Revue de presse du mercredi 20/10/04
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L'Eglise et l'embryon : idéalisme ou pragmatisme

Dans le courrier des lecteurs de La Croix, Brice de Malherbe revient sur un commentaire de Michel Kubler dans le supplément Science et Ethique du 5 octobre 2004. 

Brice de Malherbe réfute le terme "idéaliste" pour parler de la doctrine de l'Eglise considérant le meurtre délibéré d'un embryon comme un avortement. Il rappelle que l'idéalisme est "soit une position tellement porteuse d'idéal qu'elle est irréaliste, soit une position philosophique tendant à réduire l'existence à la seule pensée." 

Or l'Eglise  part de la réalité, l'embryon vivant, "un nouvel être humain qui se développe pour lui même" dès la fécondation, "qui ne sera jamais rendu humain si il ne l'est pas dès lors".(Congrégation pour la doctrine de la foi, Déclaration sur l'avortement provoqué, nn 12-13). L'embryon existe avant et indépendamment du regard que la société porte sur lui. A l'opposé, "la position utilitariste témoigne d'un idéalisme des plus extrêmes en donnant aux mêmes embryons un statut à géométrie variable à partir du seul projet idéal des parents".

Brice de Malherbe montre la position pragmatique de l'Eglise qui reconnaît la difficulté de trancher les débats sur "la qualification de l'embryon comme personne humaine" mais déclare que "la seule probabilité de se trouver en face d'une personne suffirait à justifier la plus nette interdiction de toute intervention conduisant à supprimer l'être humain".(encyclique Evangelium Vitae). Il poursuit : "On peut se permettre un doute théorique ; dans la pratique, toutefois, il n'y a pas de troisième voie possible entre le respect de l'embryon et sa chosification".

La Croix 20/10/04 

 

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Sénat : loi sur le handicap

Le projet de loi sur l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées est examiné en deuxième lecture au Sénat. Les sénateurs débattront de l'organisation institutionnelle qui attribuera la prestation de compensation universelle. "Nous avons fait le choix de la proximité en choisissant le département et en créant un guichet unique" explique Marie-Anne Monchamp, secrétaire d'état aux personnes handicapées. La future Caisse Nationale de Solidarité pour l'autonomie recevra les financements destinés aux personnes handicapées pour ensuite allouer les crédits aux départements en veillant à une égalité de traitement sur tout le territoire. Mme Monchamp estime que les financements sont assurés pour les 5 ans qui viennent.

Le Sénat devrait également se pencher sur l'Allocation Adulte Handicapé (AAH). Les associations souhaitent un revenu égal au SMIC pour les personnes handicapées qui ne peuvent pas travailler. Mme Monchamp propose d'intégrer à l'AAH une "compensation pour impossibilité de travailler" afin d'éviter d'entrer dans une "politique de minima sociaux".

Le Monde 20/10/04 - Le Quotidien du médecin (Sandrine Blanchard) 20/10/04 - Libération (BG) 20/10/04 

 

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