Revue de presse du vendredi 11/06/04
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Genostem : de l'importance de la recherche sur les cellules souches adultes

Genostem est un consortium européen de scientifiques sur « l’ingénierie de cellules souches adultes mésenchymateuses appliquée aux tissus conjonctifs ». Ce projet, coordonné par Christian Jorgensen (PD, PhD) de l’INSERM, est financé dans le cadre du 6ème programme-cadre de recherche de la Commission Européenne, avec pour finalité de développer, à partir de cellules souches adultes mésenchymateuses (MSCs), un panel de cellules destinées à reconstruire différents tissus (cartilage, os, ligament…).

Quand les organes et les tissus sont irrémédiablement endommagés, ils peuvent être remplacés par un modèle artificiel ou une greffe d’organe. Cependant, le nombre de donneurs est très limité. La transplantation d’organes et de tissus construits avec des cellules souches autologues (provenant du patient lui-même) fournit donc une solution alternative.
L'utilisation de cellules souches embryonnaires est limitée (questions éthiques, problèmes éventuels de rejet) c'est pourquoi le Genostem s'est tourné vers l’utilisation de cellules souches adultes, et plus particulièrement les MSCs en ce qui concerne les tissus conjonctifs.

Le marché est estimé à 15 milliards d'euros pour les maladies de l’os, du cartilage et autres tissus conjonctifs, à 7 milliards d'euros pour les tissus mous. Celui de la thérapie cellulaire devrait atteindre 30 milliards d'euros en 2010.

Consultez en ligne www.genostem.org et le 1er numéro de Genostem Actualités

11/06/04

 

 
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Arrêter les soins, ce n'est pas tuer

François Lemaire, professeur de réanimation médicale à l'hôpital Henri Mondor de Créteil, revient sur la position délicate des réanimateurs dans les situations de fin de vie à cause notamment de l'ambiguïté et de la polémique qui entourent ces pratiques : euthanasie passive, active, directe, indirecte, homicide volontaire, involontaire, empoisonnement ?

Très clairement, il explique qu'il "faut dissocier le problème de l'arrêt des soins actifs en réanimation du débat en cours sur l'euthanasie". Arrêter les soins actifs, c'est arrêter l'acharnement en réanimation, c'est interrompre des techniques de survie artificielle. Ce n'est donc pas mettre fin à la vie du malade mais c'est "cesser de s'opposer à une mort devenue inéluctable". F. Lemaire rappelle que le pape Pie XII affirmait en 1957 dans un texte "d'une prodigieuse actualité" : "on ne veut pas ainsi donner la mort, on accepte de ne pouvoir l'empêcher".

Ainsi F. Lemaire, redonnant la définition de l'euthanasie "acte pratiqué par un tiers qui met intentionnellement fin à la vie d'une personne à la demande de celle-ci", explique que le débat sur l'euthanasie n'est pas celui des réanimateurs. Le concept inexact "d'euthanasie passive", utilisé à la place d'arrêt de l'acharnement des soins, doit être abandonné.

Il y a donc une séparation "claire, tranchée, explicite" à faire entre "l'arrêt ou la limitation des soins actifs de réanimation" et "le fait de donner la mort".

Pour François Lemaire "l'évolution législative éventuelle", sans toucher aux articles du code pénal sur le meurtre ou à l'article 38 ou code de déontologie, devrait préciser dans le code de santé publique que la "non-mise en oeuvre ou l'arrêt des techniques de réanimation, sous certaines conditions, ne devrait pas exposer les médecins au risque de mise en cause judiciaire".

Le Monde (François Lemaire) 11/06/04

 

 
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Projet de loi sur le handicap

L'examen du projet de loi sur le handicap s'est achevé mercredi et le texte devrait être adopté mardi prochain, 15 juin. Le député UMP Jean-François Chossy, rapporteur du projet de la loi sur le handicap, explique que "le texte a beaucoup évolué" et que "des amendements conséquents ont été acceptés et cosignés par la droite et la gauche". Il félicite les parlementaires "d'avoir joué leur rôle jusqu'au bout" car c'est un des rares textes à avoir autant évolué en séance (cf. revue de presse du 01/06/04).

Les députés ont obtenu que "le droit à compensation" soit quasiment universel. Pour J.F Chossy l'esprit de la loi, qui est d'inciter le travail des personnes handicapées, a été respecté.

Le Figaro (Astrid de Larminat) 11/06/04 - Le Monde 11/06/04

 

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