Revue de presse du lundi 19/07/04
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Myopathie de Duchenne : thérapie cellulaire encourageante

Des chercheurs de l'université de Milan (Torrente et coll.) ont injecté des cellules souches sanguines, exprimant le marqueur AC 133, à des souris atteintes de la myopathie de Duchenne (maladie héréditaire caractérisée par une dégénérescence musculaire). Les cellules injectées ont colonisé les muscles endommagés des animaux et se sont différenciées en fibres musculaires.

L'état clinique des souris s'est significativement amélioré.

Le Quotidien du Médecin 19/07/04

 

 
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Protection du foetus : "l'Europe ne peut pas tout faire"

Noëlle Lenoir, ancienne ministre et ancienne présidente du Groupe européen d'éthique, revient sur l'arrêt de la Cour européenne des Droits de l'Homme dans l'affaire VO co. France (cf. revues de presse des 08, 09 & 16/07/04).

Elle rappelle que c'est la première fois qu'une juridiction internationale avait à se prononcer sur l'attribution du statut de personne au foetus. La Cour a décidé de renvoyer aux Etats le soin de définir eux-mêmes le statut du foetus. Elle explique que la manière d'appréhender l'embryon et le foetus a changé avec l'évolution des technologies médicales qui nous rendent plus palpables les débuts de la vie. A juste titre, souligne-t-elle, des législations ont été mises en oeuvre pour encadrer ces pratiques.

Pour Noëlle Lenoir, la Cour "a eu raison, en l'absence de consensus européen sur les débuts de la vie de ne pas se substituer au législateur". Elle souligne les différences culturelles et confessionnelles des 46 pays membres du Conseil de l'Europe. Ainsi, selon elle, si la cour avait reconnu l'embryon comme une personne, un tel arrêt aurait mis en porte-à-faux les états les plus permissifs sur l'IVG, l'assistance médicale à la procréation et la recherche sur l'embryon. Si la Cour inscrivait qu'elle ne reconnaissait pas l'embryon comme une personne, cela pouvait être interprété comme une obligation pour tous les états de légiférer sur ces pratiques.

Ainsi, N. Lenoir explique que cette affaire qui "se situe aux confins du droit et de l'éthique", "révèle les difficultés inhérentes à la transformation des conceptions éthiques en règles juridiques". Pour elle, "l'Europe ne peut pas tout faire" et "doit laisser une marge pour l'expression de la diversité culturelle de ses États". Elle rappelle que c'est pour cela que l'article 3 sur la bioéthique de la Charte des droits fondamentaux, intégrée à la future Constitution de l'Union européenne, n'évoque pas la question des débuts de la vie humaine.

La Croix 19/07/04

 

 
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Royaume-UNI : la HFEA face à une nouvelle demande de "bébé médicament"

En Grande Bretagne, la Human Fertilisation and Embryology Authority (HFEA) admet la sélection d'embryons avant réimplantation dans l'utérus de la mère pour empêcher la naissance d'enfants porteurs d'anomalies génétiques dans le cadre de maladies héréditaires, mais n'autorise pas la sélection d'embryons dans le cadre de bébés médicaments, dénommés "designer babies".

Néanmoins, un couple britannique, Raj et Shahana Hashmi, a déjà reçu l'autorisation de donner naissance à un bébé sélectionné génétiquement pour soigner un frère aîné malade car il était atteint d'une maladie héréditaire (cf. revue de presse du 11/04/03). Le cas d'une autre famille britannique avait été repris par la presse (cf. revue de presse du 19/06/03) car elle s'était rendue aux Etats Unis pour donner naissance à un "bébé médicament" pour soigner un frère aîné souffrant d'une maladie très rare et potentiellement incurable.

Aujourd'hui, la HFEA examine la demande du Dr Mohamed Taranissi d'autoriser la pratique du diagnostic pre-implantatoire et la création d'un bébé médicament dans le cas de la famille Fletcher. Leur enfant, âgé de 2 ans, est atteint de la maladie de Blackfan-Diamond (incapacité de la moelle osseuse à produire des globules rouges). Le médecin demande l'accord de créer 12 embryons par fécondation in vitro afin de sélectionner et de réimplanter dans l'utérus de la mère l'embryon compatible avec le frère malade.

BBC news 17/07/04 - 19/07/04

 

 
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Angleterre : traitement contre l'infertilité réservé aux blondes ?

Mme Helen McCrave, lors de ses premiers traitements pour une fécondation in vitro au Peninsular Centre for Reproductive Medicine d'Exeter, avait accepté, dans le cadre du don d'ovules, le prélèvement de la moitié de ses ovules. En contre partie, la clinique offre une prise en charge facilitée pour les traitements suivants. Quand Helen McCrave est retournée dans la clinique pour un troisième essai, on lui a expliqué que ses ovules n'étaient pas utiles puisqu'elle n'était ni blonde, ni aux yeux bleus ce qui remettait en cause son propre traitement dans la clinique.

La clinique s'est défendue de respecter les lois en vigueur : dans le cadre des dons d'ovules et de sperme, les cliniques britanniques doivent ficher les gamètes selon différents critères (entre autres physique) du donneur. Jonathan West, spécialiste de la fertilité dans cette clinique a déclaré : "nous essayons de tenir compte des caractéristiques physiques en essayant d'assortir des donateurs. C'est pratique courante."

Helen McCrave a déclaré "vous ne pouvez pas me dire que personne dans la région d'Exeter n'a besoin de mes ovules. Nous n'essayons pas de créer une "super race", nous essayons tout juste d'avoir des enfants".

Plymouth Evening Herald 14/07/03 - The Daily Express 15/07/04 - The Washington Times 15/07/04

 

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