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Revue de presse du jeudi 30/10/03

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Canada : la Chambre des Communes refuse toute forme de clonage

Mardi 28 octobre, la Chambre des Communes a adopté, en troisième lecture par 149 voix contre 109, le projet de loi C-13 sur la reproduction assistée.

Le clonage humain est interdit sous ses deux formes, reproductif et thérapeutique, ainsi que le recours aux mères porteuses rémunérées, l’altération de la lignée germinale, la commercialisation du sperme, des ovules et des embryons. La recherche sur les cellules souches embryonnaires est autorisée sur les embryons surnuméraires congelés sans projet parental et âgés de moins de 14 jours.
Ce projet de loi doit être maintenant voté par le Sénat canadien.

Le président de la Conférence des évêques catholiques du Canada, se réjouit de l'interdiction du clonage reproductif et thérapeutique mais s'inquiète de l'autorisation de la recherche sur l'embryon. Dans sa déclaration, Mgr Jacques Berthelet rappelle l'humanité de l'embryon et à ce titre, la protection que l'on doit à cet embryon ce qui écarte la recherche sur les cellules souches embryonnaires. Il se dit "persuadé que la recherche sur les cellules souches adultes - qui fait montre de remarquables progrès - peut progresser davantage et qu’elle possède le potentiel requis pour combler tous ces espoirs".
 Lire en ligne la déclaration de Mgr Berthelet sur le projet de loi sur la reproduction assistée

 Radio Canada 29/10/03 -

 

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Clonage : position du Saint Siège à l'ONU

A l'occasion de l’assemblée générale de l'ONU à New York le 21 octobre dernier (cf. revue de presse du 22/10/03), Mgr Celestino Migliore, Observateur permanent du Saint-Siège aux Nations unies, s’est prononcé en faveur d’une "Convention internationale contre le clonage d'êtres humains" qui interdirait toutes formes de clonage, reproductif et thérapeutique.
Mgr Migliore, a rappelé "qu'une des missions fondamentales des Nations unies est de défendre les droits de tous les êtres humains. Si les Nations unies interdisent la reproduction par clonage sans interdire le clonage pour la recherche, alors, pour la première fois, cette organisation légitimerait la création d'êtres humains dans le but exprès de les détruire".

Il a insisté sur le fait que sa "délégation n'est pas spécifiquement religieuse, mais qu'elle découle du processus de la raison informée par des résultats scientifiques".

Il a expliqué : "Le clonage humain, qui conduit à la création d'embryons humains, est le début de l'histoire de la vie humaine. Et c'est un problème universel car l'embryon est un être humain, indépendamment de sa situation géographique. La reproduction d'êtres humains par clonage enfreint la loi de la nature, toutes les délégations sont d'accord sur ce principe : il en est de même pour le clonage d'embryons humains utilisés pour la recherche. Un embryon cloné – en vue de la recherche - est destiné à une destruction programmée". C’est pourquoi le Saint-Siège demande "l'interdiction au plus vite du clonage des embryons humains".

 Zenit 29/10/03

 

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Soutien de l'Ordre des médecins au Dr Chaussoy

Après l'ouverture de l'information judiciaire par le parquet de Boulogne-sur-Mer contre le Dr Frédéric Chaussoy, chef du service de réanimation du Centre héliomarin où est décédé Vincent Humbert (cf. revue de presse du 28/10/03), le président du conseil national de l'Ordre des médecins, le Dr Michel Ducloux, assure que l'attitude du Dr Chaussoy a été "conforme" à l'article 37 du code de déontologie médicale. A savoir "en toutes circonstances, le médecin doit s'efforcer de soulager les souffrances de son malade, l'assister moralement et éviter toute obstination déraisonnable dans les investigations ou la thérapeutique".

Le Figaro 29/10/03 - Libération 29/10/03 - Le Quotidien du Médecin (Richard Liscia) 30/10/03

 

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Livres : faut-il continuer à refuser la mort ?

"Apprivoiser la mort" de Marie-Françoise Bacqué, psychologue et vice-présidente de la Société de thanatologie, analyse la manière dont la mort est vécue aujourd'hui : "comme une violence, une injustice, un aléa, l'échec d'une existence". La mort "déritualisée", devenue intolérable à la société, doit pour être apprivoisée "retrouver la dimension sociale du deuil et sa dimension psychologique".

Dans son ouvrage "Qu'avons-nous perdu en perdant la mort ?", Damien Le Guay, philosophe et journaliste, répond que nous avons perdu "la bonne mort", temps de deuil, de préparation et de mort avec ses rites. Il rappelle que la mort "nécessite un apprentissage - social, psychologique, spirituel - tout au long de la vie, pour être acceptée" et qu'il est urgent de remettre la mort à sa juste place au risque d'une "sortie de civilisation".

 Famille Chrétienne 1er-7/11/03

 

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