Revue de presse du lundi 22/11/04
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Clonage à l'ONU : pas de convention universelle mais une déclaration

La session de la sixième commission de l'Assemblée générale de l'ONU, chargée d'élaborer une convention internationale interdisant le clonage humain, s'est achevée vendredi 19 novembre sans avoir réussi à trouver un accord sur le texte de cette convention.

La communauté internationale est restée divisée entre les partisans de l'interdiction de toute forme de clonage (reproductif et thérapeutique) derrière le Costa Rica suivi par 62 pays (dont les Etats-Unis) et les partisans de l'interdiction de clonage reproductif uniquement derrière la Belgique suivie par 22 pays (dont la France et le Royaume-Uni).

Vendredi, l'Italie a proposé un projet de résolution qui invite les États membres à "interdire toute tentative de créer la vie humaine par le clonage et toute recherche visant à y parvenir". On ne sait pas encore si ce texte sera contraignant pour les États.  

Finalement, la commission a décidé de créer un groupe de travail chargé d'élaborer une "déclaration des Nations Unies sur le clonage" sur la base du texte italien. Les discussions reprendront en février.

Pour consulter les textes, cliquer ici.

La Croix (Pascale Puthod) 22/11/04 - Nouvelobs.com 22/11/04 - Le Monde 23/11/04

 

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Une patiente hémiplégique soignée par ses cellules souches

Le Dr Hans Fernando Dohmann, directeur de l'hôpital Pro-Cardiaco de Rio de Janeiro ( Brésil), a annoncé qu'une patiente de 54 ans victime d'une hémorragie cérébrale a pu retrouver l'usage de la marche et de la parole grâce à une greffe de cellules souches issues de la moelle osseuse de son bassin, injectées dans son cerveau.  L'opération a eu lieu 5 jours après l'hémorragie qui l'avait rendue hémiplégique et muette.

Les cellules souches de la moelle osseuse implantées dans le cerveau ont entraîné une revascularisation de la région cérébrale lésée ce qui a permis de régénérer les neurones.

Le Dr Dohmann a indiqué à la presse que c'est la première fois que les cellules souches adultes s'avéraient efficaces dans la récupération de patients victimes de troubles vasculaires.
"Même si une expérience avec une seule personne dans le monde ne veut pas dire que ce résultat se répétera sur d'autres patients, je dirais que nous sommes dans une nouvelle ère dans la recherche du traitement de cette maladie" explique le Dr Dohmann qui va réitérée l'expérience sur 14 autres patients.

Le Dr Dohmann est connu dans le domaine de la thérapie cellulaire notamment par la publication l'an dernier dans la revue Circulation d'un article sur l'injection réussie de cellules souches adultes à des malades cardiaques (cf. revue de presse du 02/09/03).

Le Figaro 20/11/04 - Nouvelobs.org 19/11/04 - Le Soir 22/11/04

 

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Le gouvernement s'engage à recruter des donneurs de moelle osseuse

Jeudi 18 novembre, Philippe Douste-Blazy, ministre de la Santé, a présenté ses mesures pour améliorer l’activité de greffe de moelle osseuse en France et répondre aux besoins des patients. Dès 2005, l’État s’engage à recruter 100000 nouveaux donneurs en 10 ans pour le fichier français des volontaires au don de moelle osseuse, à raison de 10000 donneurs nouveaux par an. L'Établissement français des greffes, future agence de la biomédecine, chargé de cette mission va être doté de 2,6 millions d'euros supplémentaires.

Pour guérir certaines maladies graves et notamment des maladies hématologiques malignes, comme les leucémies, le médecin peut procéder à une allogreffe de moelle osseuse. Lorsqu’un tel traitement est envisagé, le médecin va d’abord chercher un donneur dans la fratrie. On parle alors de greffe intrafamiliale ou d’allogreffe apparentée de moelle osseuse. Mais en l'absence de donneur familial, le médecin fait appel au fichier mondial des volontaires au don de moelle osseuse qui compte près de 9 millions de donneurs, dont 130 000 sont issus de l’actuel fichier français. En 2003, 68.3 % des allogreffes de moelle osseuse ont été intrafamiliales, 31,7 % ont été réalisées en faisant appel aux fichiers  de donneurs (1/4 du fichier français, 3/4 du fichier mondial). Ce recrutement devrait conduire à augmenter le taux d’allogreffes non apparentées réalisées à partir du fichier français de 25 % à 50 %.

Un projet pilote sera lancé sur deux villes, Marseille et Montpellier, afin de faciliter l’accueil des donneurs de moelle osseuse dans les centres donneurs de l’Établissement Français du Sang et des établissements de soins.

Pour les malades qui n’auront jamais de donneur compatible en raison de l’extrême complexité du système d’identité tissulaire, la greffe de sang placentaire constitue une alternative thérapeutique (il y a aujourd’hui 5000 unités de sang placentaire en France et 170000 dans le monde). Lors de l'accouchement, il est possible de prélever le sang contenu dans le cordon ombilical, riche en cellules souches et utilisables pour la greffe sans aucun dommage pour le nouveau né. Ces cellules ont, par rapport, à celles de la moelle, l’avantage d’une meilleure tolérance : une stricte compatibilité donneur/receveur n’est donc pas nécessaire. Jusqu'à maintenant, seules les villes de Bordeaux et Besançon assurent la collecte du sang placentaire. Dès 2005, deux maternités supplémentaires assureront cette collecte : à Toulouse et à Créteil.

Le Quotidien du Médecin (Stéphanie Hasendhal) 22/11/04 - Le Figaro 19/11/04

 

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