www.genethique.org

Revue de presse du vendredi 09/04/04
Revue précédente

Article suivant

Greffes : bilan 2003

L'Établissement français des greffes (EFG) a rendu public hier ses chiffres pour l'année 2003. L'activité de prélèvements et de greffes d'organes est en baisse.

En 2002, on recensait 19 prélèvements par million d'habitants, en 2003, 18,3. L'activité de greffes d'organes à partir de donneurs décédés a chuté de 6%. En 2003, 1119 patients en état de mort encéphalique ont été prélevés contre 1198 en 2002.

Plusieurs facteurs expliquent cette chute : une baisse des accidentés de la route (-20,9%), qui sont la source traditionnelle de donneurs, une meilleure prise en charge des accidents vasculaires cérébraux (AVC) ; de moins en moins de personnes qui font des AVC évoluent vers des états de mort encéphalique. Enfin la crise hospitalière actuelle rend difficile le maintien d'une activité de prélèvements considérée comme "marginale". 

Carine Camby, directrice de l'Etablissement français des greffes, a proposé des solutions pour que le nombre de greffons donnés augmente de nouveau. Elle appelle à un meilleur recensement des victimes d'AVC ce qui permettrait d'effectuer des prélèvements sur des personnes plus âgées. D'autres techniques voient le jour comme celle de "la greffe sur coeur arrêté" où le prélèvement se fait sur des personnes mortes par arrêt cardiaque et non en état de mort encéphalique. Enfin, seulement 6% des greffes de rein se font à partir de donneurs vivants contre 50% dans certains pays européens...

Au 1er janvier 2004, 6592 personnes étaient en attente d'un organe. Au cours de l'année 2003, 252 personnes en attente sont décédées.

Libération (Julie Lasterade) 09/04/04 - La Croix (Pierre Bienvault) 09/04/04 - Le Figaro (Jean-Michel Bader) 09/04/04 - Le Quotidien du Médecin (Stéphanie Hasendahl) 13/04/04

 

Revue de presse du vendredi 09/04/04
Article précédent

Revue suivante

Loi de bioéthique au Brésil

La Chambre des Députés brésilienne a voté le projet de loi "Biosafety Bill" sur la recherche sur les embryons, l'agriculture génétiquement modifiée et le clonage humain.
Le projet de loi prévoit l'interdiction de la recherche sur les cellules souches embryonnaires et du clonage quel qu'il soit.
Le texte sera de nouveau discuté au Sénat avant d'être définitivement adopté.

09/04/04

 

Abonnez-vous à la revue de presse quotidienne et/ou au bulletin mensuel, c'est gratuit !