professeur agrégé d'éthique médicale et fondateur du centre d'études médicales de Lille, sur les dossiers qui attendent le prochain pape en matière d'éthique médicale.

Pour Bruno Cadoré, il n'y a pas eu sous le pontificat de Jean-Paul II d'immobilisme en matière d'éthique mais l'Église a mené une réflexion d'éthique fondamentale. "Veritatis Splendor" et "Evangelium vitae"  forment une reprise théologique de la pensée de l'Église sur les questions qui font débat aujourd'hui. Il rappelle également que Jean-Paul II a soutenu des positions d'éthique sociale et d'éthique sociopolitique extrêmement fermes et importantes.

Bruno Cadoré explique que l'éthique médicale ne se limite pas uniquement aux questions de manipulation ou de fabrication biotechnologiques mais se soucie également de l'éthique du soin des personnes âgées, de la place des enfants handicapés etc...

Sur les questions telles que la contraception, l'interruption médicale de grossesse, l'aide à la procréation etc... Bruno Cadoré reconnaît que certains médecins "se sentent en porte à faux, en tous cas avec les conclusions apportées par l'Église sur ces sujets". Il estime donc nécessaire de rappeler que l'éthique ne se réduit pas à une opinion finale mais que "l'éthique, c'est de dire comment, à partir de quelles argumentations, on peut essayer de penser par soi même". Il souhaiterait que les enseignements d'"Humanae Vitae" sur la "perception de ce qu'est l'amour humain, de ce qu'est la personne, de l'intégration du corps dans la perspective de la dignité de la personne" soient diffusés auprès du public médical.

Face aux questions morales qui se posent aujourd'hui , Bruno Cadoré estime que "la seule manière de s'en sortir c'est de faire le pari que c'est au nom de la vie que l'on essaye de travailler et de voir clair, que c'est au nom de la vie aussi qu'il faut construire des communions entre les hommes". Il estime qu'il faut bâtir suffisamment de joie et de confiance pour que les gens "fassent ensemble le pari de la vie sans être enfermés dans des choix circonstanciels contradictoires, des choix qui les dressent les uns contre les autres".

Il conclut donc que le prochain pape devra "inviter les assemblées de croyants à se construire dans le soutien mutuel en face des difficultés de l'existence". Il explique enfin que les positions de l'Église doivent être connues car elles soutiennent l'existence humaine.

Par ailleurs, le Quotidien du Médecin publie un petit abécédaire des principaux points de la doctrine catholique en matière d'éthique médicale, extraits du "Catéchisme de l'Église".

  Le Quotidien du Médecin (Christian Delahaye) 18/04/05

 

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La viande de boeuf cloné est-elle dangereuse ?

Le débat sur la consommation de viande ou de lait issus de bovins clonés rebondit. La semaine dernière, Xiangzhong Yang de l'Université du Connecticut et ses collègues japonais du Kagoshima Prefectural Cattle Breeding Institute expliquaient que le lait et la viande d'animaux clonés étaient identiques, tant au niveau de la production que de la composition, que ceux provenant d'animaux obtenus par reproduction naturelle et élevés dans les mêmes conditions. Cette étude a été publiée dans les Proceedings of the National Academy of Sciences.

Cependant, certains chercheurs remettent en cause les résultats de cette étude jugeant le nombre de bovins inclus dans cette étude trop faible : 2 clones d'un taureau et 4 clones de vaches laitières. Aux Etats-Unis la Food and Drug Administration (FDA) interdit pour le moment l'introduction dans la chaîne alimentaire de produits issus d'animaux clonés faute de données scientifiques suffisantes. En 2002 un rapport publié par la National Academy of Science (NAS) avait conclu à l'innocuité des produits issus d'animaux clonés mais réclamait plus d'informations sur leur composition. 

Info Science 15/04/05

 

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