Revue de presse du lundi 15/11/04
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Contraception et IVG : le cas français

La revue Population de l'Ined publie l'enquête Cocon sur la contraception et le recours à l’avortement en France, réalisée auprès de plus de 2 800 femmes depuis l'an 2000*. L'enquête a été menée par une équipe pluridisciplinaire de l'Inserm, de l'Ined et du CNRS.

Les résultats montrent que trois françaises sur quatre âgées entre 20 et 44 ans utilisent une méthode de contraception. L'enquête fait ressortir cette réalité propre à la France : si les françaises sont les plus grandes utilisatrices de méthodes médicales de contraception au niveau mondial, le nombre d'avortements (environ 200 000 chaque année) reste stable et élevé.

L'étude montre que les échecs de contraception restent fréquents : 30 % des grossesses sont non prévues, 2/3 d'entre elles surviennent chez une femme utilisant une contraception. La moitié de ces grossesses non prévues se termine par une interruption de grossesse.

La contraception et le recours à l’avortement en France dans les années 2000 - Présentation et premiers résultats de l’enquête Cocon, vol.59 n°3, 2004.

Le Quotidien du Médecin (Renée Carton) 12/11/04 - La Croix (Marianne Gomez) 12/11/04 - Libération (Sandrine Cabut) 11/11/04 - Le Monde (Cécile Prieur) 11/11/04

 

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Enfants nés par insémination artificielle

La revue Human Reproduction du 11 novembre publie une enquête* sur les adolescents nés par insémination artificielle avec donneur de sperme. Cette étude a été réalisée dans le cadre d'un programme de la banque de sperme de Californie. 29 adolescents ont été interrogés, 40 % sont des enfants de couples lesbiens, 38 % ont été élevés par une mère seule, 21 % sont des enfants de couples composés d'un homme et d'une femme.

4 adolescents sur 5 se disent susceptibles à l'âge adulte de demander l'identité de leur père biologique par simple curiosité. Une petite minorité pense que leur père peut devenir une "personne importante dans leur vie". Aucun adolescent n'a manifesté l'intention de lui demander une compensation financière.

* Adolescents with open identity sperm donors : reports from 12-17 years old, J.E.Scheib et al., Human Reproduction 11/11/04.

Le Quotidien du Médecin (Stéphanie Hasendhal) 12/11/04

 

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Les soins palliatifs au Vatican

Du 11 au 13 novembre 2004, se sont réunis 650 médecins spécialistes de la fin de vie de 73 pays pour le 19ème congrès international du Conseil pontifical pour la pastorale du monde de la santé sur les soins palliatifs.

Le cardinal Barragan, président de ce Conseil pontifical, a souligné la différence entre soins palliatifs et acharnement thérapeutique : "L’acharnement thérapeutique signifie le prolongement inutile de la vie : prolonger douloureusement une agonie, alors qu’il n’existe plus aucune ressource pour redonner la vie. En revanche les soins palliatifs entendent redonner la vie, pour faire en sorte que le patient trouve l’état mental, social et spirituel le plus adapté pour vivre au mieux le dernier moment".

Pour Mme Vittorina Zagonel, oncologue et directeur du département d’oncologie de l’hôpital "Fatebenefratelli" de Rome, "l’objectif de l’assistance aux malades en phase terminale est la qualité de la vie : l’accompagner dans ses besoins, jusqu’à la mort, par une qualité aussi de mort. Cette philosophie soutient le besoin de l’exigence des soins palliatifs, avec une équipe pluridisciplinaire intégrée où sont inclus des médecins, des kinésithérapeutes, des psychologues, des assistants sociaux, des assistants spirituels, des volontaires et les familles".

Le congrès s'est déroulé en trois parties :

- l'étude scientifique des soins palliatifs, le traitement de la douleur et l'euthanasie.

- la foi et la sécularisation au cours des deniers moments de la vie, les soins proportionnés et disproportionnés, l'acharnement thérapeutique et une comparaison des différents points de vue des religions.

- les principes à suivre dans la recherche médicale et une nouvelle approche culturelle de la fin de vie.

Zenit 09/11/04 - La Croix (Yves Pipette) 30/11/04

 

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L'euthanasie dans l'islam
A l'occasion de la mort de Yasser Arafat, l'imam Tayssir Al Tamimi, chef des tribunaux religieux de Palestine, a assuré que Y. Arafat était mort sans euthanasie et a rappelé qu'un tel acte est illicite dans l'islam.

En 1997, la plus haute instance religieuse en Arabie Saoudite promulguait un décret religieux selon lequel l'euthanasie était interdit par la loi islamique, car la vie est un don de Dieu qui doit être respecté.

Le Dr Dalil Boubakeur, recteur de la Mosquée de Paris, précise que "le médecin n'est que l'instrument de la volonté de Dieu" et qu'il ne peut en aucun cas avoir "une prérogative sur la mort".

L'islam, comme les autres religions monothéistes, n'autorise pas l'euthanasie, condamne l'acharnement thérapeutique et encourage le développement des soins palliatifs.

Le Quotidien du Médecin (Stéphanie Hasendhal) 12/11/04

 

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