Revue de presse du mardi 28/12/04
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Production illimitée de globules rouges

Une équipe française conduite par le Professeur Luc Douai du laboratoire d'hématologie de l'hôpital Trousseau à Paris annonce sur le site de la revue américaine Nature Biotechnology avoir produit, in vitro, "pour la première fois au monde, des quantités quasi illimitées de globules rouges humains matures et fonctionnels à partir de cellules souches adultes ou de sang de cordon." Une seule cellule souche de sang a permis de produire deux millions de globules.

L'équipe a réussi à reproduire les micros environnements qui permettent aux cellules souches de sang de se transformer par étapes successives en cellules qui pourront être injectées. En identifiant "avec précision la nature exacte du signal qui, dans le micro environnement reconstitué déclenche le phénomène de l'énucléation du globule rouge", le Pr. Douai veut parvenir à industrialiser leur production. 

Les applications seraient considérables, dans le domaine de la recherche fondamentale, de la transfusion sanguine, des thérapies géniques, ou même du traitement du paludisme. Les traitements nécessitent des milliers de milliards de cellules. Les premiers essais chez l'homme pourraient être lancés dans deux ou trois ans. 

Ex vivo generation of fully mature human red blood cells from hematopoietic stem cells, Giarratana et al., Nature Biotechnology, doi:10.1038/nbt1047

Le Monde (Jean-Yves Nau) 28/12/04 - La Croix 28/12/04 -  Libération 28/12/04 - www.tcr.th 28/12/04 - Le Figaro (Martine Pérez) 29/12/04 - La Croix 29/12/04 - Le Quotidien du Médecin (Elodie Biet) 06/01/05

 

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Fin de vie : aller plus loin ?
Véronique Fournier, directrice du Centre d’éthique clinique de l’hôpital Cochin et Bernard Kouchner médecin et ancien ministre reviennent dans Libération sur la question de la fin de vie et suggèrent d’aller plus loin que ce préconise la nouvelle loi.

Ils souhaitent inclure dans le débat actuel « une proposition qui confirmerait le droit à la liberté de suicide et garantirait  à chacun le droit d’être aidé au cas où il en serait physiquement empêché. »

Par ailleurs dans le cadre de l’arrêt de l’acharnement thérapeutique, ils souhaiteraient que la décision finale ne revienne pas au médecin mais au patient lui-même s’il a exprimé des souhaits avant sa maladie ou à défaut à ses proches. Enfin, ils estiment que dans une situation où la mort est inévitable, il ne leur « paraît ni utile ni moral de laisser souffrir ». « La différence morale est-elle si grande entre attendre cette mort ou la précipiter un peu dans l’espoir d’abréger les souffrances de celui qui s’en va ? ».

Libération 28/12/04