Revue de presse du jeudi 09/09/04
Revue précédente

Article suivant

L'avortement face au droit à la vie

A la lecture d'un article d'un journal martiniquais expliquant que "plus de trois grossesses sur 10 sont interrompues" et que "les chiffres parlent" d'eux-mêmes, les docteurs Eliane Catorc et Claudine Catorc, respectivement généraliste et gynécologue, réagissent : que disent vraiment ces chiffres ?


La raison donnée est toujours la même : le manque d'information sur la contraception et les moyens d'y accéder. Les médecins déplorent qu'on n'explique jamais cette augmentation comme "la conséquence logique de la mentalité contraceptive développée au cours des dernières années, avec toutes ces dérives". Ainsi, l'IVG est devenu un droit fondamental et "perçu comme une solution de réserve tout à fait acceptable". Les médecins montrent comment de la dépénalisation de l'avortement, on est passé "à l'étonnante revendication de la liberté d'avorter et à l'exigence d'une prise en charge par notre société".

Face à la revalorisation du forfait IVG (+ 30%), les deux médecins dénoncent l'hypocrisie avec laquelle on déplore "le dramatique constat de l'élévation constante du nombre d'avortements" alors que tout est fait pour rendre sa pratique plus attractive et plus lucrative pour les cliniques.

Les questions de fond ne sont pas posées : quelles sont les conséquences de l'avortement pour la femme, le couple, la famille, la société ? Pour elles, "tout est véritablement mis en oeuvre pour anesthésier nos consciences" car "on voudrait oublier que l'avortement est un acte destructeur".

Et face au droit à l'avortement, "qu'en est-il du premier droit de l'homme, celui à la vie, celui sans lequel tous les autres, dont nos sociétés se font les champions, sont caducs" ?

Notre liberté consiste-t-elle "à échapper au poids de nos actes ou à consentir à notre responsabilité ?". Les médecins regrettent qu'à force de ne plus donner de sens à nos actes, nous vivons "à la surface de notre être, (et) nous en sommes terriblement appauvris".

La Croix 09/09/04

 

 
Revue de presse du jeudi 09/09/04
Article précédent

Revue suivante

Les OGM discutés à Bruxelles

La Commission européenne a renoncé hier à adopter son projet de directive sur le taux maximum d'OGM tolérable dans les lots de semence de maïs et de colza. Le texte prévoit une limite de 0,3 %, les associations et le Parlement européen demande de la fixer à 0,1 %, les industriels à 0,5%. Il appartiendra à la prochaine présidence de trancher.

La Commission a donné son accord à l'importation et à la transformation dans l'Union européenne du colza transgénique GT 30, commercialisé par Monsanto. Les ministres de l'Environnement des 25 états membres devront valider cet accord par un vote. Ce colza, résistant à un herbicide (produit lui-aussi par Monsanto !), a reçu un avis favorable de l'Agence européenne de sécurité des aliments. Au Canada, ce colza est cultivé sur 2,2 millions d'hectares, soit la moitié des surfaces canadiennes de colza, aux Etats-Unis sur 200 000 hectares.

La Commission européenne a également autorisé la commercialisation dans l'Union européenne de 17 variétés du maïs transgénique Mon 810, fabriqué par Monsanto, destiné à l'alimentation animale.

Le Figaro (Marc Mennessier) 09/09/04 - Libération 09/09/04 - La Croix 09/09/04 - Le Quotidien du Médecin 10/09/04 - Le Monde (Rafaële Rivais) 10/09/04

 

Abonnez-vous à la revue de presse quotidienne et/ou au bulletin mensuel, c'est gratuit !