Revue de presse du lundi 19/04/04
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Australie : la recherche sur les embryons autorisée

Le gouvernement australien vient d'autoriser 2 cliniques à faire des recherches sur des embryons surnuméraires. Les cliniques de Sydney et Melbourne, toutes les 2 spécialisées dans la fécondation in vitro, viennent d'obtenir le feu vert pour "décongeler" 1060 embryons et pour commencer des expériences sur 860 d'entre eux. Cette mesure fait suite au projet de loi de 2002 qui autorisait de telles recherches sur des embryons surnuméraires "créés" avant le 5 avril 2002.

Bien que les medias aient particulièrement parlé des perspectives thérapeutiques de ces recherches pour soigner des patients atteints de maladies dégénératives, seuls 50 des 1060 embryons sont actuellement destinés à ce but.

Notons la réaction du sénateur Brian Harradine, opposé à l'expérimentation sur l'embryon qui considère que le gouvernement a délivré des "licences pour tuer". Il rappelle que nos sociétés ne peuvent réduire l'être humain à un "but expérimental" ou à un "rat de laboratoire".

BioEdge 19/04/04

 

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OGM : nouvel étiquetage

Depuis le 18 avril, l'Europe a mis en place une nouvelle réglementation sur l'étiquetage des produits contenant des organismes génétiquement modifiés. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes a précisé les conditions d'étiquetage de tous les produits à base d'OGM ou de dérivés.

Désormais toute denrée alimentaire contenant plus de 0.9% de produits génétiquement modifiés doit disposer d'une étiquette mentionnant cette présence. Les produits fabriqués avant la mise en application de la réglementation, c'est à dire le 18 avril 2004 échappent à cette obligation d'étiquetage. De même pour les produits animaux : lait, viandes, oeufs. Ceux ci ne sont pas concernés puisque aucun animal génétiquement modifié n'est commercialisé en Europe. Ces obligations seront applicables aux produits vendus en vrac et aux produits préemballés.

Cette mesure ne fait pas l'unanimité. D'un côté les consommateurs et les écologistes estiment qu'elle ne va pas assez loin. D'un autre côté, les restaurateurs refusent de l'appliquer. Dorénavant, ils devraient en effet indiquer sur leur carte la moindre trace d'OGM entrant dans la composition d'un plat. Quant aux grandes enseignes, elles se déclarent prêtes à appliquer la directive européenne.

Le Figaro (Muriel Frat) 17/04/04 - Le Nouvel Observateur 18/04/04 - La Croix (Anne-Françoise Hivert) 19/04/04

 

 

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