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Revue de presse du lundi 8 mars 2004
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L'injection de cellules souches adultes dans le myocarde

Les premiers essais d'injection de cellules souches adultes à la suite d'un infarctus semblent prometteurs puisqu'ils ont rétabli la fonction du myocarde et semblent protéger des insuffisances cardiaques secondaires.

Deux études publiées dans le Lancet reviennent sur ces conclusions. Une première étude a porté sur l'injection de cellules souches issues de la moelle osseuse chez des chiens souffrant d'infarctus du myocarde. Il semble que cette expérience ait entraîné une augmentation des signes d'infarctus qui selon les premières conclusions semblent être liés à la taille des cellules injectées.

Dans la seconde expérience, une comparaison a pu être établie. On a injecté chez une catégorie de patients ayant souffert d'infarctus du myocarde des cellules souches provenant du sang et à une autre catégorie uniquement le facteur de croissance. Dans les 2 cas, l'injection a été bien tolérée mais les scientifiques ont constaté des différences sur le suivi à moyen terme de l'ensemble des patients. Ainsi chez les sujets traités par cellules souches, une amélioration des performances a été notée alors que ces valeurs sont restées inchangées chez les sujets traités par le facteur de croissance.

Il semble donc que des essais supplémentaires doivent être menés pour mieux appréhender ce problème et traiter à terme les patients ayant subit un infarctus.

Le Quotidien du Médecin (Dr Isabelle Catala) 08/03/04

 

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A propos des cellules souches embryonnaires

Du 19 au 22 février a eu lieu la Xème Assemblée Générale de l'Académie Pontificale pour la Vie sur le thème : "La dignité de la procréation humaine et les technologies reproductives : aspects anthropologiques et éthiques" (cf revue de presse du lundi 23 février).

Dans Zenit, Mgr Anthony Fisher, évêque Australien revient sur les conclusions de l'Académie pour la Vie. Il est l'auteur de nombreux articles et livres sur les thèmes de la bioéthique et de la morale et professeur de bioéthique et de théologie morale à l'Institut Jean-Paul II pour le mariage et la famille à Melbourne.

Mgr Fisher rappelle que les législations sont très différentes selon les pays. Ainsi dans certaines régions "les lois s'améliorent" alors que dans d'autres endroits, les lois empirent. Pour parvenir à un contrôle éthique, il préconise la mise en place de législateurs "saints dans le sens de bien formés, courageux, déterminés, prudents et efficaces ; des législateurs qui soignent la formation de leur conscience, qui prient, jugent et agissent".

Il rappelle qu'en matière de bioéthique, l'économie est à la fois "décisive et étonnamment sans importance". Si les promoteurs de la recherche sur les cellules souches embryonnaires estiment "satisfaire certaines personnes en les aidant à atteindre l'objectif de leurs recherches", ils ouvrent en fait la voie à des dérives dangereuses en la matière. Pour éviter que des économies rivales ne prennent le dessus, les gouvernement autorisent donc ces recherches sachant parfaitement qu'elles sont "éthiquement dangereuses ou au moins douteuses".

Enfin, il rappelle que les meilleures perspectives viennent des cellules souches adultes, plus prometteuses et susceptibles de donner des satisfactions immédiates en termes de thérapie et de bénéfice financier. Pour lui, seuls des facteurs comme "l'idéologie, la fascination de manipuler la vie humaine en train de naître, l'attrait de la gloire, une culpabilité permanente concernant les banques d'embryons congelés" permettent d'expliquer cet attrait constant pour les cellules souches embryonnaires.

Zenit  05/03/04

 

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Californie : les institutions catholiques devront financer le contrôle des naissances ?
La Cour Suprême de Californie vient de décider que les institutions caritatives catholiques devaient offrir une couverture en matière de contrôle des naissances à leurs employés, même si la contraception va à l’encontre de  leur enseignement. Elles ne pourraient donc pas bénéficier d'une exemption sous prétexte qu'elles emploient des travailleurs non catholiques.

"D'un côté ils combattent les lois qui autoriseraient les organisations rattachées à une religion à n'embaucher que ceux qui observent les enseignements de cette religion", a expliqué le Dr Stevens, "et d'un autre côté, dès qu'une de ces organisations embauche des personnes extérieures, ils prétendent qu'il ne s'agit plus d'une organisation religieuse et elle perd sa liberté religieuse et sa liberté de conscience."

Les organisations rattachées à une religion "doivent pouvoir garder la liberté de rester fidèles à leurs croyances religieuses et éthiques", a déclaré le Dr. David Stevens, directeur de la Christian Medical Association..

Zenit  05/03/04

 

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