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Revue de presse du lundi 29 mars 2004
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Le statut juridique de l'embryon congelé

Le tribunal administratif d'Amiens vient de se prononcer sur le statut juridique de l'embryon.

L'affaire remonte à 1998. Un couple a recours à une fécondation in vitro à l'issue de laquelle 27 embryons prennent forme, dont 12 sont viables. Deux jumelles viennent au monde et neuf embryons sont congelés.
En 2000, une défaillance technique au niveau de la conservation des embryons surnuméraires détruit les embryons congelés. Le couple assigne alors l'hôpital devant le tribunal administratif.

La question qui se posait alors était de savoir si le couple avait perdu au travers des embryons, un enfant ou une chose et de trancher pour savoir si l'embryon congelé est une personne juridique ou un bien. Le 9 mars le tribunal administratif d'Amiens décidait que "si les époux pouvaient se prévaloir de l'existence d'un préjudice matériel résultant de la perte d'ovocytes, les dispositions du code civil s'opposaient à ce qu'ils puissent en demander la réparation en argent". Le couple n'aurait dû percevoir aucune somme d'argent mais les juges estimant que l'embryon congelé n'étant pas "une chose comme une autre " : 10 000 € ont été alloués à chaque membre du couple.

Le tribunal a suivi la proposition des avocats : "le tribunal administratif a estimé que l'embryon congelé était une chose mobilière qui n'a pas de valeur, inestimable donc, mais dont la privation peut donner lieu à compensation". 

L'article rappelle que pour la doctrine française "l'embryon est un être humain ayant le statut de chose mobilière, objet de copropriété familiale inviolable et sacré".

Cette affaire évoque celle relatée dans "Embryon mon amour"*. En août 1989, Mary et John Davis, un couple américain, originaire de Maryville se dispute la propriété de sept embryons congelés. Le mari demande que ces embryons soient détruits, sa femme veut les conserver. Le juge doit statuer. Les embryons sont reconnus comme des êtres humains qu'on ne peut détruire. Le jugement a fait jurisprudence aux Etats-Unis.

* Embryon, mon amour - Ed : e-dite - mars 2004

La Voix du Nord (Nicolas Faucon) 29/03/04 - 29/03/04

 

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Des cellules souches neuronales pour réparer le cerveau
Une équipe de l'Institut Pasteur, dirigée par le docteur Pierre Marie Lledo vient d'identifier chez la souris une molécule ayant pour propriété d'"attirer" les neurones et de les "guider" vers certaines régions cérébrales. Cette découverte ouvre des perspectives prometteuses pour le développement de thérapies cellulaires régénératrices du cerveau. Cette étude a été publiée sur le site "Nature Neuroscience".

Récemment encore on pensait que ni le cerveau, ni la moelle épinière ne pouvait se régénérer. L'année dernière, l'équipe de Pierre-Marie Lledo avait démontré que le cerveau était capable de fabriquer de nouveaux neurones qui s'intégraient dans le réseau neuronal et étaient capables d'y établir de nouvelles connexions. Il restait à comprendre "comment des cellules souches adultes pouvaient être conduites vers les zones à remplacer ou réparer".

Les chercheurs ont alors démontré l'existence chez la souris d'une molécule, baptisée ténascine, capable d'attirer de nouveaux neurones et de les guider vers les zones à régénérer. La tenascine permet donc de cibler la destination de ces neurones.

Désormais, le docteur Lledo va créer "des protocoles expérimentaux chez la souris, puis, plus tard chez le macaque, dans des modèles où ces animaux sont porteurs de lésions similaires à celles des victimes de la maladie de Parkinson". Enfin, ils vont tenter de comprendre les mécanismes qui régulent la production de la tenascine.

Le Figaro (Catherine Petitnicolas) 27/03/04 - Le Monde (Jean-Yves Nau) 27/03/04

 

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