Revue de presse du jeudi 02/09/04
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Le clone n'est pas un don

La technique du clonage n'est autre qu'une volonté de "produire du matériel humain à des fins instrumentales", explique l'écrivain et auteur Jean-François Bouthors dans La Croix. On le compare parfois au don d'organe mais c'est en fait très différent car le mot "don" "introduit une volonté libre, celle de celui qui donne". Or le clonage réduit "la chair de l'homme à un matériel reproductible" ce qui constitue, pour l'auteur, une régression absolue. Il faut "refuser et combattre" "cette forme d'asservissement de l'homme".

L'autorisation britannique de recourir au clonage d'embryons humains à des fins thérapeutiques s'appuie sur une conception de l'embryon auquel on ne reconnaît pas de dignité humaine. De la même façon, déplore l'auteur, la dignité qu'on accorde à l'enfant à naître dépend du projet qu'on a sur lui.

J-F Bouthors montre que l'homme à la recherche de la toute puissance détourne les techniques d'"une véritable intelligence des contraintes du réel" et prévient que "cette volonté d'ignorer les limites du réel conduit à l'inhumanité".

La Croix 02/09/04

 

 
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Les risques de l'AMP et de la génétique

François Olivennes, responsable de l'unité de médecine de la reproduction de l'hôpital Cochin (Paris), regrette le comportement de "certains généticiens français" qui montrent les risques de l'assistance médicale à la procréation (AMP). Il rappelle que le but de l'AMP est d'aider des couples stériles à avoir des enfants et, pour lui, les dérives à craindre viennent plus de la génétique, elle-même, que des techniques de l'AMP.

Il appelle les généticiens à mettre en place des "garde-fous des risques de leur propre discipline". Prenant l'exemple des "bébés médicaments", des tests génétiques prédictifs, des tests prénataux, il interroge : sont-ils des dérives de l'AMP ou de la génétique ? Pour lui, les questions éthiques soulevées par la génétique sont bien plus grandes que celle de l'AMP. Il montre que les dérives sont d'autant plus faciles dans le domaine des tests génétiques qu'ils sont très facilement délocalisables dans n'importe quel laboratoire du monde.

Le Monde 02/09/04

 

 
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Sperme congelé : "une première" française

Dans le Courrier des lecteurs du Monde, Rafaël Lévy revient sur l'article de la revue Human Reproduction d'avril 2004 qui annonçait qu'une équipe britannique détenait le record de la plus longue conservation de sperme ayant abouti à la conception d'un enfant par ICSI (injection intracytoplasmique de spermatozoïdes) (cf. revue de presse du 25/05/04). L'ICSI consiste à injecter directement un seul spermatozoïde dans un ovocyte.

Elle explique que ce "record" est en fait détenu par une équipe française qui n'a jamais rien publié, n'y voyant pas "d'intérêt scientifique majeur". En 1973, une équipe française a congelé le sperme d'un jeune garçon de 13 ans, atteint de la maladie d'Hodgkin. Cette intervention est alors réalisée par le Pr David, pionnier de la congélation du sperme. A la suite du traitement, le jeune garçon est guéri et stérile. Plus tard, après deux tentatives de fécondation in vitro sans succès, le jeune homme et sa femme se tournent vers l'ICSI. Cinq embryons sont alors conçus, trois sont réimplantés qui aboutissent à la naissance de jumeaux en 1997. Deux sont encore congelés.

Le Monde 02/09/04

 

 
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Grande-Bretagne : hausse record des avortements 

Avec 181 600 avortements en 2003, soit une hausse de 3,2 %, la Grande-Bretagne n'a jamais enregistré un nombre aussi élevé d'avortements dans son pays. Sur 1 000 femmes entre 15 et 44 ans, 17,5 ont subi une interruption volontaire de grossesse.

Le Quotidien du Médecin 02/09/04

 

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