Revue de presse du jeudi 23/09/04
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Don d'embryons : une aberration ?

La psychanalyste Geneviève Delaisi de Parseval et Pauline Tiberghien, gynécologue-obstétricienne et responsable d'un centre d'aide à la procréation, reviennent sur les naissances, cet été, de deux enfants suite à un don d'embryon (cf. revue de presse du 18/06/04). Elles s'interrogent sur "la bombe à retardement qu'est le don anonyme d'embryon", "expérimentation pour le moins hasardeuse dans l'art de donner la vie". 

En France, la loi ne prévoit pas de limiter le nombre d'embryons à créer dans le cadre de l'assistance médicale à la procréation. Les embryons crées mais non réimplantés dans l'utérus maternel sont congelés, ce sont les embryons surnuméraires. On dénombre environ 200 000 embryons congelés et chaque année 20 000 de plus. Ceux qui ne font plus l'objet d'un projet parental peuvent être donnés à un couple stérile. En décembre 2002, 2 826 embryons étaient disponibles provenant de 756 couples suite à une fécondation in vitro.

Geneviève Delaisi de Parseval et Pauline Tiberghien dénoncent les "apories éthiques inextricables engendrées par la loi de bioéthique française" qui interdit la réimplantation post mortem d'embryon dans le cas d'un couple dont le mari est mort, la pratique des "mères porteuses", et le double don de gamètes mais autorise le recours au don d'ovocyte. Pour elles, "la loi bioéthique fait ici de nouveau alliance à la fois avec le mensonge et le déni" en créant pour l'enfant né du don d'embryon une fausse filiation. Les auteurs expliquent que c'est la sacralisation de l'embryon qui a conduit à conserver les embryons surnuméraires et à encourager ainsi le don d'embryons pour ne pas les détruire. Comparant le don d'embryon à l'accouchement sous X, les auteurs de l'article s'interrogent sur les blessures de ces enfants issus d'embryons "donnés-abandonnés" quant à leur origine. Pour elles, "il est irresponsable de sous-estimer les "dommages collatéraux" de cette situation inédite" .

Libération 23/09/04

 

Revue de presse du jeudi 23/09/04
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Déficiences et handicaps d'origine périnatale

A propos de l'article publié hier sur l'expertise de l'Inserm concernant les déficiences et handicaps d'origine périnatale, il nous semble important de préciser que le handicap d'origine périnatale est défini comme un handicap dont la cause se situe pendant la vie intra-utérine après 22 semaines d'aménorrhée (selon l'OMS) et jusqu'à 28 jours après la naissance. On estime qu'environ 50% des déficiences et handicaps de l'enfant pourraient trouver leurs origines au cours de cette période périnatale.

Pierre-Yves Ancel, épidémiologiste, explique que trois types d'évènements sont en cause dans la survenue de déficiences d'origine périnatale :
- la prématurité (en particulier la grande prématurité : naissance avant 32 semaines d'âge gestationnel)
- les accidents neurologiques du bébé à terme
- les pathologies menaçant le développement cérébral

Le chercheur évoque les "questions légitimes" qui se posent sur le coût de la survie des grands prématurés.

Lire en ligne le rapport de l'Inserm "Déficiences et handicaps d'origine périnatale. Dépistage et prise en charge".
 

Le Quotidien du Médecin (Flavie Baudrier) 23/09/04

 

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