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Revue de presse du mercredi 22/10/03

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Débat autour de la fin de vie

Les1ères Assises de l'accompagnement en fin de vin se sont déroulées hier à Paris, Rennes, Toulouse et Strasbourg avec la participation active du Dr Daniel d'Herouville (cf. revue de presse du 21/10/03). De nombreuses et belles interventions ont étayé cette journée. Notons parmi les intervenants  Emmanuel Hirsch, Directeur de l'Espace Ethique AP-HP, Marie de Hennezel, Chargée de mission auprès du Ministre de la santé ainsi que de nombreux médecins, infirmière et bénévoles, tous concernés par cette délicate question. 5000 bénévoles se consacrent à l'accompagnement des personnes en fin de vie mais il en faudrait au moins le double.

Les intervenants ont brièvement et clairement montré combien leur objectif était radicalement différent de celui des promoteurs de l'euthanasie. Ils ont montré l'importance de l'accompagnement en fin de vie au service des personnes malades ou âgées et ont donné des témoignages plein  d'humanité : "Plus son temps de vie est limité, plus nous avons de responsabilité à son égard"  Emmanuel Hirsch. "On meurt de plus en plus mal quand on meurt de plus en plus seul" Maurice Chausson, Président de l'Association Pierre Clément. "Quand on a 1€50 en médicament pour les personnes âgées en long séjour, on peut interroger nos tutelles sur l'accompagnement en fin de vie" une infirmière en service de soins palliatifs

Les 2000 personnes présentes ont aussi été invitées à 3 reprises à voter en direct sur les sujets évoqués. Les réponses serviront de base à une réflexion menée au plan national.

Par ailleurs, le Quotidien du Médecin revient sur les résultats d'une enquête récente menée conjointement par l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (INPES) et le CREDOC. Elle permet de mieux cerner les connaissances, représentations et perceptions actuelles de la population générale et des professionnels de santé vis à vis des soins palliatifs et de l'accompagnement. Son but est de remédier à la pénurie d'informations dans ce domaine et d'être un outil de travail pour améliorer les pratiques. D'après cette étude, les français ne se sentiraient pas assez informés sur l'offre en soins palliatifs.

Enfin Didier Sicard, président du Comité consultatif national d'éthique (CCNE) s'exprimait hier devant la mission sur la fin de vie de l'Assemblée nationale. Il a rejeté l'idée des partisans d'un "droit à mourir dans la dignité" mais il refuse aussi de conférer un caractère sacré à la vie : "je ne vois pas au nom de quelles valeurs on peut obliger à vivre quelqu'un qui souhaite en finir." Il s'est donc prononcé pour un maintien de l'interdiction de tuer, accompagné d'instructions judiciaires qui permettraient aux juges de faire la différence entre un assassinat et un acte dit "compassionnel" face à des situations qui "posent la question du sens de la vie".

 La Croix (Marianne Gomez) 22/10/03 et (Jean-Luc Poussier) 24/10/03 - Le Quotidien du Médecin (Stéphanie Hasendahl) 22/10/03 -

 

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ONU : vers un consensus contre le clonage

La sixième Commission de l'ONU a débattu hier sur la question du clonage. Un consensus semble se dégager sur l'interdiction du clonage reproductif d'êtres humains, toutes les nations ayant plaidé pour son interdiction. Elles ont estimé que des dispositions provisoires devaient être prises au niveau national pour empêcher les atteintes éventuelles à la dignité de la personne en attendant l'adoption et l'entrée en vigueur d'une convention internationale.

Beaucoup de délégations ont rappelé, derrière le Costa Rica, que clonage reproductif et clonage thérapeutique étaient tous les deux du clonage d'embryons et que seule leur finalité changeait. Ils s'opposent donc au clonage reproductif et au clonage dit "thérapeutique." Certains pays ont réaffirmé que la science devait avant tout servir l'humanité et non l'inverse et ont rappelé la contradiction contenue dans l'idée de créer des embryons humains pour les détruire ensuite dans le but de sauver des vies humaines.

Pour la communauté internationale la plus grande difficulté est de tracer la frontière entre la recherche scientifique et le respect de la dignité humaine.

Lire en ligne l'ensemble des déclarations des états membres

ONU - Communiqué de presse 22/10/03

 

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Prélèvement d'ADN dans les prisons

Depuis lundi, gendarmes et policiers sont mobilisés pour recueillir l'ADN de 1300 détenus de 4 prisons. Il s'agit d'alimenter le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg) et d'étudier "dans quelles conditions ce dispositif peut être généralisé afin d'accélérer la mise à jour du fichier.""Nous allons devoir passer du stade artisanal à l'ère industrielle" estimait-on hier au ministère de l'Intérieur qui souhaite répertorier à terme 400 000 profils.

Le fichier génétique français a été créé en 1998 après les crimes du tueur en série Guy Georges pour mettre en place une base de profils génétiques de condamnés pour crimes et délits sexuels et pour répertorier les traces biologiques relevées sur les lieux de crimes.

En 2001, une nouvelle loi a élargi le Fnaeg à d'autres crimes comme les actes de terrorisme ou de barbarie. Enfin la loi sur la sécurité intérieure de Nicolas Sarkozy du 18 mars 2003 élargit désormais le fichier aux suspects de certaines infractions.

Le stockage des prélèvements d'ADN est prévu pour une durée de 40 ans.

 Libération (Jacky Durand) 22/10/03 - Le Quotidien du Médecin  22/10/03 

 

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