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Revue de presse du vendredi 5 mars 2004
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Au Portugal et en Pologne :  l’IVG est refusé

En Pologne, la loi votée en 1993, autorise l’avortement dans trois cas : la mise en danger de la santé de la mère, un problème génétique du fœtus, ou si la grossesse est le fruit d’inceste ou d’un viol. Mais, dans la plupart des cas les médecins refusent de pratiquer une interruption volontaire de grossesse dans les hôpitaux publics.

Les chiffres sont modestes : on comptabilise 158 IVG en 2002 (124 en 2001) sur une population de 10 millions de femmes en âge de procréer.

Au Portugal, le parlement  a refusé mercredi 3 mars 2004, de dépénaliser l’IVG. L’IVG restera autorisé en cas de risque pour la vie de la mère ou la santé des nouveaux nés, ou dans le cas de grossesse survenue après des violences sexuelles.

Libération 05/03/04

 

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Contraception et IVG en France

Malgré la contraception, les avortements n’enregistrent aucune baisse.
Pour le Dr Cesbron, il ne fait pas de doute que la persistance du nombre important d’IVG depuis vingt ans (215 000 en 2000) résulte d’ « une contraception hormonale qui n’est pas bien acceptée, les femmes qui demandent une IVG ont souvent eu recours à la contraception de l’adolescence jusqu’au premier enfant, puis elles l’ont abandonnée. Si elles ne la reprennent pas, c’est en raison d’une méconnaissance de la physiologie sexuelle, et aussi d’un obstacle psychologique, une ambiguïté par rapport au désir de grossesse. Le gynécologue devrait suggérer aux pouvoirs publics de développer un dispositif d’information sur la physiologie sexuelle, à l’école comme en famille. Vaste programme. »

Le privé «  se désinvestit » de l’IVG. Pour faciliter l'accès à l'IVG, un tarif incitatif à la pratique des IVG médicamenteuses en ville fait actuellement l’objet d’une concertation. Il pourrait s’agir d’un forfait de l’ordre de 200 euros.

Ce forfait fera l'objet d'un texte qui sera publié, prochainement, en même temps qu’un décret relatif aux modalités d’application de l’IVG médicamenteuse en ville; il a déjà reçu un avis favorable du Conseil d’Etat.

Le Quotidien du Médecin  05/03/04

 

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17 lignées à la disposition des chercheurs

Une équipe de l’institut médical de Harvard, vient de mettre à disposition des scientifiques 17 nouvelles lignés de cellules souches embryonnaires humaines. « Nous espérons que le partage de ces cellules accélérera le rythme des découvertes » explique Douglas Hugles chef de l’équipe médicale.

Ces cellules ont été dérivées d’un blastocyte (embryon de 10 jours). Le chemin pour réussir une utilisation thérapeutique de cellules souches embryonnaire est encore très long. Outre les questions d’ordre éthique, il est impératif de déterminer à quel stade de différenciation de cellules embryonnaires doivent être transplantées, car ces cellules non différenciées peuvent former des tumeurs après transplantation.

Le Quotidien du Médecin (Dr Véronique Nguyen)  05/03/04

 

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