| Revue de presse du lundi 04/04/05 | ||||
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Jean-Paul II et la culture de vie |
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Il n'a pas craint d'aller à contre courant de l'évolution des mœurs, de prêcher un humanisme exigeant fondé sur le respect inconditionnel de l'être humain quel que soit son âge et sa santé, rejetant la procréation médicalement assistée et les manipulations génétiques, condamnant l'avortement et l'euthanasie. Son discours clair invitait les hommes de bonne volonté à rejeter tout ce qui peut porter atteinte à la vie humaine. Notons quelques
unes de ses citations : "On se trouve devant une contradiction surprenante : en un temps où l'on proclame solennellement les droits inviolables de la personne et où l'on affirme publiquement la valeur de la vie, le droit à la vie lui même est pratiquement dénié et violé, spécialement à ces moments les plus significatifs de l'existence que sont la naissance et la mort... Une conception de la liberté totalement individualiste finit par être la liberté des "plus forts" s'exerçant contre les faibles près de succomber..." "Je confirme que tuer directement et volontairement un être humain innocent est toujours gravement immoral..." "Je déclare que l'avortement direct, c'est à dire voulu comme fin ou comme moyen, constitue toujours un désordre moral grave, en tant que meurtre délibéré d'un être humain innocent [...] aucune circonstance, aucune finalité, aucune loi au monde ne pourra jamais rendre licite un acte qui est intrinsèquement illicite parce que contraire à la loi de Dieu...." "Il faut distinguer de l'euthanasie la décision de renoncer à ce qu'on appelle "l'acharnement thérapeutique". "Je confirme que l'euthanasie est une grave violation de la loi de Dieu, en tant que meurtre délibéré moralement inacceptable d'une personne humaine..." " Il est vrai que dans l'histoire on enregistre des cas où des crimes ont été commis au nom de la "vérité". Mais au nom du "relativisme éthique", on commet des crimes non moins graves et des délits non moins radicaux de la liberté". "La tolérance légale de l'avortement et de l'euthanasie ne peut en aucun cas s'appuyer sur le respect de la conscience d'autrui, précisément parce que la société a le droit et le devoir de se protéger contre les abus qui peuvent intervenir au nom de la conscience et sous le prétexte de la liberté..." "L'avortement et l'euthanasie sont des crimes qu'aucune loi humaine ne peut prétendre légitimer". Dans un communiqué, Gian Luigi Gigli, président de la Fédération Internationale des Associations de Médecins catholiques (FIAMC) a rendu un vibrant hommage à Jean-Paul II. Il a rappelé que le pape était une référence pour tout le personnel de la santé. |
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Le Figaro 02/04/05 - Libération 04/04/05 - La Croix (Jean Potin - Michel Kubler) 04/04/05 - Le Monde (Henri Tincq) 04/04/05 |
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Jérôme Lejeune et Jean-Paul II : plus qu'une amitié |
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Cette visite, placée sous haute surveillance, réunissait simplement la famille du scientifique et 3 personnes handicapées. Ce geste avait une signification très politique souligne Jean-Marie Le Méné, gendre du professeur et président de la Fondation Jérôme Lejeune : "il a voulu montrer à la France que Jérôme Lejeune était un exemple d'apostolat du laïc, à la fois un grand scientifique et un homme qui n'a jamais renié ses convictions sur le respect de la vie". Jérôme Lejeune, nommé à l'Académie pontificale des sciences par Paul VI avait rencontré le pape Jean-Paul II peu après son élection. |
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Le Figaro (Sophie Roquelle) 04/04/05 |
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Accepter l'enfant malformé |
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Celui-ci fait un point sur l'évolution des malformations néonatales. Il dénonce le nombre important d'amniocentèses pratiquées en France et rappelle qu'il s'agit d'un examen invasif entraînant des fausses couches. Il rappelle également que l'amniocentèse ne peut pas révéler toutes les maladies, notamment les maladies dominantes à expression tardive (cf revue de presse du 29/03/05) En matière d'évolution, il constate qu'à Paris, 44% des grossesses sont interrompues après un diagnostic prénatal, 90% d'entre elles concernent des malformations graves, létales ou induisant de lourds handicaps mentaux. Par conséquent, 56% des couples acceptent un enfant malformé. Certaines anomalies sont réparables à la naissance tels le bec de lièvre, les doigts surnuméraires... Seulement 7% des femmes décident de mettre au monde un enfant trisomique... Il estime que ces choix sont liés au fait que "l'on a pris conscience que le foetus a une valeur inestimable et que l'idée de la protection de l'enfant conçu fait du chemin". Il souligne aussi que "la famille et la société acceptent mieux le handicap qu'auparavant". Enfin, il constate que "le public a foi dans les futures thérapies des maladies génétiques". NDLR : Nous attirons l'attention du lecteur sur le fait que selon ces chiffres, 93% des femmes qui savent qu'elles attendent un enfant trisomique avortent. On s'étonne dès lors que l'auteur puisse dire que la "société accepte mieux le handicap qu'auparavant et que la protection de l'enfant conçu fait du chemin"... |
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Le Quotidien du Médecin (Annie Thiébart) 04/04/05 |
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