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Thérapie génique et insuffisance cardiaque

Des chercheurs américains viennent d'enregistrer un succès en thérapie génique pour soigner l'insuffisance cardiaque. 

L'équipe du docteur Walter Koch de l'université Thomas Jefferson de Philadelphie a transféré un gène rendu inoffensif dans des cellules cardiaques endommagées. Le rôle de ce nouveau gène était de bloquer l'activité d'une enzyme la kinase béta-bloquante qui a haute dose réduit l'activité contractile du coeur. Les chercheurs ont  constaté que la thérapie génique avait permis de restaurer l'activité de l'enzyme à un taux normal et avait entraîné une amélioration de la performance contractile des cellules cardiaques.

Les chercheurs ont rappelé qu'il avait fallu des années de recherche sur des modèles animaux pour arriver à ce résultat qui permet dorénavant d'envisager des essais cliniques sur l'homme.

Le Quotidien du Médecin (Dr Béatrice Vuaille) 07/04/04 - Le Nouvel Observateur (Olivier Frégaville) 07/04/04 

 

 
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Débat autour de la notion de personne humaine

Dans la Tribune des lecteurs du journal La Croix, Jean-Baptiste Rinaudo, ancien consulteur de la Curie revient sur la notion de personne humaine. 

Il rappelle tout d'abord que l'article 16 du code civil déclare : la loi assure la primauté de la personne, interdit toute atteinte à la dignité de celle-ci et garantit le respect de l'être humain dès le commencement". Il rappelle ensuite que la personne est un sujet de droits et qu'elle est irréductible au statut de chose.

Depuis les progrès de la génétique, estime t-il, il a été démontré que "l'être humain" commence avec la fusion des gamètes. Il pose cependant la question de savoir à partir de quel moment on peut considérer l'embryon comme une personne. J.B. Rinaudo rappelle que nous sommes une réalité objective (notre corps) mais aussi une réalité subjective (notre intériorité), elle même possible parce qu'il y a un sujet personnel d'ordre spirituel.Ce sujet est premier. Parce qu'il est spirituel et donc pas observable, c'est le principe de précaution qui doit nous guider. L'être humain dès le début doit être considéré comme un sujet personnel, c'est à dire une personne humaine, c'est à dire quelqu'un.

Enfin, il rappelle les propos du pape qui déclarait dans son encyclique Evangelium vitae que " du point de vue de l'obligation morale, la seule probabilité de se trouver en face d'une personne suffirait à justifier la plus nette interdiction de toute intervention conduisant à supprimer l'embryon humain".

La Croix 07/04/04

 

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Suisse : un référendum sur les cellules souches embryonnaires

Prochainement, les Suisses devraient voter une loi relative à la recherche sur les cellules souches embryonnaires.
Plusieurs associations ont créé un comité référendaire pour dénoncer ce projet de loi : "nous ne voulons pas qu'un être humain soit sacrifié pour la recherche". Pour les référendaires, l'individualité génétique de l'homme engendré est déterminé très tôt. L'embryon suit alors une évolution qui lui est propre et il s'agit bien alors d'un être qui organise lui même son développement jusqu'à l'âge adulte. Pour Antoine Suarez de la Société suisse de bioéthique, "si des embryons doivent être tués pour faire de la recherche, alors il serait théoriquement permis de tuer des adultes, des malades ou des personnes condamnées à mort dans le but de transplanter leurs organes".

Par ailleurs certains membres du comité craignent que les couples ayant recours à la fécondation in vitro se trouvent sous pression pour mettre à la disposition des chercheurs des embryons surnuméraires.

 Edicom 07/04/03

 

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