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Revue de presse du mardi 27/01/04
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Le rapport utilité/ coût du dépistage

Aux États Unis, l'amniocentèse est réservée aux femmes âgées de 35 ans et plus, car le risque de fausse couche lié à la procédure est approximativement égal à la probabilité d'accoucher d'un enfant porteur de la trisomie 21. Une analyse américaine montre que sur un plan économique le coût du dépistage est compensé par l'économie réalisée en évitant une naissance anormale...

Note de la rédaction : Rappelons qu'en France, le coût du dépistage s'élève à 100 millions d'euros par an, et toujours pas de politique publique de recherche à usage thérapeutique pour les personnes trisomiques.
cf rapport de la cour des comptes

Le Quotidien du Médecin (Dr Béatrice Vuaille) 27/01/04

 

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Des spermatozoïdes transgéniques!

L'ICSI (l'injection intracytoplasmique dans un ovocyte) permet désormais à toute une catégorie d'hommes stériles  de concevoir un enfant. Mais la stérilité chez l'homme est souvent d'origine génétique ce qui pose le risque de transmettre le "mauvais gène" à leur descendance.

Pour résoudre ce problème, une solution consisterait à corriger les mutations génétiques portées par les spermatozoïdes avant de les injecter dans les ovocytes mais modifier le patrimoine génétique des spermatozoïdes se révèle être très difficile.

Une équipe japonaise en collaboration avec le NIH américain à trouvé une solution chez le poisson zèbre : Hurita et coll ont démontré qu'il était possible de modifier le patrimoine génétique des spermatozoïdes du poisson à l'aide d'un rétrovirus, puis d'obtenir des poissons adultes génétiquement modifiés et capable de transmettre leur transgène à leur descendance.
 

Le Quotidien du Médecin (Elodie Biet)  27/01/04 - BBC News 28/01/04

 

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L'agriculture a-t-elle besoin des OGM ?

Aujourd'hui les cultures transgéniques représentent  67,7 millions d'hectares dans le monde, concentrées à 99 % dans six pays (États Unis, Argentine, Canada, Brésil, Chine, et Afrique du Sud). En Europe, le comité de la sécurité alimentaire n'a pas réussi à se mettre d'accord pour autoriser la mise sur le marché d'un maïs transgénique.
Les États Unis ou l'Argentine cultivent depuis des années des plants génétiquement modifiés. Cela devrait permettre de tirer des leçons et d'éclairer le point de vue de l'Europe. Or certains espoirs en termes d'économie d'engrais par exemple semblent s'amenuiser.
Les pays réticents comme la France expliquent que l'agriculture européenne diffère du modèle des grandes exploitations à l'américaine où l'on fait fait de la monoculture. Pourtant 70 % des 400 000 hectares de betteraves pourraient être intéressés par des cultures transgéniques car le désherbage, délicat et coûteux, est très difficile à maîtriser.
La betterave supportant le désherbant permettrait de diminuer le nombre de passages de produits pour éradiquer les mauvaises herbes.
l'Inra (l'Institut national de la recherche agronomique) a essayé de calculer les bénéfices potentiels du recours aux OGM en France pour le colza ou la betterave. Il en ressort de cette étude des économies non négligeables en matière de désherbage (35 % pour le colza, 28 % pour la betterave). " C'est avec le colza que le maximum de bénéfice est attendu, mais c'est le plus mauvais candidat au regard du risque de pollution génétique, c'est à dire du croisement avec d'autres crucifères sauvages" reconnaît l'un des auteurs de l'étude.
 
Il s'est produit aux USA, une réaction écologique prévisible dite " de basculement de flore"  près des cultures d'OGM : les plantes les plus sensibles ont disparu des horizons OGM, mais ont cédé leurs places à des espèces moins sensibles. Ces mauvaises herbes résistantes au désherbants finissent ainsi par proliférer et donc il faut augmenter les doses d'herbicides.

Autres problèmes liés à la coexistence des différentes cultures en Europe : Comment éradiquer les repousses de maïs dans des champs consacrés, quelques années après, à d'autres cultures?

D
epuis 1998, les espagnoles cultivent des OGM en plein champ sans prendre de précaution particulière. Aujourd'hui ces cultures représentent 32 000 hectares soit 7 % de la production nationale.
 

La Croix (Marie Verdier) 27/01/04

 

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La nouvelle loi sur le handicap

Marie-Thérèse Boisseau, secrétaire d’Etat aux personnes handicapées, présentera demain son projet de loi « pour l’égalité des droits des personnes handicapées » en conseil des ministres.

Le texte vise 4 grands principes : le libre choix du  mode de vie (à domicile ou en institution), la compensation des conséquences du handicap (par des aides financières, humaines et techniques), la participation à la vie sociale et la simplification des démarches.

Jean-Pierre Gantet, vice-président du Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH) rappelle que cette loi a fait l’objet de nombreuses critiques et estime qu’aujourd’hui « nous accouchons d’une loi modeste ».

Quant au Conseil supérieur de la Fonction publique, il a émis un avis favorable sur ce projet de loi, qui crée notamment un fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la Fonction publique.

La Croix (Olivier Tallès) 27/01/04 – Le Quotidien du Médecin 27/01/04

 

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Médecins : la crainte des poursuites judiciaires

Laurent Degos, Professeur de l’université Paris VII s’interroge dans le quotidien La Croix sur ce qui dicte la pratique des médecins.

Récemment à la suite de plusieurs décisions de justice, les médecins ont modifié leur pratique et leur attitude vis-à-vis de leurs patients parce qu’ils craignent de plus en plus les procès. La relation médecin – patient a radicalement changé. Les discussions confiantes entre médecins et malades sont remplacées par « la délivrance d’un écrit relatant exhaustivement tous les accidents et incidents qui pourraient survenir ». Les hospitalisations sont de plus en plus courtes afin d’éviter tout risque d’infection et laissent à la famille le soin de la prise en charge de la personne dès sa sortie de l’hôpital.

La pratique médicale est donc basée sur la peur de poursuites judiciaires et non plus sur la confiance entre médecins et malades. Laurent Degos rappelle qu’il n’est pas d’acte médical sans risque. Certes l’erreur médicale est condamnable mais la poursuite des médecins ne semble pas la meilleure solution pour obtenir une indemnisation.

La Croix 27/01/04

 

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