Revue de presse du jeudi 17/06/04
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Le monde arabe uni contre le clonage humain

Réuni à la Ligue Arabe* au Caire la semaine dernière, un comité d'experts représentant les ministères de la justice des états arabes a rédigé un projet de traité sur le clonage et la recherche sur l'embryon.
Les experts, qui ont rencontré des généticiens, des experts en matière d'éthique, des théoriciens de l'Islam, ont recommandé de créer un cadre législatif qui interdirait le clonage humain aussi bien reproductif que thérapeutique et la création d'embryons humains à des fins de recherche.

Pour le Pr Ali Khalifa, professeur de médecine à l'université Ain Shams du Caire, le clonage thérapeutique qui suppose la création d'un embryon et sa destruction pour en extraire des cellules est "un meurtre au nom de l'avancée scientifique".

Ce traité devrait être adopté avant la reprise aux Nations Unies de la discussion sur la Convention internationale contre le clonage reproducteur des êtres humains, prévu en septembre 2005.

* La ligue des États arabes compte 22 membres : l'Arabie Saoudite, l'Égypte, l'Irak, le Liban, la Syrie, le Yémen, la Jordanie, la Libye, le Soudan, la Tunisie, le Maroc, le Koweït, l'Algérie, les Emirats arabes unis, le Bahreïn, le Qatar, l'Oman, la Mauritanie, la Somalie, l'OLP, Djibouti et les Comores.

17/06/04

 

 
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Future banque d'ovules congelés ?
Le Dr Seang Lin Tan, chef du service d'obstétrique et de gynécologie à l'université McGill (Montréal), envisage la création de banques d'ovules. Il vient de décrire dans Le Lancet sa technique de congélation d'ovules qui consiste à prélever des ovocytes immatures, à les amener à maturité par maturation in vitro (MIV) et à les congeler selon une méthode de refroidissement ultra rapide appelée la vitrification. La méthode actuelle de congélation des embryons, qui suit un processus lent, entraîne la mort de près de la moitié des embryons, rappelle le Dr Tan.

Cette technique pratiquée avec succès sur 8 patientes, a vocation à être proposée aux femmes en âge de procréer et chez qui un cancer a été diagnostiqué.

Le Devoir (Louise-Maude Rioux Soucy) 15/06/04

 

 
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Maladies rares : la recherche dynamisée

La recherche sur les maladies rares vient de se doter de nouveaux outils pour accélérer et optimiser la recherche en ce domaine. Il existe 6 000 à 7 000 maladies rares. Si moins d'1 personne sur 2 000 est touchée cela représente cependant près de 25 millions de personnes en Europe. Ces maladies bénéficient de peu de recherches étant donné le peu de rentabilité qu'elles génèrent.

OrphanXchange, www.orphanxchange.org , est une base de données qui vise à mettre en relation les équipes de recherche et des sociétés privées pour financer le développement de solutions diagnostiques et de médicaments orphelins.

ERDITI (European Rare Disease Therapeutic Initiative), www.erditi.org , est une base permettant aux chercheurs d'accéder à des molécules mises au point par des laboratoires mais dont le développement a été stoppé. Pour ce projet, quatre grandes entreprises du médicament (Aventis, GlaxoSmithKline, Roche et Servier) et une dizaine d'institutions de recherche européenne (le Cnrs et l'Inserm pour la France) sont partenaires de l'Institut des maladies rares et du Leem (les Entreprises du médicament).

Pour le Pr Alain Fischer, directeur de l'Institut des maladies rares, ces nouveaux outils et partenariats devront "ouvrir la voie de gigantesques champs d'application thérapeutique".

Le Quotidien du Médecin (Christian Delahaye) 17/06/04 - Nouvelobs.com 16/06/04

 

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