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Revue de presse du vendredi 24/12/04
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Foetus guéri in utero par des cellules foetales

L'équipe de Cécilia Götherström (Institut Karolinska - Suède) annonce avoir soigné un foetus in utero atteint d'ostéogenèse imparfaite (OI), ou maladie des os de verre, à partir des cellules issues d'un foetus avorté. L'ostéogenèse imparfaite est une maladie rare caractérisée par une grande fragilité osseuse.

Les médecins ont greffé sur le foetus, âgé de 32 semaines, des cellules souches mésenchymateuses, capables de se différencier en os, cartilages et ligaments. Ces cellules peuvent être d'origine foetale ou adulte. Dans ce cas précis, les cellules utilisées étaient issus du foie d'un foetus avorté au cours du premier trimestre de grossesse.
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Le but premier des médecins était de démontrer que ces cellules étaient tolérées par le receveur bien qu'elles n'aient pas été choisies pour être compatibles. Il n'a été observé aucun signe de rejet chez l'enfant, aujourd'hui âgé de deux ans.

Cécilia Götherström espère ainsi démontrer que les greffes de cellules souches mésenchymateuses d'origine foetale sont une voie de traitement possible.

Lire en ligne le communiqué de l'Institut Karolinska

Nouvelobs.com (Cécile Dumas) 21/12/04 -

 

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Sur les cellules souches adultes et embryonnaires

Jean-Michel Bader du Figaro revient sur l'Euroconférence consacrée aux cellules souches les 9 et 10 décembre derniers à l'Institut Pasteur (cf. revue de presse du 17/12/04).

Il reprend les principales interventions : Peter Andrews (université de Sheffield, Royaume-Uni) sur les difficultés de cultiver des cellules souches embryonnaires (CSE),  Adam Smith (Institute for Stem Cell Research, Edimbourg) sur la transdifférenciation de CSE en cellules neurales, Ali Brivanlou (Rockefeller University, New York) sur la difficulté de comprendre les mécanismes de la pluripotence, Outti Hovatta (Karolinska Institute, Stockholm) sur le problème de l'utilisation de produits animaux pour conserver les lignées de CSE...

Du sérum de veau foetal ou des fibroblastes de souris sont utilisés pour maintenir vivantes les lignées de cellules souches embryonnaires humaines. La directive européenne d'octobre 2003 interdit de transplanter chez l'homme des cellules ainsi conservées pour éviter les risques d'infections animales et de réactions immunitaires inter espèces.

Jean-Michel Bader revient sur les travaux de Catherine Verfaillie (Stem Cell Institute, Minneapolis) démontrant l'existence de cellules souches adultes multipotentes (MAPC) dans la moelle osseuse et autres tissus. Ces travaux ont été publiés en juin 2002 dans Nature. Depuis, d'autres équipes (belge, japonaise, américaine et espagnole) sont parvenues aux mêmes résultats.

NDLR : Précisons que le journaliste J.M Bader, ne se fait pas ici l'écho des autres communications sur les cellules souches adultes lors de ces journées, notamment celles évoquant les possibilités de thérapie par cellules souches adultes.

Le Figaro 24/12/04

 

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Corée du Sud : autorisation du clonage thérapeutique

En janvier dernier, le parlement de la Corée du Sud adoptait une loi autorisant le clonage dit thérapeutique. Mardi 22 décembre, le gouvernement coréen adoptait les décrets d'application. La loi devrait entrer en vigueur le mois prochain.

La Croix 24/12/04 - Le Figaro 24/12/04

 

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Un enfant prématuré de 244 g. grandit

Le 19 septembre dernier, l'équipe du Dr Jonathan Muraskas du centre médical universitaire Loyola de Maywood (Illinois) mettait au monde des jumelles au terme de 26 semaines de grossesse. Cette intervention était due au diagnostic chez la mère d'une maladie grave menaçant à court terme la mère et ses deux filles.

L'une des enfants, Rumaisa Rahma, ne pesait que 244 grammes, le plus petit poids de naissance enregistré au monde.
Les jumelles ont aussi tôt été ranimées. Aujourd'hui, Rumaisa se trouverait dans un état "stabilisé", pesant un peu plus d'1kilo, sa soeur jumelle, Hiba, pèserait 2,25 kg.

Le taux de mortalité des bébés nés à 25 semaines est de 65 %. Les malformations chez ces enfants sont extrêmement fréquentes. De manière générale, les réanimateurs proscrivent la réanimation à outrance face au risque de faire grandir des enfants porteurs de lourds handicaps.

Le Figaro (Cyrille Louis) 24/12/04

 

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Vivre une procréation médicalement assistée

Une équipe du quotidien Libération raconte leur semaine passée au centre d'aide à la procréation de l'hôpital Cochin à Paris. Ils ont suivi en quelques jours le parcours de plusieurs couples : consultations, dosages hormonaux, échographies, ponctions ovariennes, recueil de sperme, fécondation in vitro, sélection des "beaux" embryons, transfert des embryons, congélation des embryons non réimplantés, attente, réussite ou échec de la grossesse...

Les techniciennes de laboratoire sont chargées de choisir les embryons qui seront réimplantés. Les embryons sont classés selon l'allure, l'avancée de leur division cellulaire... Ainsi, les 4A, quatre cellules, allure ronde, sont sélectionnés en priorité. Plus ils avancent dans l'alphabet, moins ils auront la chance d'être réimplantés. Quand la mère a moins de 38 ans, deux embryons sont réimplantés. Quand elle a dépassé cet âge, trois embryons seront transférés dans l'utérus maternel.

La sécurité sociale prend en charge la totalité des traitements, sans limitation du nombre de tentatives. Pour beaucoup de couples, plusieurs tentatives seront nécessaires pour aboutir à une grossesse.

Toutes les 6 semaines, le service de Cochin ferme deux semaines le temps de "mettre à jour les dossiers, faire le point, commander de nouveaux milieux de culture, décontaminer les salles..." explique une sage-femme.

Pour les couples, "c'est stressant". Selon les sages-femmes, la période la plus dure pour les femmes sont les deux semaines d'attente entre la réimplantation d'un ou des embryons et la certitude qu'une grossesse est en cours. "Pendant des semaines, elles ont été suivies par une équipe médicalisée, se sont déplacées tous les deux jours ou presque à l'hôpital. Et tout à coup elles se retrouvent seules".

Le service de Cochin voit jusqu'à 500 couples par an et enregistre 29% de taux de réussite.

NDLR : Une expérience similaire a été décrite par Grégory Bénichou dans son ouvrage "Le Chiffre de la Vie". Ayant suivi une technicienne de laboratoire lors de la sélection des embryons, il y exprime son étonnement : une rapide inspection suffisait à la technicienne pour sélectionner l'embryon à conserver ou à jeter.
Le Chiffre de la Vie, Grégory Bénichou, Ed. du Seuil, 2002.

Libération 24/12/04

 

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