Revue de presse du mardi 16/11/04
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Des cellules souches adultes pour les dents

Le ligament parodontal est un tissus fibreux et élastique qui non seulement soutient et nourrit les dents, mais contribue à la réparation des tissus parodontaux. La diversité de ces fonctions a conduit Seo et coll. (NIH, Bethesda, Maryland) à émettre l'hypothèse que le tissus parodontal pouvait contenir des cellules souches capables de se différencier pour régénérer les tissus entourant la dent. 

Des échantillons de ligaments prélevés sur des dents humaines puis  mis en culture ont produit des colonies de cellules souches adultes. Placées dans des milieux appropriés elles se sont différenciées dans diverses types de cellules.

Par la suite les chercheurs ont greffé ces cellules souches à des rats affectés d'une lésion parodontale. Pour deux des six rats traités, ils ont obtenu une réparation des tissus. Ces résultats permettent d'envisager une solution inédite et idéale pour le traitement des maladies qui assurent la fixation et le soutien des dents sur les maxillaires.

Le Quotidien du Médecin (Guy Benzadon) 16/11/04

 

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Cellules souches adultes pour le coeur 

Le premier colloque Médecin et recherche créé par la Fondation Ipsen vient de se terminer à Paris. Les chercheurs réunis ont présenté les données les plus récentes sur la régénération de l'arbre vasculaire et du coeur.

On sait aujourd'hui que le coeur adulte contient, lui aussi, des cellules souches aptes à générer des cellules musculaires et d'autres tissus cardiaques. Mises en culture, ces cellules pourraient permettre de réparer des lésions du muscle cardiaque. Selon des travaux récents il serait également possible de stimuler leurs différenciations en injectant in situ les facteurs de différenciation. Des essais cliniques sont actuellement en cours.

Le Quotidien du Médecin (Micheline Fourcade) 16/11/04

 

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Interview de Didier Sicard

Didier Sicard, Président du Comité consultatif national d'éthique (CCNE), fait le point sur la commercialisation du corps à l'occasion des Journées annuelles d'éthique qui s'ouvrent aujourd'hui. Le passage du "corps personne" au "corps machine", réparable à l'aide de pièces détachées, lui semble un mouvement de société irréversible qui conduira à la commercialisation du corps. La France fait figure d'exception. Elle revendique l' indisponibilité du corps et son inviolabilité et limite les dons d'organes à des parents très proches. Cette exigence crée des tentations, comme celle de se faire transplanter un rein en Inde ou au Moyen-Orient avec les connotations mafieuses de ce genre de marché.

Par ailleur, Didier Sicard pointe un paradoxe : par crainte du handicap "on est très exigeant pour les grossesses naturelles alors que dans le cadre d'une situation de performance procréatique chez des femmes plutôt âgées on leur fait courir un grand risque d'avoir un enfant prématuré (...) porteurs de sévères handicaps neurologiques".
C'est une situation très française, les autres pays européens pratiquent moins d'AMP et médicalisent moins les grossesses naturelles.

Le Figaro (Catherine Petitnicolas) 16/11/04 - Le Quotidien du médecin 16/11/04

 

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Fin de vie : en attendant le débat parlementaire
Le débat au Parlement sur la proposition de loi Leonetti sur la fin de vie débute le 26 novembre. L'approche de cette échéance stimule les prises de position. 

Le Docteur Chaussoy qui a soigné Vincent Humbert pendant plusieurs semaines avant de l'euthanasier publie un livre intitulé "Je ne suis pas un assassin". Il rappelle "qu'il n'a jamais été un militant de l'euthanasie" et a refusé de signer le texte de l'association "Faut qu'on s'active" qui réclame une loi "Vincent Humbert" pour créer une "exception d'euthanasie". Il est séduit par la proposition de loi Léonetti, "un texte qui nous permettra , à nous médecins, de soigner nos patients avec plus de sérénité et de ne pas être poursuivis, parce qu'on a fait notre boulot."

Le 3ème colloque international de bioéthique organisé à Paray le Monial a permis une réflexion particulière sur la proposition de loi Léonetti sur la fin de vie. "Les orientations majeures de cette proposition apparaissent à première vue respectueuses de la personne humaine" mais le texte manque de précision sur le principe de "soins proportionnés". L'enjeu est important pour que "des personnes gravement malades ou handicapées ne soient pas injustement privées de soins légitimes, y compris l'hydratation et l'alimentation administrées par voies artificielles, dans le but de provoquer leur décès."

Le Sénat publie une étude de législation comparée sur le droit des malades en fin de vie. La France est un des derniers pays à admettre la possibilité d'arrêter les soins. L'étude porte sur 6 pays : Allemagne, Belgique, Danemark, Espagne, Grande -Bretagne et Suisse. Consulter l'Étude de législation comparée n° 139, novembre 2004 - Les droits du malade en fin de vie.

De son côté le gouvernement espagnol revient sur ses engagements électoraux de mars dernier et renonce à légaliser l'euthanasie "sans pour autant bloquer d'éventuelles initiatives parlementaires dans ce sens"
Le secrétaire de la Commission espagnole de déontologie, le Pr. Gonzalo Herranz explique au Quotidien du médecin : "si nous regardons ce qui se passe en Hollande, nous nous apercevons que les abus sont nombreux et que les autorités ne peuvent pas contrôler l'application d'une euthanasie légale. Le gouvernement ne peut pas placer un policier au chevet des malades." Il ajoute : " la pratique de l'euthanasie ne peut pas être compatible avec les valeurs éthiques qui régissent l'exercice de la médecine".
Il rappelle que les patients en fin de vie correctement pris en charge par une équipe de soins palliatifs ne demandent que très rarement l'euthanasie. Il existe en Espagne 350 centres spécialisés dont la moitié interviennent à domicile.

Le Quotidien du Médecin (Stéphanie Hasendhal et Christophe Deschamps) 16/11/04 - 16/11/04 - jim.fr 15/11/04

 

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La loi sur l’avortement a 30 ans
Le Monde revient sur les 30 ans de la loi Veil sur l’interruption volontaire de grossesse en reprenant les grandes lignes du débat parlementaire qui s’est tenu du 26 au 30 novembre 1974.
Au cours des 25 heures de séance, 74 orateurs ont débattu autour du projet de loi présenté par Simone Veil, alors ministre de la santé.
Jean Foyer, à l’époque président UDR de la commission des lois (ndlr : majorité parlementaire) s’exprimait ainsi : « le temps n’est pas loin où nous verrons en France ces avortoirs, ces abattoirs où s’entassent les cadavres de petits hommes ». Le député UDR Hector Rolland évoquait « le choix (…) d’un génocide ». Quant au député UDR Bernard Pons, il invitait ses collègues médecins à voter pour l’avortement.
Dans la nuit du jeudi 29 au vendredi 30 novembre 1974, le projet est adopté à 284 voix contre 189 par les voix de la gauche, les 2/3 de la majorité l’ayant rejeté. Pour le Monde, Simone Veil arrachait alors « la victoire des femmes à l’Assemblée »…

Le Monde (Jean-Baptiste de Montvalon) 16/11/04 - Libération (Jean-Pierre Thibaudat) 26/11/04 - Le Quotidien du Médecin (Christian Delahaye) 29/11/04

 

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S’engager au service des plus faibles
Lors du Conseil Pontifical pour la Pastorale de la Santé, le Pape Jean Paul II s’est de nombreuses fois adressé aux médecins. Il a remercié les médecins proches des malades en fin de vie ou atteints d’un handicap pour leur "engagement humanitaire et scientifique en faveur de ceux qui souffrent".
"La médecine, soulignait le pape, est toujours au service de la vie. Même lorsqu'elle sait qu’elle n’est pas en mesure d'enrayer une maladie, elle s'efforce d’en atténuer la souffrance. Chercher à aider le malade en toute circonstance c’est prendre conscience de la dignité inaliénable de tout être humain, même au stade terminal".
Devant les permanents de l’Office chrétien des personnes handicapées (OCH) reçus en audience privée pour le 40ème anniversaire de l'oeuvre,
Jean-Paul II a rappelé que "la personne ne se réduit pas à ses aptitudes et à sa place dans la vie économique, mais qu'elle est une créature de Dieu, aimée par Lui pour elle-même et non pour ce qu'elle fait".

16/11/04

 

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