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Hollande : comment dépénaliser l'euthanasie ? |
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En 73, des peines symboliques pour des médecins pratiquant l'euthanasie lancent le débat. Deux positions se dessinent "la vie est un droit inaliénable que l'Etat doit protéger, donc la vie n'est pas un objet dont on peut disposer à son gré" ou "l'homme doit pouvoir disposer de sa vie. Son droit à la vie implique qu'il est libre d'y mettre fin." L'impuissance de la médecine à soulager les souffrances physiques et l'absence des soins palliatifs conduisent à la publication de rapports favorables à l'euthanasie. Ils formulent des "conditions acceptables" pour pratiquer l'euthanasie. Bien qu'elle reste interdite... Dans les années 80 et 90 la jurisprudence évolue pour aboutir à une loi votée le 17 décembre 1993 instaurant une "amélioration de la procédure de signalement des cas de décès". "Selon celle-ci, le médecin qui pratique l'euthanasie doit, dans le rapport qu'il est tenu de rédiger, décrire toutes les circonstances dans lesquelles il a agi." Le 12 avril 2001 le projet de loi sur le contrôle de l'interruption de la vie sur demande et sur l'aide au suicide est adopté or il ne légalise toujours pas l'euthanasie. Elle est admise seulement si certaines conditions sont remplies. Selon Geert Corsten, le passage au Pays-Bas d'une interdiction absolue à une tolérance mitigée est marqué par l'interaction des divers partenaires. La profession médicale a inspiré le pouvoir judiciaire. Tous deux ont tenu compte de l'opinion publique. Le législateur, absent au début, a pu tirer les conséquences des décisions de justice et codifier une jurisprudence qui fait l'objet d'un vaste consensus dans la société.
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Le Figaro 31/08/04 |
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USA : le sort des embryons congelés |
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Une enquête menée par Andrea Gurmankin de Rutgers, l'université d'Etat du New Jersey, auprès de 350 cliniques réalisant des FIV aux Etats Unis montre des destins très variés. Les résultats seront publiés intégralement le mois prochain. Sur 217 cliniques ayant répondu : 3% évitent la création d'embryons superflus, 16 % les gardent au froid ou les confient à l'adoption, les autres leurs réservent des sorts extrêmement variés : les embryons sont remis aux couples qui les rapportent à la maison, certains établissements les incinèrent comme déchets biologiques. Sept cliniques organisent un rite quasi funéraire avec récitation de prières. La majorité des institutions sondées donne les embryons surnuméraires à des laboratoires de recherche avec le consentement plus ou moins éclairé des parents. Arthur Caplan, du Centre de Bioéthique de l'université Philadelphie en Pennsylvanie, co-auteur de l'enquête, a été stupéfié par la diversité des pratiques et pointe le niveau très inégal d'information donnée aux couples qui s'engagent dans cette aventure. |
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nature.com (Emma Marris) 30/08/04 |
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Bernard Debré et le clonage |
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Il considère que si le clonage reproductif est, pour le moment, une pratique transgressive, le clonage thérapeutique ne l'est pas. " C'est une méthode (expérimentale) d'autoréparation d'un organe de l'homme pleine de promesse". En évoquant tout à la fois le clonage embryonnaire, la recherche sur l'embryon, le clonage cellulaire de cellules souches adultes, il livre une description "époustouflante" pour prouver l'apparente nécessité du clonage... "En prenant chez le malade lui-même une cellule différenciée achevée, par exemple une cellule de peau, il est possible (il le sera de plus en plus facilement) de la faire régresser vers une cellule souche donc indifférenciée... elle se développerait et donnerait après multiplication un rein, un foie, un pancréas (cette expérience a déjà été tentée chez l'animal avec succès)." Ces greffons seraient compatibles puisque issus du malade lui même. C'est la médecine de demain. "En réalité, le véritable problème éthique est celui de la régression embryonnaire de la cellule différenciée, cette cellule redevenue embryonnaire pourrait si "on le lui demandait" redonner un homme complet, un clone or nous ne sommes pas prêts aujourd'hui à accepter ce mode de reproduction asexuée... Mais au nom de quoi interdirait-on à un homme malade de donner une de ses propres cellules pour que, à partir d'elle, on puisse élaborer un coeur, un foie" ? Il conclut, que comme l'ont fait les anglais, il est nécessaire d'étudier le clonage thérapeutique "tout en faisant le choix de l'homme, travailler à son bonheur, sans le dénaturer". NDLR : Stupéfiant article de la part d'un médecin... Rappelons qu'aujourd'hui la recherche sur les cellules embryonnaires humaines est balbutiante et les scientifiques s'accordent à reconnaître qu'aucune perspective thérapeutique n'est envisagée dans l'immédiat avec ces cellules. Bernard Debré, lui, n'hésite pas à parler de fabrication d'organes. A quelles sources scientifiques fait-il référence ? |
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Le Figaro 30/08/04 |
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