Revue de presse du lundi 27/09/04
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Fin de vie : entre "laisser mourir" et "faire mourir"

Dans sa proposition de loi, Jean Léonetti, président de la mission parlementaire sur la fin de vie, propose "un droit à laisser mourir", une sorte de "troisième voie" consensuelle entre la légalisation de l'euthanasie qui revient pour lui à "faire mourir" et le statu quo. Ainsi le malade qui "souffre trop" peut refuser l'acharnement thérapeutique et a "droit au refus de traitement". Dans son exposé des motifs, la mission précise qu'"en autorisant le malade conscient à refuser tout traitement, le dispositif viserait implicitement le droit au refus à l'alimentation artificielle, celle-ci étant considérée (...) comme un traitement". Ainsi le médecin est autorisé "à limiter ou arrêter tout traitement, lorsque le malade, en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable, quelle qu'en soit la cause, le décide".

Pour l'association "Faut qu'on s'active" ce n'est pas suffisant. Elle doit prochainement présenter une proposition de loi "d'initiative populaire" pour que soit introduit dans le code pénal "une exception d'euthanasie". Cette proposition, intitulée Loi Vincent Humbert, a été signée hier par Marie Humbert, et le Dr Jean Cohen président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité qui milite pour l'euthanasie. Pour Jean Léonetti, il est important de conserver le consensus politique obtenu par la mission sur les questions de fin de vie : "ne détruisons pas une énorme avancée en voulant aller plus loin, trop loin, avec le risque de casser un équilibre fragile".

Libération 25/09/04 - Le Figaro 25/09/04 - Le Monde (Sandrine Blanchard, Cécile Prieur) 25/09/04 - - Le Quotidien du Médecin (Stéphane Hasendahl) 28/09/04

 

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Première naissance après greffe d'ovaire congelé
En avril dernier, la presse annonçait la première grossesse au monde après greffe de tissu ovarien cryopréservé (cf. revue de presse du 28/04/04). Aujourd'hui, elle fait part de la naissance le 23 septembre dernier d'une petite fille de 3,720 kg, Tamara.

En juillet 1997, l’équipe du Pr. Jacques Donnez de la clinique Saint-Luc (Bruxelles) prenait en charge une patiente de 25 ans atteinte d'un lymphome hodgkinien avancé qui nécessitait une chimiothérapie et radiothérapie lourdes. Avec ce type de traitement, le taux de ménopause précoce et de stérilité est estimé à plus de 80 %. Ainsi, l'équipe médicale avait prélevé en début de traitement une partie des ovaires de la jeune femme pour les conserver congelés. Cinq ans plus tard, la patiente bénéficiait d'une greffe de ses propres tissus ovariens. Quelques mois plus tard, elle était enceinte... D'après le Dr Donnez ce serait bien la greffe qui aurait permis la grossesse et non un redémarrage naturel des ovaires.

Cette naissance marque le premier succès pour cette technique d'autogreffe d'ovaire congelé.

Ces différentes étapes du traitement sont décrites dans la revue The Lancet, dans l'article Livebirth after orthotopic transplantation of cryopreserved ovarian tissue en ligne sur son site Internet.

Libération 24/09/04 - Le Figaro (Cyrille Louis) 25/09/04 - Le Quotidien du Médecin (Dr Isabelle Catala) 27/09/04

 

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Quelles voies thérapeutiques pour guérir la rétine ?

La revue scientifique Cloning and Stem Cells publie les travaux d'une équipe américaine qui a obtenu la différenciation de cellules souches embryonnaires humaines en cellules de l'épithélium pigmentaire de la rétine.
La recherche, menée notamment par la société de biotechnologies Advanced Cell Technology (Massachusetts), a utilisé trois des 22 lignées de cellules souches embryonnaires autorisées par l'Administration Bush en 2001 mais aussi des lignées plus récentes cultivées dans un laboratoire privé. Des tests devront bientôt être conduits chez l'animal.

Les cellules de l'épithélium pigmentaire de la rétine, très spécialisées, sont indispensables à la vision puisqu'elles alimentent et entretiennent les cellules photoreceptrices de l'oeil. Leur destruction est ainsi responsable de maladies comme la dégénérescence maculaire lié à l'âge ou la rétinite pigmentaire, susceptibles de rendre aveugle.

Déjà en juillet 2002, des chercheurs américains montraient que des cellules souches adultes issues de la moelle osseuse permettraient un jour de soigner certaines maladies des yeux. Ils avaient mené leurs expériences sur des souris rendues aveugles un mois après leur naissance par une détérioration des vaisseaux sanguins de l'oeil. Après avoir injecté dans leurs yeux des cellules souches issues de la moelle osseuse, ils avaient constaté que ces cellules s'étaient mêlées aux cellules de la rétine pour former de nouveaux vaisseaux sanguins (cf. revue de presse du 29/07/02).

The Wall Street Journal 23/09/04 -

 

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