Revue de presse du vendredi 21/05/04
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Pas de monopole sur le test de dépistage du cancer du sein

Mardi dernier, l'Office européen des brevets (OEB) a annoncé la révocation d'un brevet relatif au diagnostic du cancer du sein détenu par la société américaine Myriad Genetics. Celle-ci voulait avoir le monopole des tests de prédisposition génétique à un cancer du sein ou de l'ovaire.

"C'est une grande victoire de portée internationale qui confirme le droit en matière de brevetabilité du vivant", a souligné le professeur Claude Huriet, président de l'Institut Curie.

En 2001, plusieurs instituts et laboratoires avaient déposé une réclamation auprès de  l'Office européen des brevets contre "l'abus de monopole" de Myriad Genetics. Les brevets déposés par la société américaine confisquaient le droit de poursuivre des recherches dans ce domaine, de trouver de nouveaux diagnostics et de déposer les brevets qui en découleraient. De plus, les médecins devaient "obligatoirement" envoyer leurs échantillons d'ADN aux Etats-Unis pour la réalisation des tests. Le coût était alors de 2 744€ le test contre un coût estimé à 914€ par les laboratoires hospitaliers français. Enfin plusieurs laboratoires avaient dénoncé le manque de fiabilité de ce test.

L'Office européen des brevets a donc estimé qu'un des brevets accordé ne remplissait pas les critères de la Convention sur les brevets européens, en particulier concernant le "degré d'invention". La décision devrait être publiée dans un délai de deux à six mois, à la suite duquel la société américaine disposera de deux mois pour faire appel.

 La Croix (Denis Sergent) 21/05/04 - Libération (Sandrine Cabut) 20/05/04 - Le Figaro (Catherine Petitnicolas) 20/05/04 - Le Quotidien du Médecin (Cyril Douillet) 24/05/04

 

 
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Grande Bretagne : 1ère banque de cellules souches embryonnaires

La Grande-Bretagne a ouvert, mercredi 19 mai, la première banque nationale de cellules souches embryonnaires. Cette banque a accueilli deux lignées de cellules souches embryonnaires développées au King's College de Londres et au Centre pour la Vie de Newcastle.

La banque a pour but de stocker, caractériser, cultiver les cellules souches et les distribuer aux chercheurs du monde entier.

Rappelons que la Grande-Bretagne a été le premier pays à autoriser le clonage d'embryons humains pour la recherche. L'an dernier, le Parlement européen s'est prononcé contre la création d'embryons pour la recherche et en faveur de la limitation de l'utilisation des cellules souches. Aux Etats-Unis, le président George W. Bush s'efforce de limiter ce genre d'expériences.

La revue de presse quotidienne présente toutes les opinions exprimées dans la presse sur l’actualité bioéthique. Celles-ci ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction

Le Nouvel Observateur (Cécile Dumas) 19&21/05/04 - Edicom 21/05/04 - Courrier International 24/05/04

 

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OGM : fin du moratoire
La Commission européenne a donné son feu vert mercredi à l'importation du maïs transgénique Bt11 de la firme suisse Syngenta  (cf revue de presse du 18/05/04). Cette l'autorisation est valable 10 ans. Dans le commerce, l'étiquetage devra mentionner clairement qu'il s'agit d'un OGM conformément  à la nouvelle législation communautaire. 

"Le consommateur n'a rien à craindre dans la mesure où le Bt11 est aussi sûr que le maïs doux traditionnel : il pourra faire son choix en toute connaissance de cause", a affirmé David Byrne, le commissaire européen chargé de la Protection des consommateurs. Il a affirmé que le Bt-11 avait fait l'objet de "l'évaluation avant commercialisation la plus rigoureuse au monde. Il a été établi que ce maïs est aussi sûr que n'importe quel maïs conventionnel", a t-il assuré. 

Ces propos n'ont pas rassuré les anti OGM. Pour les associations de consommateurs comme l'UFC-Que choisir, "les autorités n'ont pas fait leur travail". La confédération Consommation, logement, cadre de vie (CLCV) estime, de son côté, que "les conditions d'étiquetage et de traçabilité ne sont pas garanties". "La loi du commerce l'a emporté sur le principe de précaution", a regretté pour sa part Ségolène Royal. Enfin, le directeur de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) appelle à "un référendum européen" sur la question.

Même si ce maïs a été autorisé par la Commission européenne, il ne devrait pas se retrouver tout de suite dans les assiettes des consommateurs. La société Syngenta a en effet déclaré mercredi : " il est clair qu'il n'y a pas de marché pour ce maïs, les consommateurs ne sont pas prêts". De plus, "l'autorisation concerne l'importation du maïs Bt-11 et non la culture en Europe. Donc on, ne commercialisera pas les semences Bt-11 en Europe". Selon les distributeurs, c'est le marché qui décidera de l'avenir des OGM.

 La Croix 21/05/04 - Le Nouvel Obs 19 & 21/05/04 - Le Monde (Hervé Kempf) 21/05/04 - Le Figaro (Pierre Avril) 20/05/04 - Libération (Corinne Bensimon) 20/05/04 - Le Monde (Arnaud Leparmentier) 20/05/04 - Le Quotidien du Médecin 24/05/04

 

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Clonage : risques de mutations d'origine chimique

Des chercheurs de l'Université du Chili ont découvert qu'un composant chimique utilisé pour le clonage d'animaux ou d'embryons humains avait un effet mutagène. Ils ont mis en garde la communauté scientifique sur les risques de mutation entraînés par l'utilisation de ce composé chimique et ont recommandé son interdiction. 

Si une équipe scientifique a réussi à cloner des êtres humains en utilisant ce composé chimique, ils ont indiqué qu'"il est possible" que naissent des enfants avec des malformations faciales ou autres caractéristiques mutantes.
Jusqu'alors la plupart des animaux clonés naissent avec de nombreuses anomalies et malformations.

Le Figaro 21/05/04 - Le Monde 22/05/04

 

 
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Le gouvernement ne souhaite pas légiférer sur l'euthanasie

Marie-Anne Montchamp, secrétaire d'État aux personnes handicapées a déclaré, mardi dernier, que Philippe Douste-Blazy ne souhaitait pas légiférer sur la question de la fin de vie et de l'euthanasie. 

"Aucune loi ne pourra nous affranchir du devoir d'affronter la complexité de la fin de vie", a t-elle déclaré. Elle s'est déclaré en faveur d'une "harmonisation des textes et des terminologies employés entre le code de déontologie des médecins, le code de santé publique et la loi Droits des malades". Elle a enfin confirmé que l'article 37 du code de déontologie "pourrait être modifié pour être plus explicite sur les devoirs de soulager les souffrances terminales quel qu'en soit l'effet".

 Le Monde 20/05/04

 

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