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| "L'euthanasie est un faux problème" | |||||
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Le Pr Degos dit ne jamais avoir eu de demande d'euthanasie dans
son service qui accueille pourtant de nombreux patients en fin de vie.
Pour lui, "l'euthanasie est un faux problème". Il prévient que
légiférer sur l'euthanasie reviendrait à faire du médecin "un
technicien de procédures" : "il y aurait un véritable danger de
tomber dans une médecine procédurière, mécanisée, et donc,
déshumanisée". "Moins il y a de lois, plus le médecin doit
répondre de ses actes, plus il est face à sa conscience et sa
responsabilité, et mieux il fait son métier". Il souligne que dans
les pays qui ont légalisé l'euthanasie, l'utilisation de médicaments
anti-douleur a fortement diminué... "au lieu de supprimer la
douleur, on va directement à la mort". Un homme, dont la mère a retrouvé le goût de la vie en centre de soins palliatifs après avoir parlé d'euthanasie, témoigne "les soins palliatifs lui ont permis de bien vivre sa fin ; et à nous, ses proches, de mieux vivre son départ". Marie-Joe Fonteneau, aide soignante au centre de soins palliatifs de Notre-Dame du Lac (Rueil Malmaison), revient sur l'accompagnement dont à également besoin l'entourage d'une personne en fin de vie. Elle constate que si le malade a fait son "travail de deuil", ce n'est pas forcément le cas des proches qui "ne veulent pas accepter cette fin". Elle explique ainsi que "des proches bien accompagnés, c'est aussi un "mieux-être" pour les malades". |
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Paris Notre Dame (Sylvain Sismondi) 23/10/03 |
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