Revue de presse du jeudi 04/11/04
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Le choix des électeurs américains...

Les américains ont voté en faveur de George W.Bush à 51,37 %. En réélisant G. Bush, les américains adhèrent massivement au respect qu'il demande pour tout embryon humain dès sa conception : refus de la recherche sur l'embryon, promotion de la recherche sur les cellules souches adultes, opposition à l'avortement. L'interdiction du financement public des recherches sur les cellules souches embryonnaires et du clonage thérapeutique devrait être maintenue au niveau fédéral.

Au cours de ce second mandat, Georges Bush devra nommer de nouveaux juges suprêmes. Une majorité républicaine pourrait être susceptible de revenir sur l'arrêt "Roe contre Wade" qui a autorisé l'avortement aux Etats-Unis.

La Croix 04/11/04 - Le Figaro 04/11/04 - Le Monde (Patrick Jarreau) 06/11/04

 

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Californie : "oui" à la recherche sur les cellules d'embryons humains

Les électeurs californiens ont voté à 69 % pour la proposition 71, ou Stem Cell Research Initiative, en faveur de la recherche sur les cellules souches embryonnaires. L'Etat californien devrait financer à hauteur de 300 millions de dollars par an pendant 10 ans la création d'un institut privé, le Californian Institute for Regenerative Medecine.

Le droit de mener les recherches sur les cellules souches d'embryons humains est désormais inscrit dans la constitution californienne.

La Croix 04/11/04 - Le Monde (Claudine Mulard) 04/11/04 - Nouvelobs.com (Cécile Dumas) 03/11/04 - Le Quotidien du Médecin 05/11/04

 

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Des cellules souches "véhicules" pour traiter les cancers

Des chercheurs texans ont mis au point une méthode utilisant les cellules souches dans le traitement des tumeurs. Le Dr Michael Andreeff montre dans le Journal of the National Cancer Institute* que les cellules souches adultes mésenchymateuses peuvent servir de "véhicules" pour transporter les traitements au coeur des tumeurs sans abîmer les tissus sains qui l'entourent. L'expérience a été menée sur des souris. Les chercheurs ont injecté dans des souris atteintes d'une forme de cancer du sein des cellules mésenchymateuses transportant un gène contre les tumeurs cancéreuses capables de migrer vers ces tumeurs et de libérer l'agent anti-cancereux. L'espérance de vie des souris a été allongée.

Une autre équipe américaine dirigée par le Dr Evan Snyder, du Burnham Institute de La Jolla (Californie), a mené le même type d'expérience mais en utilisant des cellules souches d'embryons humains. Les chercheurs ont donc ajouté aux cellules un gène qui leur permet d'exprimer une molécule anti-cancéreuse. Les cellules ainsi modifiées ont été injectées chez des souris atteintes d'une tumeur au cerveau. Après traitement, la tumeur aurait été réduite de 50 %.

* En ligne : Mesenchymal Stem Cells: Potential Precursors for Tumor Stroma and Targeted-Delivery Vehicles for Anticancer Agents, M. Studeny, F. C. Marini, J. L. Dembinski, Cl. Zompetta, M. Cabreira-Hansen, B. Nebiyou Bekele, R. E. Champlin, and M. Andreeff, J Natl Cancer Inst 2004; 96: 1593-1603.

Nouvelobs.com (Cécile Dumas) 03/11/04

 

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Le clonage de la mouche est difficile...

Des chercheurs canadiens de l'Université Dalhousie de Halifax annoncent avoir réussi le premier clonage d'insectes. L'équipe de Vett Lloyd publie ses travaux sur le clonage de la mouche drosophile dans la revue Genetics*.

Le taux de réussite du clonage sur les insectes reste faible. Les insectes obtenus naissent avec de grosses anomalies et meurent subitement. Les chercheurs estiment que leur mouche clonée offre un bon modèle de recherche pour comprendre les erreurs de programmation relevant de la technique du clonage.

La technique de clonage utilisée pour les mouches drosophiles est différente de celle utilisée pour Dolly. La brebis est née d'une fusion d'un noyau de cellule prélevée sur un adulte et d'un oeuf énucléé. Pour les drosophiles, les chercheurs canadiens ont travaillé à partir de cellules souches embryonnaires. Ils ont injecté dans l'oeuf énucléé un noyau de cellules d'embryon. L'équipe d'Halifax a en fait tenté de créer des clones d'embryons drosophiles. Leur prochaine étape est de cloner des drosophiles adultes.

*En ligne : The generation of cloned Drosophila melanogaster, A.J. Haigh, W.A. MacDonald, and V.K Lloyd, 10.1534/genetics.104.035113

Nouvelobs.com (Cécile Dumas) 02/11/04

 

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Grossesse : l'âge n'est plus une barrière ?

Dans la revue scientifique Nature, Kendall Powell, journaliste scientifique, revient sur les découvertes de la médecine reproductrice publiées ces derniers mois (découverte de cellules souches ovariennes chez la femme, greffe de tissus d'ovaire congelé,...). Toutes ces nouvelles méthodes ont comme but avéré d'offrir la possibilité aux femmes ayant des problèmes de fertilité, de ménopause précoce ou de stérilité suite à des traitements de chimiothérapie d'être enceintes. Mais elles peuvent également bénéficier aux femmes qui, sans trouble de la fertilité, préfèrent avoir des enfants tardivement. Ainsi, certaines sociétés américaines proposent à ces femmes de prélever et congeler leurs ovules même si ces techniques nécessitent des traitements ou interventions assez lourdes avec un taux de succès, lors de la réimplantation, peu élevé.

K. Powell s'interroge sur l'innocuité de ces nouvelles méthodes d'aide à la procréation pour des femmes âgées et sur les implications démographiques qu'elles pourraient engendrer.

Sur l'avis de plusieurs experts de le fertilité, Kendall Powell conclue : "le meilleur moyen de procréation d'une femme reste la méthode naturelle. Il devient essentiel de développer l'information sur les risques associés aux désirs tardifs de grossesse et de ne pas laisser imaginer à ces femmes que les avancées en biologie de la reproduction vont permettre aux femmes de tout âge d'avoir un enfant, si elles le veulent et quand elles le veulent".

En ligne : Age is no barrier... K. POWELL Nature 432, 40 - 42 (04 November 2004)

Le Quotidien du Médecin (Dr Isabelle Catala) 04/11/04

 

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Le Pr Alan Trounson et les embryons ... chimères

Lors d'une conférence à Melbourne, le Pr Alan Trounson du Monash Institute (Melbourne) a expliqué que les embryons chimères pourraient être une source très utile de cellules pour traiter le cancer, la maladie d'Alzheimer ou des scléroses en plaque. Il estime que les embryons inter-espèces pourraient être utilisées dans les centres de recherche d'ici 2 ou 4 ans.

Déjà, des scientifiques d'un laboratoire de Shanghai ont annoncé qu'ils avaient créé 400 embryons d'hommes-lapins dont le quart s'était développé jusqu'au stade de blastocyte. Les chercheurs ont utilisé un ovule énucléé de lapine dans lequel ils ont inséré le noyau de cellules humaines. Pour le Pr Trounson, ces embryons ne peuvent pas se développer en être humain mais peuvent être très utiles pour la recherche. 

Dans le cadre de la révision de la loi australienne sur la recherche sur l'embryon, le Pr Trounson aimerait que soit traité également le cas de la recherche sur les embryons chimères. De nombreux scientifiques mettent en doute les résultats et l'efficacité de telles recherches et s'y opposent sur la plan éthique.

BioEdge 29/10/04

 

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