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Revue de presse du lundi 26/01/04
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L'instabilité des cellules souches embryonnaires

Une publication de "Nature Biotechnology" de janvier 2004 révèle que les cellules souches embryonnaires humaines rencontrent un nouveau problème majeur. Une lignée de cellules souches embryonnaires humaines largement utilisée en recherche se révèle à long terme instable en culture. Après 6 mois de croissance, ces cellules présentent un excès de chromosomes 12 et 17.

Cette lignée avait pourtant été considérée comme stable et dépourvue d'anomalie chromosomique et distribuée dans 150 laboratoires de par le monde.

Cette découverte remet en cause le développement de stratégies thérapeutiques faisant appel aux cellules souches embryonnaires.

Le Quotidien du Médecin 19/01/04

 

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"Les glissements progressifs de l'éthique"

Dans le quotidien Le Monde, Jacques Testart, biologiste de la procréation, directeur de recherche à l'Inserm, dénonce l'indifférence dans laquelle est élaborée le projet de loi sur la bioéthique.

Pour la recherche sur l'embryon, il estime que nul ne semble prendre en compte que cette possibilité, qui existe déjà en Grande-Bretagne depuis 1990, n'a donné aucun résultat intéressant. Il estime donc dérisoire de décider, au nom des progrès de la science, d'autoriser la recherche sur l'embryon humain.

Sur la question des "bébés médicaments" désormais autorisés au nom de la "solidarité intrafamiliale", il estime que l'on passe à une nouvelle définition de l'assistance médicale à la procréation (AMP) puisqu'elle n'avait jusqu'ici pour objet que de "remédier à l'infertilité.." ou "d'éviter la transmission à l'enfant d'une maladie..."

Il rappelle qu'il y a 25 ans, Robert Edwards, inventeur de la fécondation in vitro avait proposé une nouvelle technique à l'époque largement critiquée. Il s'agissait de provoquer dès la conception de vrais jumeaux afin de conserver l'un des 2 embryons comme réservoir de pièces de rechange compatibles avec son jumeau potentiellement malade."Pourquoi tant d'indignation à l'idée de faire deux embryons d'un seul, lequel existe déjà, alors qu'on s'apprête à créer délibérément un enfant salvateur ?" dénonce t-il à l'idée des bébés médicaments. Il craint que cette autorisation qui ne concerne que des couples susceptibles de transmettre une grave maladie ne s'étendent à des situations où la greffe parait tout autant justifiée.

"Aucune résolution éthique ne résiste à l'argumentation médicale" constate t-il. "L'éthique est soluble dans le temps, dans l'espace et dans la casuistique(de l'acquiescement "exceptionnel" pour un cas dramatique à son élargissement)" ajoute t-il.

Enfin, il estime dérisoire d'élaborer une loi au niveau national alors que nos activités relèvent de plus en plus de décisions européennes.

Le Monde 26/01/04

 

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Confusion autour du terme "euthanasie"

Véronique Fournier, médecin, directrice du premier centre français d'éthique clinique explique dans Le Figaro comment elle tente de dénouer les demandes de fin de vie des patients.

Après sa rencontre avec Vincent Humbert, elle estime que dans ce cas tout à fait exceptionnel, ce dernier réclamait un suicide assisté. Cependant, elle souligne que les demandes d'euthanasie recouvrent des situations très différentes, souvent source de confusion. Ainsi les choses sont-elles différentes si l'on est ou pas en fin de vie, si le patient souffre, etc... Elle rappelle qu'il existe une grande différence entre l'euthanasie active (injecter quelque chose qui précipite la mort) et l'euthanasie passive (débrancher une machine ou arrêter un traitement).

Au centre d'éthique clinique qu'elle dirige, elle a enregistré de la part des malades une demi-douzaine de demande d'euthanasie en un an. Ces demandes correspondent en fait à une volonté de rupture dans la prise en charge des patients. Il s'agit d'un appel,d'une demande d'écoute, d'une provocation "j'en ai assez de ce que vous me proposez, je veux passez à autre chose; vous ne l'entendez pas, alors je vous provoque en parlant d'euthanasie". Les patients demandent qu'on arrête des soins trop lourds, qu'on cesse l'acharnement thérapeutique mais ne réclament pas "une injection mortelle". Bien souvent la transition se fait en douceur vers les soins palliatifs.

Elle rappelle qu'aujourd'hui on est capable de réanimer et maintenir en vie presque indéfiniment et que de ce fait on ne maîtrise plus très bien la frontière entre le traitement de confort et l'acharnement thérapeutique.

Véronique Fournier estime qu"il y a trop de décalages à combler sur le terrain entre soignés et soignants pour qu'une loi puisse être adoptée dans la sérénité". Elle préconise, en revanche, l'adoption d'une charte qui définirait un certain nombre de conditions à respecter avant de provoquer un acte d'interruption de vie.

Libération (Eric Favereau) 24/01/04

 

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A propos des OGM

Aujourd’hui en Belgique, le conseil de la biosécurité doit rendre un avis définitif concernant la demande de Bayer CroScience qui souhaite commercialiser du colza transgénique à l’échelon européen.

 

Le dossier porte sur la création d’une nouvelle lignée de colza génétiquement modifiée pour résister à un herbicide. Il s'agit de la première demande d’autorisation de culture d’OGM à l’échelle commerciale sur laquelle les membres du conseil de biosécurité sont appelés à se prononcer.

 

Par ailleurs, la commission européenne va proposer aux ministres des Quinze d'autoriser la mise sur la marché du BT-11, un maïs transgénique destiné à la consommation humaine.

Le Monde 26/01/04 - La  Libre Belgique (Rachel Crivellaro) 26/01/04

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