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La
traite des êtres humains est un fléau mondial qui concerne
annuellement au moins 800 000 personnes dans le monde,
essentiellement des femmes. Depuis peu, des législations évoluent,
des condamnations interviennent et des filières sont
démantelées. Deux
protocoles de l'ONU viennent d'entrer en vigueur contre ce crime.
Mercredi dernier il s'agissait d'un nouveau protocole rattaché à la
convention des Nations unies contre le
trafic illicite de migrants par terre, air et mer, sur la criminalisation transnationale
organisée. Il complétait le premier protocole additionnel sur le
trafic des êtres humains qui est entré en vigueur le 25 décembre
dernier. Celui-ci engage les États signataires à mettre leur
politique judiciaire en cohérence, et institue une collaboration
internationale pour "prévenir, réprimer et punir"
la traite des êtres humains. Le
trafic des êtres humains est une activité très lucrative pour les
réseaux qui en vivent. Il rivalise désormais avec le trafic
d'armes et de drogue. En Europe les premières victimes sont des
femmes généralement originaires d'Europe orientale et des Balkans.
Après l'Europe centrale et la Russie, le sous continent indien est
la région du monde où la traite d'êtres humains se développe le
plus rapidement. La
première étape de la lutte repose sur la reconnaissance du péril
par les États concernés. En matière de prévention de gros
efforts ont été constatés. Autre
domaine où des avancées sont enregistrées : la reconnaissance du
statut des victimes.Désormais dans les pays de destination, des
mesures sont prises au niveau humanitaire ou judiciaire.
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