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La
Cour suprême du Canada doit se pencher sur un dossier délicat
opposant un fermier Percy Schmeiser au géant américain Monsanto (une
multinationale spécialisée dans la production de semences
génétiquement modifiées).
En 1996, la firme
Monsanto découvre
un gène permettant au colza d'être résistant à l'herbicide et dépose
aussitôt un brevet.
En 1998, elle accuse l'agriculteur d'avoir frauduleusement planté
des semences transgéniques sans s'acquitter des frais d'utilisation
de 22 euros par hectare, ce que réfute M. Percy Schmeiser affirmant
que ses champs ont été contaminés par des graines portées par le
vent.
Au delà du
problème pécuniaire, la Cour doit répondre à la question "Qui
peut breveter la vie, qui possède la vie, qu'il s'agisse de
semences, de plantes, d'animaux ?". En 1992, la justice
américaine avait refusé à l'université américaine d'Harvard de
breveter une souris "développée" à des fins de recherche sur le
cancer.
La Cour devra
trancher entre l'avis du gouvernement de l'Ontario soulignant qu'un
brevet sur les gènes mettrait en péril le développement des tests
médicaux génétiques et la nécessité de protéger les brevets pour
assurer le retour sur investissement et continuer la recherche.
La société
américaine a déjà annulé un investissement de plus de 35 millions
d'euros devant le manque de protection de la propriété
intellectuelle en Argentine.
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