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| La loi de bioéthique bel et bien votée | |||||||||||||||
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Le clonage
reproductif est interdit et qualifié de "crime contre l'espèce
humaine". Il est passible de 30 ans de réclusion criminelle et de
7,5 millions euros d'amende. Le clonage thérapeutique est interdit.
Considéré comme un délit, il est passible de 100 000 euros d'amende
et de 7 ans de prison. L'actuel ministre de la Santé, Philippe
Douste-Blazy, considère qu'"il faut garder un esprit ouvert sur
le clonage thérapeutique et sur les évolutions, je demanderais à
l'agence de biomédecine un rapport spécifique à ce sujet".
La recherche sur les
embryons demeure en principe interdite. Mais ce principe est
levé "à titre dérogatoire et pour 5 ans". Les chercheurs
pourront donc travailler sur les cellules souches embryonnaires
issus d'embryons surnuméraires ne faisant plus l'objet d'un projet
parental. Le nombre d'embryons congelés en France est inconnu,
seulement soumis à des estimations. Considérant cette absence de
chiffre comme "une anomalie grave", le ministre de la santé s'engage
à y remédier par une réglementation stricte des conditions de
conservation des embryons, et une collecte des données des
différents centres spécialisés.
Le diagnostic
préimplantatoire (DPI) en vue de la création d'un "bébé médicament",
autrement appelé "bébé sauveur" ou "bébé du double espoir" est
autorisé. Dans le cadre de la transposition de la directive européenne sur les brevets, le brevetage des séquences partielles ou totales d'un gène serait autorisé sous certaines conditions. Le groupe socialiste a annoncé qu'il saisirait le Conseil constitutionnel sur la brevetabilité des gènes humains car la nouvelle loi "fait marche arrière sur l'interdiction de la brevetabilité du vivant" et conduit à "une marchandisation du vivant". Enfin, une disposition de la loi prévoit un nouvel examen du texte dans un délai maximum de cinq ans après son entrée en vigueur...
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Le Monde (Jean Yves Nau - Patrick Roger) 09/07/04 - Nouvelobs.com 09/07/04 - La Croix (Marianne Gomez) 09, 12 et 13/07/04 - Le Figaro (Catherine Petitnicolas) 09/07/04 |
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| Le foetus n'est pas un être vivant ? | |||||||||||||||
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La Cour s'est déclarée "convaincue qu'il n'est ni souhaitable, ni même possible actuellement de répondre dans l'abstrait à la question de savoir si l'enfant à naître est une personne" et estime que "le point de départ du droit à la vie relève de la marge d'appréciation des Etats". La Cour constate l'absence d'un consensus européen sur les début de la vie, "tout au plus peut-on trouver comme dénominateur commun l'appartenance à l'espèce humaine".
Au cours de la
procédure, le président de la Grande Chambre a accordé à 2
organisations non gouvernementales l’autorisation d’intervenir : la Family Planning Association (FPA) de Londres et le Center for
Reproductive Rights (CRR) de New York.
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La Croix (Emmanuelle Réju) 09/07/04 - La libre Belgique (Véronique Leblanc) 08/07/04 - Nouvelobs.com 08/07/04 - Le Figaro (Astrid de Larminat) 09/07/04 - Libération 09/07/04 - Le Monde 10/07/04 |
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| Lancer la recherche sur les maladies génétiques de l'intelligence | |||||||||||||||
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Les spécialistes internationaux des MGI se retrouveront aux premières Journées Internationales Jérôme Lejeune les 8 et 9 novembre prochains à Paris. Certaines maladies génétiques de l’intelligence sont fréquentes, d’autres sont rares, mais toutes sont orphelines sur le plan du financement de la recherche thérapeutique. Les scientifiques veulent dynamiser la recherche thérapeutique car, pour eux, il existe un espoir de pouvoir guérir ces maladies. Les maladies génétiques de l'intelligence regroupent les pathologies qui ont une origine génétique et qui se manifestent, entre autres conséquences, par une déficience intellectuelle chez les patients : trisomie 21, syndrome de l’X fragile, maladie du cri du chat, autisme, anomalies chromosomiques rares… Les progrès du diagnostic font découvrir de nouvelles MGI. Parler de maladies génétiques de l'intelligence constitue la première étape pour lutter contre la fatalité associée au mot handicap. Pour Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, il faut résolument parler de maladie, car c'est reconnaître qu'il est possible de faire quelque chose en matière de recherche thérapeutique. "Les malades sont justiciables de soin et de recherche", ajoute t-il. Les (nombreuses) pathologies associées aux MGI sont désormais mieux soignées, on assiste donc à un vieillissement de cette population avec aujourd'hui la 1ère génération de personnes trisomiques de plus de 40 ans. Jean-Marie Le Méné insiste : "On ne peut pas mener une politique de prise en charge du handicap mental, sans avoir une stratégie de recherche." Pour le Professeur Stylianos Antonarakis, directeur de la division de génétique médicale de l’Université de Genève, coordinateur du consortium sur le séquençage du chromosome 21 et Président des Journées Internationales Jérôme Lejeune, "c'est le bon moment pour la recherche sur les maladies génétiques de l’intelligence parce que nous sommes à l'époque post génomique". Tout le génome est lu, mais il reste à comprendre ses parties fonctionnelles puis les mécanismes des maladies de l'intelligence. Une fois un mécanisme identifié, on peut lancer les essais thérapeutiques. Il est d’autant plus indispensable de valoriser la recherche sur les MGI que la connaissance du fonctionnement cérébral sera utile pour beaucoup d'autres maladies. Par exemple, la recherche sur la trisomie 21 peut contribuer à trouver des thérapies contre la maladie d'Alzheimer (associée partiellement au chromosome 21). Le Professeur Michel Vekemans, chef du service d'histologie-embryologie-cytogénétique de l'hôpital Necker-Enfants Malades, estime qu' "un nouveau chapitre vient de s'ouvrir" pour la recherche, notamment grâce à de nouveaux outils qui permettent d'étudier des anomalies du dosage génique. Les premières études sont très encourageantes. Enfin, le Professeur Marie-Odile Rethoré, Membre de l’Académie de Médecine et Directeur Médical de l'Institut Jérôme Lejeune, rappelle que les médecins et les chercheurs doivent travailler ensemble et être en état de veille permanent : "En attendant de trouver comment guérir les patients de leur maladie, il faut leur apporter les soins nécessaires avec une médecine spécialisée pour traiter les complications et les sur-handicaps liés à leur maladie (cardiopathies, ORL, ....)". Patrick Gohet, Délégué Interministériel aux Personnes Handicapées, précise que le texte de loi relatif au handicap, actuellement en discussion au Parlement, contient justement une disposition à propos de la recherche sur le handicap mental. "L'appel pour la recherche sur les Maladies de l'intelligence doit être entendu !" |
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| Prévention du handicap de l'enfant | |||||||||||||||
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Pour les scientifiques, la prévalence des déficiences graves chez le foetus et le jeune enfant est en partie liée à l'augmentation du taux de (grande) prématurité. Le rapport de l'Opeps indique que "la probabilité de voir se développer une déficience est inversement proportionnelle à la durée de la gestation ou au poids de naissance de l'enfant". L'étude souligne également l'âge grandissant des mères, les comportements et les styles de vie "à risques". Pour Nicolas About, président de l'Opeps, "notre système de santé crée plus de handicap que la nature". Le rapport de l'Opeps préconise le développement d'une politique de dépistage après la naissance et de traitement précoce.
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Le Monde (Sandrine Blanchard) 09/07/04 - Le Parisien (Marc Payet) 08/07/04 |
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| Vin OGM : nouvelle appellation d'origine contrôlée ? | |||||||||||||||
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Aujourd'hui, la commission du génie biomoléculaire a donné son accord pour une telle culture. Les mécontents de ce projet se sont réunis en une association, Terre et Vin du monde. Cette association rassemble les grands noms du vin : Romanée Conti en Bourgogne, Château Latour dans le bordelais, Vega Sicilia en Italie,... Les vignerons qui prônent la diversité des appellations d'origine ont peur d'une uniformisation. Ils dénoncent un manque de transparence de l'Inra qui ne leur a pas donné les résultats d'expérimentation en serre qui justifie le passage à la plantation en plein champ et l'assurance qu'il n'y a pas de risque de contamination. |
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Le Figaro (Laure Gasparotto) 09/07/04 |
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| OGM : les expérimentations commencent | |||||||||||||||
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Déjà, quatre
maires ont pris des arrêtés interdisant les essais OGM sur leur
territoire. Les essais de cultures transgéniques relèvant de
l'autorité des préfets, les arrêtés anti-OGM sont considérés comme
illégaux. |
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Le Figaro (Muriel Frat) 09/07/04 |
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